VŒUX DU CHANGEMENT : 1000 GRENOBLOIS ET BEAUCOUP D’ESPOIR !

VŒUX DU CHANGEMENT : 1000 GRENOBLOIS ET BEAUCOUP D’ESPOIR !

Ce vendredi 10/01, au stade des Alpes, nous vous avons accueillis pour la cérémonie des vœux.
Environ 1000 Grenoblois nous ont fait l’honneur de venir pour profiter d’une soirée de fête.


Pour celles et ceux qui n’ont pas pu venir, voici en intégralité  le discours de Alain CARIGNON.

« CRÉER ENSEMBLE LA LÉGENDE DE L’IMPOSSIBLE » telle est notre devise !

Renouer avec l’ambition, proposer aux Grenoblois une exposition universelle sur l’intelligence artificielle, créer un Parc Naturel Des Alpes, avec un rayonnement international, accueillir dans les siècles les JO d’été.

Il appartient maintenant à chaque Grenoblois qui aspire à un autre projet pour Grenoble d’apporter sa contribution, ses idées, sa mobilisation car chaque Grenoblois compte pour que Grenoble gagne.

 

TEXTE DU DISCOURS EN INTÉGRALITÉ :

 

❇️ Je veux rompre avec cette tradition des vœux annuels aux perspectives trop brèves, aux ambitions trop courtes.

C’est trop commun pour ressembler au Grenoble que nous aimons.
Sécurité, environnement, solidarité, nouvelles technologies, autant de mots que vous allez entendre au point d’en perdre le sens et la portée.

Il n’y a rien de plus important pour le Collectif de la Société civile, et pour moi-même, personnellement, il n’y a rien de plus important que l’amélioration de la vie quotidienne des Grenoblois.

Mais vous le savez aussi, ce sera le plus facile de ce que nous aurons à faire tellement l’incompétence et le mépris ont marqué cette municipalité à l’égard de ces questions-là.
Ce sera facile d’améliorer la propreté, la sécurité, l’embellissement de la ville, vu dans l’état dans lequel ils l’ont laissés.
D’ailleurs, connaissez-vous un candidat, un citoyen qui propose plus de chômage, plus d’insécurité, une ville plus sale, moins propre… ?
Personne, évidemment.
Éric Piolle ne l’a t-il pas fait, lui, cette ville sale, insécure, malpropre, peu attractive, ne l’a t-il pas fait, en formulant pourtant chaque année, à chaque vœu, le vœu inverse de cela ?

Il y a un autre constat que je veux partager avec vous à l’occasion de ces vœux pour 2020. Un constat qui n’a encore jamais été dressé jusque-là.

D’abord, Grenoble n’a plus été la ville d’une exposition universelle depuis 1925, cela fera bientôt 100 ans !

Grenoble n’a plus été la ville olympique depuis 1968…

Grenoble n’a plus accueilli de grand équipement national depuis le Musée National de 1994, cela fera bientôt 30 ans !

Grenoble n’a plus accueilli de grand équipement européen, de recherche ou autre depuis le Synchrotron depuis 1994 aussi, cela fera bientôt 30 ans !

Grenoble n’a plus accueilli de grande industrie nouvelle depuis ST Microelectronics en 1992, cela fera 28 ans !

Grenoble a connu tous ces évènements.
Il se sont déroulés au siècle précédent.

Donc, ce que je voudrais à l’occasion de ces vœux, c’est d’arrêter de se demander, ce qui va se passer dans cette année très courte, les onze mois qui nous restent, mais plutôt regarder ce que nous pouvons donner comme perspectives au siècle qui est le nôtre.

Parce qu’il y a une tradition à Grenoble, c’est la ville qui ouvre des voies.

Ainsi, pour l’exposition universelle, pour les Jeux Olympiques, pour le Synchrotron, pour le Musée, pour ST Micro, elle a ouvert des voies.

