1-  INTRODUCTION

Dès 1956, le professeur Louis Néel, prix Nobel de Physique, fut l’architecte du bassin scientifique grenoblois. Il a été à l’origine de la création à Grenoble des laboratoires de physique du CNRS et du CEA (CENG) dont il a été le premier Directeur.

Il a œuvré pour l’implantation de l’Institut Laue-Langevin (ILL – 1975) .

En 1985  Alain Carignon s’appuie aussi sur lui pour obtenir la décision capitale d’implanter  l’ESRF (Synchrotron ) à Grenoble.

Professeur à l’Université Joseph Fourier, Louis Néel a été le premier Président de l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG créé en 1971). Avec le souci constant de développer les relations Université-Industrie, Louis Néel a énormément contribué au développement économique de la région.

1.1.     La naissance du Polygone Scientifique de Grenoble.

S’appuyant sur la démarche de Louis Néel, les scientifiques grenoblois ont transformé un polygone d’artillerie en un territoire développant l’excellence scientifique et technologique.

Le site de Grenoble a su attirer des centres de recherche, des grands laboratoires européens et des entreprises innovantes: CRTBT (Centre de Recherche sur les Très Basses Températures – 1962), LEPM (Laboratoire d’Electrostatique et de Physique du Métal – 1962), LPSC (Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie – 1962), EMBL (Laboratoire de Biologie Moléculaire – 1975)…

Mondialement connu, il est aujourd’hui un grand campus de recherche et d’innovation centré sur la nanoélectronique, l’énergie et les biotechnologies.

1.2.     L’environnement Grenoblois

Grenoble-Isère, centre européen de toutes les nanotechnologies

L’agglomération compte 3 filières technologiques majeures:

  • Technologies de l’information et de la communication,
  • Biotechnologies,
  • Nouvelles technologies pour l’énergie.

Côté industriel, des leaders mondiaux comme STMicro-electronics, Schneider Electric, Hewlett-Packard, Rolls-Royce sont implantés sur place.

En 1992 Alain Carignon alors Maire et Président du département arrache l’implantation de ST Micro-Electronics à Crolles. Le site STMicro-electronics est devenu le premier pôle industriel français en termes d’investissements.

Grenoble-Isère rassemble sur un territoire restreint une concentration exceptionnelle de talents et de compétences, avec plus de 40.000 emplois dans les technologies de l’information et de la communication dans un rayon de 30 km.

Côté recherche, on compte 8 organismes de recherche nationaux, 4 universités et 4 centres de recherche internationaux, notamment l’ESRF et l’ILL.

Les fortes synergies entre industrie, recherche, université et collectivités publiques ont fait la renommée internationale du modèle grenoblois.

La Fondation ‘’Nanosciences’’ a été créée pour soutenir le ‘’Réseau Thématique de Recherche Avancée’’ (RTRA): “Nanosciences aux limites de la Nanoélectronique”. Ses missions consistent à accroitre le rayonnement international du site grenoblois en Nanosciences et à renforcer l’excellence de la recherche au sein des 32 laboratoires grenoblois de son réseau.

C’est dans le secteur des sciences du vivant et de la santé que les nanosciences connaîtront un impact majeur. Grenoble-Isère est l’un des rares sites en Europe où la multidisciplinarité scientifique permet de réaliser des instruments miniaturisés adaptés à l’étude du vivant, d’étudier la biocompatibilité et l’interface entre le vivant et le matériel électronique, de créer des nano-objets inspirés du vivant et d’envisager un ensemble d’applications des nanotechnologies à la santé, pour développer de nouveaux outils de diagnostic et de nouvelles approches thérapeutiques.

La multidisciplinarité entre médecine, biologie, chimie, mathématiques, physique, informatique, micro-nanotechnologies fait de la région grenobloise, avec Lyon, un réservoir de complémentarités dont l’ambition commune est de devenir un des cinq premiers sites européens en biotechnologies dans les prochaines années.

Grenoble-Isère bénéficie d’atouts importants dans les ‘’sciences de la vie’’ avec plus de 2.000 emplois uniquement dans la recherche publique (presque autant pour le secteur privé), un tissu industriel diversifié de 7.400 emplois et un enseignement supérieur de qualité totalisant plus de 5.000 étudiants.

La convergence de disciplines et de technologies multiples propres aux sciences de la vie se traduit dans la variété des domaines d’activités représentés par les acteurs de la recherche et de l’industrie dans le département.

