Les mesures d’Alain CARIGNON et de la Société Civile  pour rétablir l’ordre et la sécurité à Grenoble

La sécurité urbaine doit trouver conjointement une réponse nationale et locale. La prise de conscience du caractère éminemment local des questions de délinquance remonte au début des années 1980 et par la loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance qui fait du maire l’animateur et le coordinateur de la politique de prévention sur sa commune.

En matière de sécurité, il ne suffit pas de faire reposer la seule responsabilité sur l’Etat. Chaque ville a un rôle déterminant à tenir pour maîtriser conjointement avec l’état les violences urbaines. Chacun doit prendre ses responsabilités.

Le maire est le 1er OPJ (Officier de Police Judiciaire). De fait, il possède une délégation de l’état en matière de sécurité des personnes et des biens. Il possède:

  • Les moyens humains,
  • Les moyens techniques,
  • Les finances,
  • Le pouvoir et l’autorité.

Sur Grenoble et son agglomération, et malgré une dégradation régulière et dangereuse, les élus socialistes puis Verts/Ades/PG  ont persisté dans leur traditionnel angélisme qui a tourné au déni avec la municipalité Piolle.

Aujourd’hui, les répercussions de cette absence de politique sont dramatiques pour la vie quotidienne des grenoblois pour l’économie, le tourisme , la vie universitaire, culturelle , sportive car chacun est affecté.

Grenoble est devenue N°1 en France pour les agressions violentes et les vols à la tire pour 1000 habitants.

Il faut prendre en compte le triptyque insécurité/délinquance/finances. Grenoble est dans une situation criminelle exceptionnelle avec une magistrature locale qui ne remplit pas son rôle de répression . Il est urgent de renforcer le partenariat Justice-Police-Magistrat agissant sur présentation immédiate.

Pour être complet sur la situation de Grenoble, il faut préciser l’état catastrophique des finances de la ville et mener une réflexion sur les moyens nouveaux d’en sortir. Car mener une politique sécuritaire exige des efforts budgétaires.

Principaux chiffres de la délinquance 2014-2017 sur Grenoble

Source Procureur de la République de Grenoble, Mr Jean Yves Coquillat (15.10.17 – ‘’émission ‘’Dimanche en politique’’) 

  • Cambriolages: + 9,45%
  • Vols avec violence: + 41%
  • Vols concernant l’automobile: + 21%
  • Vols par effraction: + 30%
  • Atteintes aux personnes: + 13%
  • Atteintes aux biens: + 15%
  • Infractions de voie publique: + 19,7%
  • Véhicules incendiés: + 8%

Ces données se sont aggravées au premier semestre 2017 selon le Procureur Jean-Yves Coquillat les phénomènes de délinquance s’accélérant dangereusement: encore + 33% pour les vols avec violence et + 55% de délinquance dans les transports en communs.

Si ces chiffres ne sont pas encore définitifs, ils paraissent d’ores et déjà spectaculaires. Jean-Yves Coquillat mentionne ainsi une augmentation de 10 % des cambriolages sur Grenoble en un an, soit en moyenne 15 cambriolages par jour. Le procureur annonce également + 8 % de véhicules incendiés, + 26 % de vols violents sans arme… et + 42 % de vols violents avec arme, après une baisse sur trois années consécutives.

Six pistes générales de réflexion autour de la sécurité

1- Mener conjointement une politique de prévention et de répression.

Une politique efficace et équitable de la sécurité repose sur le juste équilibre de ces deux leviers. Le sentiment d’impunité doit être définitivement gommé de notre société. C’est un sentiment incitatif au non-respect des règles et des lois. Il faut parallèlement identifier les moyens alternatifs à la prison. La réponse de l’Institution judiciaire doit être adaptée à la combinaison de plusieurs facteurs tels que l’âge, la gravité ou la notion de récidive.

2- Donner de la visibilité au projet visant la sécurité urbaine.

Il est urgent, non pas de continuer à investir dans des études toujours trop longues et coûteuses, mais de prendre des mesures rigoureuses et immédiates afin de rassurer les habitants. En ce sens la réponse d’Eric Piolle au Conseil municipal (19/10/15) selon laquelle il engageait une étude de « victimisation » à l’échelle de l’agglomération relève de cette culture de l’inefficacité caractéristique de la gauche et des Verts.