Les yeux du monde, aujourd’hui, ils regardent des tablettes, au-delà de nos frontières, conjuguant au quotidien le monde de l’infiniment petit et de l’infiniment grand.

Il est temps que Grenoble concouret à nouveau vers de grands défis.
Je voudrais que nous prenions comme l’engagement, entre nous, de ne pas perdre ce siècle qui vient !

Par exemple, Grenoble peut être la première ville Olympique d’Europe, la seconde au monde après Pékin, à organiser des Jeux Olympiques d’été.
La première, d’ailleurs, à organiser des Jeux Olympiques d’été après avoir organisé des Jeux Olympiques d’hiver.

Nous avons les meilleures techniques,
nous avons les plus beaux massifs,
nous avons les hommes, regardez l’arrivée d’un Tony Parker dans le Vercors,
nous avons le temps,
ne manquent que l’ambition, les volontés, l’énergie de préparer ce type de défis.

Ce serait un formidable atout pour la construction de l’avenir, que nos massifs, notre ville des quatre saisons, que de se lancer dans une grande aventure mondiale et humaine.

Grenoble peut être aussi, et doit être aussi sur les rangs, par exemple, au moment où l’Angleterre, Londres, connait le Brexit, de se mettre en position de recevoir les institutions qui quittent cette ville, qui quittent ce pays, et qui peuvent être accueillies en Europe, et donc aussi à Grenoble.

Notre ville doit se muscler afin de bénéficier beaucoup mieux des retombées industrielles de son exceptionnelle recherche.

Notre ville n’est pas seule, Grenoble n’est pas seule, elle a des amis partout dans le monde. Il faut les mettre en relation, il faut mettre en action ses soutiens.
J’ai déjà commencé à parler aux uns, aux autres, à les mobiliser, et je vois, ici et là, partout que c’est possible. Qu’ils sont en capacité de nous aider, de surveiller, de faire une veille pour nous signaler telle ou telle opportunité que nous pourrions saisir.

Grenoble doit de nouveau être une Ville qui peut recevoir, comme il y a 100 ans, une grande exposition universelle.
Aujourd’hui, l’exposition universelle, elle doit être tournée vers l’intelligence artificielle, vers la citoyenneté, vers la démocratie, vers l’éthique, vers la morale vers l’environnement…
Ce que j’ai appelé, improprement peut-être, le « Davos de l’Intelligence Artificielle » dont j’ai parlé avec Luc Ferry, avec le professeur Alexandre, afin d’aller chercher avec eux les meilleurs dans le monde qui doivent se retrouver dans notre ville, à Grenoble, pour qu’elle soit au rendez-vous du futur.

Oui !
Grenoble peut être un phare de l’intelligence collective dans ces domaines vertigineux que nous sommes en train de tracer et que l’esprit humain est en train de tracer.

Grenoble, par exemple, peut être aussi à l’initiative, à l’origine du premier grand Parc Naturel International.
C’est à créer : le Parc Naturel International des Alpes, commun à plusieurs pays, de Monaco à la Slovénie en passant par l’Allemagne, par l’Autriche, par la Suisse.

Imaginons ce que serait Grenoble, capitale des Alpes, mais des Alpes internationales.
Imaginons cette ambition de proposer, en commun, ce vaste territoire naturel, de le protéger. Quelle attractivité !
Quelle image pour le monde, de cette ville qui deviendrait la capitale de ces Alpes de plusieurs pays !

Il faut absolument que nous fassions partager aux Grenoblois l’abandon de la médiocrité à laquelle on les a habitué depuis une ou deux décennies.
Il faut que nous demandions aux Grenoblois de renouer avec les ambitions collectives.

Grenoble a une vocation d’être précurseur.
Elle l’a été dans le siècle dernier.
Elle peut l’être dans ce siècle-là.

