La ville de Grenoble taille dans ses services publics. Le plan d’économies de 14 millions d’euros sur 2 ans n’épargnera quasiment aucun secteur.

Petite enfance, écoles, social, santé, culture, personnes âgées, associations… une centaine de mesures sont prévues pour, dixit le maire Eric Piolle, « écarter l’épée de Damoclès de la mise sous tutelle de l’État ». À Grenoble, il ne faut pas dire ’’plan d’austérité’’, mais ‘’plan de sauvegarde des services publics’’, comme il ne faut pas dire ‘’licenciement économique’’ mais ‘’plan de sauvegarde de l’emploi’’, c’est à cela que l’on reconnaît les bonimenteurs idéologues de l’extrême gauche.

Fermeture de 2 bibliothèques ( Prémol et Hauquelin) et retrait de la ville de 2 maisons des habitants (Eaux Claires et Bajatières), suppression de places de crèche, suppression des agents aux abords des écoles pour assurer la sécurité des écoliers, réduction du service de santé scolaire ‘’réorganisé’’, “évolution” de la tarification du périscolaire (à la hausse !), baisse du nombre d’assistantes sociales, suppression de l’aide municipales d’habitation, augmentation du prix d’entrée dans les piscines, suppression de subventions à la majeure partie des associations culturelles et sportives, augmentation du prix du stationnement, réduction du nombre de conseils municipaux et le non-remplacement d’une centaine de départs à la retraite dans les rangs des 4.000 agents municipaux.… La culture, le social et l’éducation sont les 3 sacrifiés d’Eric Piolle. La municipalité a conduit un vulgaire plan comptable de rabotage des dépenses  de 14 millions d’euros en 2 ans afin d’échapper à la mise sous tutelle de l’État.

Aucune prise en compte des facteurs sociaux, humains , des quartiers et la Première Adjointe , Elisa Martin reconnaitra même “ j’ai validé le plan sans faire gaffe, quelle conne” . C’est dire le niveau d’attention aux grenoblois.

L’un des volets importants du big Bang proposé par la société civile consiste à sortir de cette impuissance par une vision positive et active de la gestion du patrimoine abandonné. 

Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes souligne l’impéritie des municipalités en jugeant que « Les capacités financières pour assurer un entretien normal du patrimoine sont aujourd’hui largement insuffisantes», ce qui oblige la commune « chaque année à repousser à plus tard la réalisation de travaux pourtant jugés indispensables» et ce depuis «de nombreuses années »

L’hôtel de ville n’est plus aux normes de sécurité pour accueillir du public ( 2M € de remise en état) l’ancien Musée des Beaux Arts de la place de verdun a été abandonné pendant 20 ans ( 2 M€ de remis en état) la Tour Perret s’effondre 6 M€ de travaux…) L’orangerie est une friche urbaine, la halle Sainte Claire a besoin de réparations, comme nombre de gymnases qui ne peuvent plus être utilisés en temps de pluie ( Les Trembles) ou d’élèves qui attendent leur école….

Nos propositions sont concrètes

Nous proposons de faire une force de cette faiblesse en installant  les services des bâtiments municipaux  dans les quartiers afin de les requalifier en y créant de l’activité et en  lançant des appels d’offres internationaux pour vendre ceux qui peuvent l’être ou les  louer (en DSP) pour pallier au déficit budgétaire de la ville

Bâtiments municipaux à vendre ou à louer (en DSP)
pour pallier au déficit budgétaire de la ville

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L’hôtel de ville de Grenoble