L’objectif est d’obtenir des résultats rapides sur la sécurité des citoyens dans un contexte où la demande de rétablir l’ordre et la sécurité est au plus haut niveau.

3- La sécurité urbaine doit reposer sur une co-production.

Il est utile de mettre en place une co-production efficace entre les moyens issus des fonctions régaliennes de l’Etat (Police Nationale, Gendarmerie, Justice, etc…) et ceux issus des municipalités (Police Municipale, Médiateurs, etc…).

Cette vision transforme la planification et la gestion traditionnelle de la sécurité en une approche plus globale. La sécurité devient alors un enjeu collectif. La mise en œuvre d’une logique partenariale comme mode de gouvernance de l’insécurité urbaine permet l’optimisation des moyens et la mutualisation des expertises et des compétences (décret n°2012-2 du 2 janvier 2012 Conventions de Coordination des Interventions des différentes forces de l’ordre) .

4- La coordination des acteurs de la sécurité.

Une instance doit coordonner les différents acteurs et fixer des objectifs communs. Les résultats doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux (mise en place d’indicateurs) et d’une communication régulière auprès des habitants.

La sécurité est l’affaire de tous. Les habitants doivent être au cœur du dispositif de lutte contre l’insécurité. Il faut prendre en compte leur ressenti et leurs propositions en les consultants par voie de référendums simples.

5- Mixer les moyens humains et les technologies nouvelles.

La vidéo protection ne remplace pas les moyens humains. C’est un outil qui permet de maximaliser et faciliter le travail des autorités. Ce dispositif permet de dégager du temps pour des actions préventives ou l’élucidation de crimes ou délits. Cet outil permet d’identifier les auteurs d’un délit et facilite ainsi le travail de la Police et la Justice.

L’efficacité de la vidéo protection n’est plus à démontrer. De nombreuses villes françaises et étrangères en sont équipées et les résultats obtenus sont probants et prouvés. Elle remplit un rôle de dissuasion et permet de réduire le temps d’intervention lorsque ce dispositif est couplé avec des patrouilles qui quadrillent les lieux sensibles ou stratégiques.

6- Adapter les moyens techniques et humains à l’augmentation des violences.

Cette augmentation vise conjointement le nombre de violence et leur gravité. C’est donc aux autorités locales de se concerter pour déterminer les moyens techniques, matériels et humains à prévoir (voir plus loin articles 4 et 5).

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Propositions pour la ville de Grenoble

1- Une volonté affichée et offensive de la Municipalité.

Le maire doit mettre en place un dispositif moderne et adapté pour assurer la sécurité des citoyens. Hélas cela n’est pas l’objectif ni la volonté du maire actuel qui refuse d’être le ‘’Shérif’’ de la ville, (cf. ses propos aux médias rapportés par le DL). Pour cela, il doit être l’acteur majeur de la reconquête des quartiers et de l’espace public. Le maire, premier OPJ de la ville, possède la proximité et la légitimité de l’élu.

On peut imaginer, afin de cadrer les objectifs et les moyens mis en œuvre, la rédaction d’un livret de prévention du maire.

Il est utile de consolider le rôle des partenaires sociaux (associations, éducateurs, etc…) et favoriser leur coordination en positionnant le maire au centre du dispositif.

2- Mettre en place un plan intercommunal de lutte contre l’insécurité.

Les avantages d’un tel dispositif sont notamment:

  • Mutualiser des moyens d’information, de prévention et de répression.
  • Inciter l’ensemble des communes à mettre en œuvre une stratégie commune, cohérente et partagée.
  • Faciliter dans les villes et agglomérations importantes l’échange en milieu restreint de données confidentielles.
  • Déboucher sur des actions concrètes, à caractère opérationnel. Par exemple la mise en place d’un syndicat Intercommunal de la Sécurité – ou une section de la Métro – auquel adhèrent les communes volontaires. Les polices municipales pourraient alors être mutualisées et le PC de vidéo-surveillance fonctionnant 24 hr sur 24 rayonner sur plusieurs territoires.
  • La mise en place des caméras de vidéo-surveillance pourrait être couplée avec celle d’autres systèmes (tels la mise en place de radars sur les voies à 30 km/hr récemment décidée par la Métro).
  • Le système de vidéo-surveillance pourrait détecter à l’entrée et sur le territoire de chaque commune l’arrivée d’une voiture ou de tout engin motorisé volé par captation systématique de son immatriculation. Cette mesure est très efficace pour dissuader les délinquants d’y pénétrer et conduire des actions en temps réel contre eux. Le niveau de vols avec violence atteint (4 par jour) le nombre de voitures et scooters volés qui servent aux activités illicites justifient que l’agglomération change totalement de braquet si elle veut obtenir des résultats probants et protéger sa population.