Pour avoir été, avec d’autres, à l’origine, du Synchrotron et du Musée, de ST Micro, de ces initiatives-là, je saisque c’est possible si nous mobilisons les énergies pour le faire.
C’est lorsque nous regardons au-delà de nous-mêmes, au-delà de nos intérêts propres, que nous nous accomplissons et que nous accomplissons de grands desseins.

C’est lorsqu’une collectivité affirme sa vocation, sa vocation forte, que l’individu-roi, celui auquel nous avons à faire face si souvent, laisse la place à l’individu-citoyen, celui qui est au service de la collectivité, qui dépassent, qui grandissent ensemble.

Nous allons recréer cette ferveur du haut et cette ferveur du beau.

Je crois qu’on peut le faire ensemble.
Il faut additionner les intelligences, les capacités, les acteurs, les générosités aussi, qui existent partout.

Il faut associer tous ceux, bien sûr, qui sont au bord du chemin afin qu’ils prennent cette route avec nous.

Il y a un explorateur, George Mallory, le Britannique, qui est mort sur l’Everest, et qui voulait l’escalader, on lui a demandé pourquoi ?
Il a dit : “Parce que c’est là”.
Oui ! « Parce que c’est là ».
Tout ceci est là, sous nos yeux.
Et quand on le montre, ce n’est pas le doigt qu’il faut regarder, c’est ce que l’on montre.

Chers Amis,
Je vous demande d’avoir du cœur à l’ouvrage. De tout donner et de ne rien attendre d’autre que le succès de la ville que nous aimons ensemble.

Chacun d’entre vous tient le destin de Grenoble dans sa main et dans son cœur.
Chaque Grenoblois auquel vous ferez partager votre désir d’avenir sera un atout supplémentaire pour la victoire de Grenoble.

Elle tient à peu.
Elle tient à rien.
Elle tient à nous.
Il suffit de la vouloir.

Chers Amis,
Vous imaginez les vœux que je formule sincèrement pour chacune et chacun d’entre vous, pour tous ceux qui vous sont chers.

Vous savez les vœux maintenant que je formule pour Grenoble, pour ce qu’elle peut, ce que la ville peut, ce que la ville doit devenir, cette ville qui mérite le meilleur.

Chers Amis,
Certains le savent, dans ma classe d’âge, qu’il est justement un âge où l’on comprend, où l’on se sent mortel, un peu plus qu’à d’autres d’âges.
Alors, il y a des choses positives qui interviennent à ce moment-là. On devient indifférent aux calomnies, parce que l’essentiel, au fond de soi, prend le pas sur l’opinion des autres.

On gagne, avec cet âge-là, un cadeau extraordinaire : c’est celui de la liberté par rapport au regard des autres.
Et aussi parce que l’on ne peut plus se permettre un écart, le moindre écart, entre ce que l’on dit et ce que l’on pense.
C’est une force considérable.

Chers Amis,
Si vous le voulez vraiment, si vous le voulez profondément, nous allons renouer ensemble avec la superbe histoire de Grenoble :
celle des sommets et des crêtes,
celle du vent des cimes qui fouette les visages, qui rafraichît, qui rafraîchit l’âme,
celle des espaces infinis, quand nous ressentons si fort en nous, en chacun de nous, au plus profond, que nous appartenons à un vaste cosmos en étant un point si infime de ce cosmos,
cette histoire qui nous rend si petit et si ému en même temps d’appartenir à bien plus grand et bien plus beau que nous.

Nous allons créer, si vous le voulez bien, mais j’en suis profondément convaincu, nous allons créer, ici, à Grenoble, quelque chose d’extraordinairement étonnant, qui n’est pas quantifiable, nous allons créer ensemble une légende qui va faire rêver, partout.

Quelle est cette légende ?
Celle de l’impossible auquel nous sommes tenus et nous allons ensemble l’atteindre !

Je vous fais entièrement confiance !

Merci !
Et belle année !

#Carignon2020 #Grenoble #SocieteCivileGrenoble

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