Les entreprises iséroises, créées dans les 10 dernières années, et issues, pour beaucoup, du transfert de technologie de laboratoires de recherche grenoblois, témoignent de la diversité des thématiques et de la vitalité de Grenoble-Isère dans ce secteur d’activités, riche de potentialités: ingénierie de la cellule, immunologie, bio puces et microsystèmes, protéomique, robotique médico-chirurgicale et imagerie.

Les nano-biotechnologies sont issues d’un vivier de compétences de premier rang. En effet, Grenoble-Isère accueille des instruments scientifiques parmi les plus importants au monde pour observer la matière, l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility), l’ILL (Institut Laue Langevin), l’EMBL (European Molecular Biology Laboratory), des centres de recherche universitaires associée avec le CEA, le CNRS, l’INRIA, l’INSERM et l’Université Grenoble Alpes (Joseph Fourier), en recherche fondamentale et en recherche clinique, des formations universitaires professionnalisantes et doctorales d’un excellent niveau et un CHU, 10ème en France pour son activité sanitaire, très intégré dans l’environnement scientifique local et régional.

L’industrie privée, impliquée auprès de la recherche publique dans des projets novateurs au sein des pôles de compétitivité tels que: MINALOGIC, LYONBIOPOLE, MINATEC, INOVALLEE et des programmes de recherche européens, compte des spécialistes du diagnostic comme Bio Mérieux et Roche Diagnostics, de l’instrumentation médicale tels que BD, Trixell, de l’informatique médicale comme Technidata, Cogenics et Praxim, de nombreuses start-up innovantes comme Protein’eXpert et PxPharma, Mellitech, ImmunID, et des sociétés importantes comme STMicro-electronics, SOITEC, Rolls Royce, HP qui toutes bénéficient d’un environnement universitaire et scientifique local exceptionnel.

ALAIN CARIGNON VEUT APPORTER UN NOUVEAU SOUFFLE

Le grand défi de demain consiste à mettre en marche ce potentiel exceptionnel afin de renouer avec les grandes implantations industrielles ou de recherche qui lui sont liées. Car depuis 20 ans Grenoble a simplement bénéficié de sa masse critique élevée dans le secteur pour poursuivre son activité. Elle n’a plus bénéficié de saut qualitatif et quantitatif .

Alain Carignon souhaite organiser une veille entre les différents grands opérateurs locaux présents à l’échelle mondiale pour que notre bassin reprenne son développement par des ” acquisitions” extérieures. Afin de donner un nouveau souffle aux nouvelles technologies et à la recherche grenobloise qui ont été les grandes oubliées de la municipalité grenobloise

1.3.     Quelques chiffres de l’importance de notre région sur le plan international

  • Une forte concentration de compétences de très haut niveau 100% tournées vers l’innovation:

25 000 actifs travaillent dans la recherche. Avec 7,1% d’emplois en conception-recherche, Grenoble compte la plus forte densité d’emplois de chercheurs de France devant Toulouse, Paris ou encore Lyon. 1/3 de ces emplois relève de la recherche privée.

A cela s’ajoute 8,3% d’emplois ingénieurs, soit la 2ème concentration la plus élevée en France après Toulouse (8,5%) et devant Paris (7,7%)

  • Plusieurs chercheurs de Grenoble ont obtenu les plus hautes distinctions dans leur domaine:

3 prix Nobel de Physique (1961,1970, 1985), 2 prix Nobel de chimie (2009, 2012), 1 prix Turing (2007), 1 prix Blue Planet (2008), 1 prix Draper (2014).

  • Enfin, 7,69 brevets pour 10 000 habitants ont été déposés en 2012 .
  • Le bassin économique concentre pas moins de 5 grands instruments de recherche internationaux:

ESRF (European Synchrotron Radiation Facility), ILL (Institut Laue Langevin), EMBL (European Molecular Biology Laboratory), GHMLF (Laboratoire National des Champs Magnétiques Intenses) et IRAM (Institut de Radioastronomie Millimétrique).

  • Il réunit également plusieurs laboratoires de recherche de renommée mondiale:

Dont le LETI, le LITEN, l’IBS, le LIG, etc…

Grenoble est une ville résolument tournée vers l’avenir et portée par les jeunes générations. 1 habitant sur 5 est étudiant, dont 42% dans des filières scientifiques. 10,6% sont des étudiants étrangers, soit le taux le plus élevé de France.

2-  PÔLES DE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT

Depuis le lancement en 1956 de ces nombreux instituts de recherches et de laboratoires, la région Grenobloise se caractérise aujourd’hui par l’existence de 3 Pôles d’Activités technico-scientifiques ainsi qu’une alliance entre ‘’Enseignement-Recherche-Industrie’’ (GIANT) qui font d’elle un centre de recherche et développement unique en Europe.