Ce plan peut reposer en partie sur le ‘’Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance’’ (CLSPD). Présidé par le maire, le CLSPD constitue le cadre de concertation sur les priorités de la lutte contre l’insécurité et la prévention de la délinquance dans les communes.

Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance comprend notamment:

  • Le préfet et le procureur de la République.
  • Le président du conseil Départemental.
  • Des représentants des services de l’État désignés par le préfet.
  • Des représentants d’associations, établissements ou organismes œuvrant notamment dans les domaines de la prévention, de la sécurité, de l’aide aux victimes, du logement, des transports collectifs, de l’action sociale ou des activités économiques.

3- Renforcer une organisation pyramidale des forces de l’ordre et des services fiscaux.

4- Des effectifs de Police Municipale adaptés au nombre d’habitants, au niveau d’insécurité et à la configuration géographique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comparaison entre Perpignan et Grenoble:

  • Perpignan (122.000 habitants – 147 policiers = 1 agent pour 830 habitants et 107 caméras)
  • Grenoble (162.000 habitants – 97 policiers = 1 agent pour 1670 habitants et 0 caméra*) *

* Le maire a récemment mentionné qu’il n’avait pas retiré les 32 caméras que son prédécesseur avait installées et qu’il y en avait plus de 1000 dans les transports publics (de l’agglomération !). Cela est faux car aucune caméra de vidéo-surveillance n’est en fonctionnement au niveau du PC de la police municipale. De plus cette dernière ne peut ni visionner ni tirer profit des caméras du SMTC car les écrans ne sont pas à son niveau et que les agents de la SMTC, très peu nombreux, ne lui transmettent aucune information sauf incident grave. Les policiers ne sont appelés qu’après qu’un incident soit survenu alors que si les écrans étaient visionnées à leur niveau ils pourraient intervenir de suite sur les lieux de l’incident.

Des études sérieuses et impartiales d’organismes spécialisés précisent que pour une ville de près de 160.000 habitants (i/e Grenoble), il faudrait au minimum 140 agents en permanence sur le terrain. Cet effectif est très en dessous de ce que nous proposerons lorsque nous aurons affiné nos moyens budgétaires.

L’effectif théorique de la Police Municipale de Grenoble est de 97 agents, soit 0,6 agent pour 1000 habitants alors que la moyenne nationale des villes moyennes est supérieure à 1 pour 1000 (Perpignan 1,19 agent) ! Mais, en réalité, si on enlève les 16 agents de nuit, ceux affectés à l’hôtel de ville et à la fourrière, et que l’on prend en compte les emplois du temps différents des uns et des autres (RTT, congés, formations, absences diverses), environ une quinzaine de policiers sont présents sur la voie publique simultanément.

Dans des villes où la délinquance est en net recul, les effectifs de policiers municipaux sont les suivants:

  • Nice (350 000 habitants)         : 380 policiers
  • Cannes (80 000 habitants)      : 200 policiers
  • Mandelieu (20 000 habitants):    60 policiers

5- Un recrutement de policiers municipaux réalisé après définition des missions et des équipements mis à disposition.

Le profil du policier municipal a évolué au fil du temps. Le profil est celui d’un professionnel aux nombreuses responsabilités. Ce profil doit être adapté à l’évolution et la nature de la violence urbaines et de la dangerosité du métier tout en intégrant le champ d’intervention (travail de nuit, quartiers difficiles, etc…). L’activité des policiers municipaux balancent entre un modèle centré sur la médiation, le contrôle et la répression de la délinquance.