L’hôtel de ville de Grenoble est un bâtiment inauguré le 18/12/1967 afin de servir à l’administration municipale de Grenoble, dans l’Isère, en remplacement de l’hôtel de Lesdiguières qui avait cette fonction depuis 1719.
Installé en bordure du parc Paul-Mistral dans le quartier Exposition-Bajatière, il est desservi par la ligne C du tramway de Grenoble sur le boulevard Jean-Pain.
Construit sur les plans de Maurice Novarina (assisté des architectes Jacques Giovannoni, Marcel Welti et Jacques Christin), cet édifice de 8.500 m² utilise un système ‘’socle/bloc’’, dont la tour de 12 étages faisant appel à un mur-rideau dû à Jean Prouvé. Cette partie socle comprend 3 niveaux dont le second est l’entrée principale, accessible par un escalier monumental donnant sur le boulevard Jean-Pain, et un sous-sol à 2 niveaux.
L’artiste Raoul Ubac y a réalisé une tapisserie et le sculpteur Pierre Sabatier les portes-claustra de la salle des mariages.
Deux lustres d’une hauteur de 5 mètres et d’un poids d’une tonne sont disposés de part et d’autre de l’escalier d’honneur intérieur. Ils sont composés de tubes de cristal soufflé, assemblés autour d’un support central suivant une architecture qui rappelle une stalactite et sont l’œuvre d’un maître-verrier de Murano.
Dans le patio, une sculpture en bronze d’Étienne Hajdu nommée ‘’Atome fleur’’ domine une grande vasque carrée en granit posée sur une mosaïque de Charles Gianferrari. D’autres œuvres d’art sont intégrées dans l’édifice comme une sculpture en marbre, Persistance de la sphère d’Émile Gilioli, une tapisserie sur le thème du mariage d’Alfred Manessier dans la salle des mariages, une tapisserie de Raoul Ubac et un mur en étain martelé de Sabatier (salon de réception).

De plus il existe 6 antennes de la mairie dans divers quartiers de la ville.

Le Maire, les services municipaux s’installeraient dans des HLM de Villeneuve transformés en bureaux, les démarches administratives seraient effectuées dans des antennes de quartiers renforcés, les mariages s’effectueraient dans l’ancien Hôtel de ville au jardin de ville et les séances du conseil municipal auraient lieu dans la salle des délibérations de la Métro

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Le Palais des Sports de Grenoble

Le Palais des sports de Grenoble installé à l’extrémité du le parc Paul Mistral, derrière l’Hôtel de Ville, donne sur le Boulevard Clémenceau. Inauguré le 12/10/1967 pour accueillir les épreuves de patinage sur glace des Jeux Olympiques d’hiver de 1968, le Palais des Sports de Grenoble est devenu un haut lieu d’événements sportifs, festifs ou culturels. Depuis le 1er janvier 2015, la Ville de Grenoble a repris la gestion directe de l’équipement. Sa superficie globale est de 12.260 m². Les gradins peuvent accueillir 12.000 spectateurs. La salle multisports en synthétique (hors gazon) disposant d’un éclairage, de 2 vestiaires avec douches et d’une tribune de 6.591 places avec une hauteur de 28 m, une longueur de 80 m, une largeur de 30 m, a une superficie de 2.400 m². Cet équipement à l’usage des clubs et de compétitions sportives, accueille régulièrement de nombreux artistes de la scène nationale et internationale.

Soit sous forme de vente ou plus surement de DSP cet équipement pourrait intéresser un opérateur de spectacles 

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L’Alpexpo

Le complexe actuel Alpexpo, après la construction en 1974 d’Alpes congrès et d’un autre agrandissement à la fin des années 1980, s’étend sur 44.957 m² pour sa partie expositions. Créé par les architectes Jean Prouvé et son fils Claude Prouvé, assistés de Serge Binotto et par les ingénieurs Léon Pétroff et Louis Fruitet, il dispose d’un espace restauration et d’un parking de plus de 4.000 places mais auquel peuvent venir s’ajouter les parkings du centre commercial Grand’Place à proximité. L’architecture est très moderne, tout en verre et en transparence. Alpexpo est à l’image du bâtiment qui l’abrite: un espace ouvert, dynamique et exemplaire par sa modularité. La hauteur minimale est de 7 mètres pouvant être portée à 8,5 mètres pour des zones de 36 m par 36 m entre 4 points d’appui.

Un appel d’offres international devrait permettre à grand  opérateur d’acquérir l’ensemble, d’effectuer les investissements indispensables et de booster les congrès , les expositions et les concerts 

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Le Summum

Le Summum est une salle de spectacle situé dans le quartier Alpexpo accueillant nombres d’artistes avec le Summum jaugé à 2.990 places assises, elle peut atteindre 5.000 places assises+debout (la « fosse » est alors débarrassée de ses sièges).

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L’Orangerie

Angle Boulevard Jean Pain et Rue Haxo

Laissée à l’abandon, elle n’accueille plus les plantations de la ville depuis quelques années. La structure du bâtiment, constituée d’une pièce unique de 650 m², a une hauteur sous plafond de 8,50 mètres. Elle se trouve dans une zone AVAP (Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine). La Grande Orangerie a été construite en 1895. Elle faisait partie des trois orangeries municipales de Grenoble au 19ème siècle.