Il semble indispensable d’armer la Police Municipale et de mettre en place un cursus de formation permettant notamment la gestion des situations difficiles, des crises et des entraînements réguliers aux tirs et self-défense. Il est indispensable de renforcer l’ilotage dans tous les quartiers : présence de policiers municipaux en VTT, à pieds, à cheval, motos tous terrains, brigades cynophiles, etc…

Compétences.
Les policiers municipaux sont chargés des domaines de compétence suivants :
– d’assurer le bon ordre, la sécurité, la sûreté, la salubrité et la tranquillité publiques (article L511-1 du Code de la sécurité intérieure et article L2212-2 du Code général des collectivités territoriales) ;
– de la bonne application des arrêtés municipaux ;
– de relever des infractions routières ;
– de relever des infractions au code de la voirie routière (L116-2 du code de la voirie routière), au code de l’urbanisme et à bien d’autres textes.

6- Généraliser l’installation de la vidéo-surveillance.

Pour information : à la fin de la gouvernance Destot, la ville était équipée de 22 vidéo-surveillance en état de fonctionnement sur les 32 installées. Depuis la nouvelle municipalité, ces équipements ne sont plus opérationnels.

L’efficacité d’un tel dispositif a fait ses preuves dans de nombreuses villes (ex: Nice, Bordeaux, Beauvais). Ce dispositif permet aussi de réduire le sentiment d’insécurité et de donner un signal aux délinquants. A cet égard les annonces de la municipalité Piolle mettant fin au peu de caméras qui demeuraient ont été reçues 5 sur 5 par les voyous et catastrophiques pour les Grenoblois.

Elles sont directement responsables de l’accélération de la montée de la délinquance qui est sans rapport – contrairement à ce qu’elle affirme – à la situation Nationale.

Toutes les villes qui connaissent un taux de délinquance faible ou maitrisé ont fait un effort considérable en équipement de vidéo-protection. Compte tenu de la situation de Grenoble tous les secteurs sont par des actes de délinquance souvent graves (incivilités, agressions, regroupement de personnes, etc…).

Il faut donc créer un véritable dispositif de vidéo-surveillance. Ce dernier est alors relié à un centre de supervision urbaine qui garantit des interventions rapides et ciblées 24 h sur 24 .  Le réseau peut être  créé en même temps que se multiplieront les radars pour contrôler la zone 30 km/hr  décidé par l’agglomération.

Ce dispositif, complémentaire aux moyens humains, permet conjointement de mettre en œuvre un dispositif de prévention et de fournir des éléments de preuve.

Le dispositif de caméra relié à un central permet un niveau de surveillance qu’aucun déploiement humain ne pourrait réaliser. Les forces vives sont alors disponibles pour intervenir dans les meilleurs délais. Elles sont également disponibles pour « occuper le terrain », c’est-à-dire dissuader les actes de vandalisme ou de violence et diminuer le sentiment d’insécurité.

En termes de ressources humaines, la seule augmentation des effectifs ne suffit pas à optimiser la qualité de la prestation et le niveau de maîtrise de la sécurité. L’objectif visé en s’appuyant sur la vidéosurveillance est de remettre les autorités judicaires au cœur de leur métier.

Un dispositif de vidéo protection doit être un dispositif actif pour être réellement performant. Des hommes derrière les écrans du poste de contrôle du dispositif de vidéo protection doivent être en mesure de déclencher une intervention immédiate. Et d’être en lien opérationnel avec la Police Nationale. (voir « le Plan Intercommunal Contre l’Insécurité »).

En plus de la vidéoprotection, les élus locaux vont désormais pouvoir aller plus loin en recourant à la caméra-piéton, cet équipement accroché à l’uniforme et destiné à filmer les contrôles ou diverses autres opérations. Utilisée depuis 2016 par les policiers et gendarmes lors de certaines de leurs interventions, notamment en zone de sécurité prioritaire, elle va pouvoir aussi équiper la police municipale.

En plus de la vidéo-surveillance, les Maires vont désormais pouvoir aller plus loin en recourant à la caméra-piéton. Cet équipement accroché à l’uniforme du policier est destiné à filmer les contrôles ou diverses autres opérations. Utilisée depuis 2016 par les policiers et gendarmes lors de certaines de leurs interventions, notamment en zone de sécurité prioritaire, elle va pouvoir aussi équiper la police municipale. Après une expérimentation de 2 ans jugée concluante dans 391 villes, une loi votée le 3 août 2018 pérennise en effet le dispositif pour les fonctionnaires municipaux.

Questionné par le DL le 28.8.2018 sur la politique de sécurité de la ville de Grenoble, le préfet de l’Isère dit s’interroger. Sur la question des caméras de vidéo-surveillance : “c’est un élément fondamental. Lorsqu’il y a des élucidations de crimes” explique-t-il, “bien souvent, c’est la vidéo-protection qui nous permet d’y parvenir. On ne peut pas considérer aujourd’hui que la vidéo-protection n’est pas un instrument utile”. Et Lionel Beffre d’enfoncer le clou et de “tacler” la politique du maire E. Piolle : “Grenoble est une ville qui se veut une ville d’innovation, de modernité, et de ce point de vue, on a l’impression qu’elle est quand même très rétrograde alors que tout autour, à Echirolles, à Fontaine, à Saint-Martin-d’Hères, la vidéo-protection est là”.

7- Une Police Municipale présente 7 jours/7 et 24H/24 et armée.

L’accroissement des effectifs de la Police Municipale doit se traduire par une présence constante sur le terrain.

Face au crime organisé, aux trafics de stupéfiants, au terrorisme latent dans de nombreuses citées, et à la délinquance aveugle fortement armée que peut faire une Police Municipale sans arme ? Nous armerons les policiers afin qu’ils puissent pouvoir se défendre face aux malfrats armés, être plus efficaces et rassurés la population qu’ils sont chargés de protéger.

Article du Point du 19.09.2018 « C’est un état des lieux qui viendra sans doute appuyer le rapport parlementaire publié il y a quelques jours. Les députés LREM Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot préconisaient un armement généralisé pour les polices municipales. Or, selon le rapport dressé par l’association Villes de France, c’est déjà le cas pour une courte majorité. Cette association qui regroupe plus de 200 villes d’une population moyenne de 37 000 habitants livre une analyse détaillée d’une cinquantaine d’entre elles. Selon Le Parisien, dans 58 % des cas, les polices municipales sont équipées d’armes à feu. Les armes seraient par ailleurs de plus en plus performantes ».

Or le maire de Grenoble E. Piolle refuse ce constat et s’oppose à l’armement des policiers municipaux et ce malgré leur demande.

8- Mettre en place un programme de sensibilisation (formation ou éducation) avec les écoles.

Il faut identifier des leviers pour lutter contre l’exclusion scolaire, l’absentéisme et renforcer le rôle des parents.

La société doit faire face à des parents qui bien souvent n’assument pas leur rôle. Les parents se comportent comme de simples « livreurs d’enfants » les déposant puis venant les chercher à l’école, dans les clubs ou associations.

La municipalité doit mettre en place un système de repérage des jeunes en situation de « décrochage ». Les intervenants relevant de la prévention spécialisée et de la médiation sociale peuvent utilement être mobilisés pour occuper cette fonction.

9- Mettre en place une politique répressive en partenariat avec les bailleurs sociaux et autres organismes.

Lorsqu’un enfant mineur est responsable d’acte de violence, de vandalisme ou de dégradation, le bailleur social (OPHLM ou autre organisme) doit systématiquement convoquer l’enfant mineur avec ses parents et décider de mesures graduées pouvant aller jusqu’à l’expulsion.

En amont de la location d’un logement social, comme pour tous les services nous proposerons la signature d’une charte « droits et devoirs » .  Il s’agit de formaliser un engagement . Plus largement la signature de cette charte pourrait être étendue à tous les demandeurs de service à la collectivité pour stopper la dérive vers la position de consommateur afin de retrouver le citoyen et le sentiment d’appartenance à une collectivité.

10- Maîtriser le nombre de logements sociaux.