Mise en vente par appel d’offres ouvert ( et non pas un appel à projet) elle pourrait intéresser nombre d’opérateurs de la restauration car Grenoble manque de salles pour des dîners, soirées festives et apporter une recette substantielle à la ville

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L’ancien musée de peinture – Place de Verdun

C’est un bâtiment classé construit au 18ème siècle, comprenant 2 ailes. L’une abrite “La Plateforme” (480 m²), le centre d’information sur les projets urbains. L’autre, qui contient l’ancienne Bibliothèque monumentale, accueille dans ses murs des expositions temporaires organisées par la Direction des Affaires culturelles en lien avec le réseau de partenaires culturelles et associatifs de la ville de Grenoble. Le Musée-bibliothèque de Grenoble achevé en 1870, a accueilli jusqu’en1970 la Bibliothèque municipale de Grenoble et jusqu’en 1992 les collections du Musée de Grenoble. Il est actuellement utilisé comme lieu d’expositions temporaires et d’organisations de salons. Au niveau principal, se trouvent de gauche à droite quatre groupes de salles dont la destination d’origine est gravée au-dessus de chaque porte d’accès. L’ancienne salle des sculptures et gravures, les trois grandes salles de l’ancien musée hautes de 10 mètres environ, puis la grande salle de l’ancienne bibliothèque, haute de 12 mètres avec ses galeries et son jeu de colonnes double, ses cinq coupoles et ses peintures monumentales, et enfin le groupe des anciennes salles de lecture et du dépôt des livres de la bibliothèque. Les deux sous-ensembles (musée et bibliothèque) aboutissent à un vestibule commun dallé de marbres de diverses couleurs. Au plafond de ce vestibule, sont peintes les armoiries de Grenoble et ses noms antiques, Cularo et Gratianopolis. Aux murs, sont accrochées des tables de pierre blanches où sont gravées les noms des créateurs et des donateurs pour chacune des deux institutions. Devant l’entrée, dans une niche monumentale, trônait à l’origine une statue de 3,05 mètres de hauteur offerte par Victor Duruy, ministre de l’Instruction Publique, représentant une copie de la Pallas de Velletri[16] placée sur un piédestal en pierre d’Échaillon. Le vestibule possède un sol au décor géométrique tout comme les escaliers monumentaux permettant d’accéder aux trois salles des étages. À l’origine, les deux avant-corps aux extrémités du vestibule abritent des fonctions différentes. Un logement de gardien à gauche, le bureau du bibliothécaire et les sanitaires à droite.

Cet édifice tragiquement abandonné depuis 20 ans nécessite lui aussi des investissements considérables. Un appel d’offres international devrait permettre de trouver un investisseur susceptible de lui redonner vie en intégrant sa vocation culturelle

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Siège du Crédit Agricole – 47 Avenue Marcelin Berthelot – 38100 Grenoble

La banque coopérative vient de vendre pour 7,5 M€ son ancien siège situé vers la MC2 à la ville de Grenoble. À terme, ce bâtiment accueillera certains services administratifs de la Ville ainsi que le siège du CCAS.

L’ensemble immobilier couvrant une surface de 21.000 m², dont 12.000 m² de bureaux, pourra ainsi accueillir entre 500 et 600 agents municipaux à l’horizon 2018.

« Le bâtiment de 12.000 m², bien que construit en 1970, a fait l’objet d’investissements réguliers par le Crédit Agricole afin de le moderniser. Si bien qu’il est en excellent état. Sa vocation restera tertiaire et permettra d’héberger certains de nos services administratifs ainsi que le siège du C.C.A.S. (centre communal action sociale) », précise Éric Piolle, maire de Grenoble.

En fait ses conditions d’acquisition sont jugées illégales par la Chambre Régionale des Comptes qui en dénonce des aspects frauduleux ( sur évaluation de la surface acquise et sous évaluation des loyers) qui devraient conduire à des suites judiciaires.

Ce bâtiment sera mis en vente par appel d’offres et dans le cadre de la re-dynamisation de la ville, de la relance de son économie, de l’appel aux investisseurs et de la révision du projet Flaubert tout à côté , il intéressera des opérateurs pour un projet tertiaire, de service  ou commercial 

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