Du fait de la dégradation des quartiers Il faut remettre en cause la règle des 50% de logements sociaux instaurée de façon irresponsable par la municipalité Piolle pour les nouvelles constructions grenobloises. La municipalité doit au préalable rétablir l’ordre républicain dans toute la ville, traiter 5 quartiers de Grenoble classés en dessous du seuil de pauvreté avant de poursuivre sa fuite en avant. A partir de nouveaux indicateurs sur les résultats engendrés elle pourrait définir un pourcentage de logements sociaux permettant de réussir l’intégration sociale et professionnelle et cohérent avec l’ensemble des infrastructures de la vile (sport, espaces verts, écoles, circulation, commerce…)

11- Reconquérir les quartiers difficiles.

Une politique ambitieuse sur la sécurité doit s’articuler autour de la reconquête des quartiers difficiles et sensibles, la prise en compte des populations les plus vulnérables. La municipalité est la première responsable par l’attribution des logements. A Grenoble le Maire est Président de l’OPHLM. Le critère de la sécurité du quartier devrait être retenu dans les décisions d’attribution de logements. La municipalité en partenariat avec le Préfet doit déclarer la guerre à la violence et donc à l’économie souterraine qui est la cause de tant de dérèglement de notre société. Le mieux vivre ensemble passe par le vivre en sécurité. Nous sommes face à une guerre contre une nouvelle mafia, dont le nerf est la drogue, et qui gangrène une jeunesse en lui faisant perdre les valeurs de travail, et de mérite et s’appuie aussi sur l’immigration clandestine.

12- Prendre en compte la sécurité dans l’urbanisme.

Il s’agit de prendre en compte les exigences de sécurité dès le stade de la conception des opérations d’urbanisme.

Le lien entre urbanisme et délinquance est évident et les politiques conduites depuis Villeneuve par la gauche et les Verts à Grenoble se sont poursuivies malgré l’échec patent de l’hyper densification qui fait de Grenoble désormais ( hors région parisienne) la ville la plus dense de France.

  • Faire un moratoire de la densification en stoppant notamment les 950 logements à l’esplanade et les 15 000 futurs habitants de Flaubert.
  • Renforcer l’éclairage pour éviter les ambiances propices aux actes de malveillance.

Modifier certains environnements urbains (espaces publics, etc.) afin de diminuer des situations à risques.

  • Créer des postes de police municipale et/ou nationale, ou conjoints, dans les quartiers sensibles.

13- Une ville propre pour gommer le sentiment d’insécurité

1- Création d’une unité de protection de l’environnement assermenté ayant pour missions principales de :

  • Sensibiliser la population au respect de l’environnement.
  • Sanctionner (amendes, travaux d’intérêts collectifs, etc…) des comportements inacceptables ou des incivilités (crachats, mégots de cigarettes, déjections de chien, etc…)

2- Création d’une « brigade anti-tags » en capacité d’intervenir dans les plus brefs délais. C’est l’absence de réactions de la société aux incivilités qui engendre un délabrement généralisé du lien social. C’est l’application de la politique de « la vitre cassée ». Le traitement des tags au plus vite favorise un certain bien être. Une ville propre inspire davantage le respect. Les caméras permettant de prendre sur le fait.

3- Mener une politique offensive pour éviter la fermeture des magasins et au contraire favoriser l’ouverture de nouvelles devantures. Les rideaux baissés donnent le sentiment d’une ville abandonnée.

14- Mettre en place un dispositif innovant pour sécuriser les commerçants.

Il faut imaginer un dispositif de soutien à la sécurisation des petits commerces et des services de proximité clair et efficace.

1- En partenariat avec la CCI et la Préfecture, il est indispensable d’initier ou de renforcer un dispositif « d’alerte commerces » par SMS pour sécuriser les commerces de proximité

Les commerçants qui le souhaitent peuvent alors adhérer à un réseau d’alerte par SMS destiné à les informer dans les meilleurs délais, via les services de la gendarmerie ou de la police nationale, de certains faits de délinquance commis au préjudice d’autres commerces. Il s’agit d’un système d’alerte interactif par SMS qui communique en temps réel et en toute simplicité entre les forces de l’ordre (gendarmerie, police nationale) et les commerçants.

2- En complément au point 1, il faut réfléchir à des dispositifs d’alerte sur les téléphones portables qui permettraient en cas d’agression d’envoyer un signal de détresse (équipement des commerçants, des médecins, etc.). Mise en place d’un numéro rouge d’alerte de signalement.

15- Proposer un grenelle de l’emploi.

Il s’agit, en partenariat avec le service public de l’emploi, les branches professionnelles et l’ensemble des acteurs concernés de favoriser le retour à une activité des populations les plus éloignées de l’emploi. La resocialisation passe par l’employabilité. Sans emploi la délinquance prolifère dans les cités. La règle des 3 tiers dans les quartiers avec un tiers d’activité doit rapprocher le travail absent dans de nombreux quartiers

16- Mieux protéger les victimes.

Au niveau de la municipalité, il faut réfléchir à la mise en place d’équipes d’intervenants sociaux en mesure d’apporter un premier soutien aux victimes en lien avec les associations d’aide aux victimes. Les populations les plus exposées sont les enfants et les personnes âgées.

L’aide au changement de domicile peut être indispensable pour permettre à une victime de retrouver la tranquillité et de se reconstruire.

Les victimes reconnues comme telles dans la procédure judiciaire devraient pouvoir bénéficier d’un droit de priorité pour que leur dossier soit traité sans délai. La société ne doit pas laisser sans secours des femmes et des hommes fragilisés parce qu’elle n’a pas su les protéger.

17- Sortir de la pauvreté.

Il faut lancer une politique offensive visant à rendre prospère les habitants et mettre fin à un système qui maintient l’individu dans une démarche d’assistanat contreproductive en termes de réinsertion sociale. Mais qui, on l’a bien compris, favorise le clientélisme. Il faut par exemple vendre les logements sociaux aux locataires en place pour leur permettre l’accession à la propriété, affecter des crédits de rénovation des quartiers aux propriétaires spoliés par le mirage de la mixité sociale, créer des espaces verts à proximité de ces types de logements afin de les réévaluer, substituer le plus souvent possible les allocations diverses au paiement d’un service rendu à la collectivité.

18- Mettre en place des structures pour accueillir les personnes aux comportements marginaux et agressifs.

Ces personnes qui « s’installent » dans le centre de la ville détériorent l’image de marque, ce qui accroit le sentiment d’insécurité et pénalise l’attractivité de Grenoble. La ville ne doit plus continuer à les attirer et à les encourager par son soutien aux modes de vie marginaux comme elle l’a fait avec l’exposition du jardin de ville

UN RESUME DE MESURES CONCRETES:

Renforcement considérable de la police municipale, son armement, avec brigades canines et police montée pour les parcs et jardins, caméras de vidéo protection reliées à un PC opérationnel 24h sur 24, captant les numéros minéralogiques des véhicules volés ; mise à disposition par la ville de mini drones en cas de poursuites ;   

Gratuité des transports collectifs pour les policiers nationaux, municipaux, CRS et militaires ;

Critère de tranquillité publique dans l’attribution des logements HLM ; 

Convocation des parents, amendes et procédures d’expulsion pour toute personne condamnée pour trafic et logée par les bailleurs sociaux ; 

Sur la base du volontariat habilitation de tous les cadres et gardiens  des bailleurs afin qu’ils puissent dresser procès-verbal ; 

Ouverture obligatoire des appartements lors des opérations de l’OPHLM pour la propreté et la salubrité, et signalement aux services fiscaux de toute anomalie dans le trains de vie de certains locataires (présence de voitures de luxe, possession de commerces) ; 

Suppression de tous les avantages tarifaires facultatifs dans les secteurs culturels, de transports, sportifs à tout grenoblois convaincu d’agression d’agents de la force publique, de sapeurs-pompiers, d’ambulance ou de dégradation volontaire de biens publics ou privés comme a mis en application ar certains Maires ; 

Sanctions sans lesquelles il n’y a pas d’intégration des familles hébergées par la ville (chalets du Rondeau) dans le cas d’actes de délinquance ; 

Arrêt de la bétonisation de la ville premier foyer d’accroissement de la délinquance ; 

Requalification des quartiers par la règle des 3 tiers : un tiers HLM, un tiers propriétaires, un tiers activités en commençant par y installer le  Maire, les services municipaux et paramunicipaux ; 

Objectif quantifié de sortie de la pauvreté par l’intégration et le travail plutôt que poursuite de la ghettoïsation et de la communautarisation de la ville 

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