2.1. POLES DE FILIERES D’EXCELLENCE

L’agglomération grenobloise dispose d’une concentration exceptionnelle de laboratoires de recherche et d’entreprises dans des domaines clés, porteurs de gisements économiques immenses.

2.1.1. Microélectronique, Nanotechnologies et Logiciels

Le territoire offre les fondations technologiques, industrielles et scientifiques pour s’affirmer dans les secteurs stratégiques de la Microélectronique, des Nanotechnologies et des Logiciels.

Le programme ‘’Nano 2012’’ représentait un investissement de 2,372 milliards d’euros en R&D et de 1,25 milliard en matériel.

Le secteur pèse près de 40.000 emplois et 3.000 diplômés sortent des Grandes écoles et des Universités chaque année après avoir durant leurs études collaborés avec des industriels de grande renommée.

2.1.2. Biotechnologies et Santé

L’agglomération grenobloise s’affirme aussi comme l’un des cinq pôles européens pour les Biotechnologies et la Santé.

Des équipements structurants tels que ‘’Clinatec’’, qui réunit la recherche technologique et clinique en nano médecine, et le centre européen ‘’Nano Bio’’ valorisent le secteur, consolidé par 200 laboratoires publics et instruments de recherche.

Le cluster santé ‘’Medicalps’’ accompagne le développement de cette filière, qui a généré en 2012 plus de 4 milliards de chiffre d’affaires à Grenoble (BD, Bio Mérieux, Roche Diagnostics, Open Groupe…).

2.1.3. Nouvelles technologies de l’énergie

Les nouvelles technologies de l’énergie représentent elles aussi un enjeu majeur de développement pour la région grenobloise, portées par des acteurs tels qu’Alstom, Schneider Electric, Air Liquide, GEG ou encore le groupe Artélia (ex-Sogréah).

Hydroélectricité, photovoltaïque, pile à combustible mais aussi gestion intelligente de l’énergie (‘’Smart Grids’’) animent cette filière en fort développement avec 12.000 emplois.

2.1.4. Campus GIANT

A Grenoble, le campus ‘’GIANT’’ est une alliance de 8 partenaires qui tissent de nouveaux liens entre enseignement, recherche et industrie, afin de conforter les percées technologiques qui seront sources de nouvelles plus-values sociétales et économiques.

‘’GIANT’’ est structuré pour répondre aux enjeux du futur: les technologies de l’information et de la communication, l’énergie et la santé. Dans ce but, le campus est organisé spatialement en trois centres d’excellence supportés par trois centres de compétence transversaux.

Le principe des centres d’excellence est de réunir en un même lieu, recherche, plates-formes technologiques, enseignement supérieur et industrie. Cet objectif s’est traduit par un projet d’aménagement global incluant de nouveaux programmes de recherche et d’enseignement, la construction de nouveaux bâtiments et la création d’un environnement de vie exceptionnel.

L’objectif du projet ‘’GIANT’’ est de répondre aux grands enjeux auxquels notre société est confrontée:

  • technologies de l’information et de la communication
  • énergies renouvelables et questions environnementales
  • la santé

2.1.4.1. 8 institutions innovantes sont à l’origine du fondement de ‘’GIANT’’

‘’GIANT’’ compte des institutions hautement innovantes:

  • du monde de l’enseignement supérieur:
  • Grenoble Ecole de Management (GEM),
  • Grenoble INP (Institut Polytechnique de Grenoble),
  • l’Université Grenoble Alpes.
  • De 2 grandes institutions de recherche française:
  • le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA),
  • le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS).
  • De 3 laboratoires européens de pointe:
  • L’EMBL pour la biologie moléculaire (European Molecular Biology Laboratory),
  • la source de lumière de l’ESRF (European Synchrotron Radiation Facility),
  • la source de neutrons de l’ILL (Institut Laue-Langevin).

2.1.4.2. Un projet porté par une vision innovante:

  • Dans le domaine de l’information et de la communication, les acteurs de ‘’GIANT’’ sont internationalement reconnus pour leurs compétences en microélectronique, microsystèmes, systèmes embarqués, ordinateurs à haute performance, systèmes multimédia et technologies d’imagerie. Les applications en sont multiples, depuis les produits nomades jusqu’aux équipements médicaux, en passant par l’énergie solaire ou l’électronique de puissance pour les transports.
  • Dans le domaine de l’énergie, les deux principaux axes de travail développés dans ‘’GIANT’’ sont d’une part le développement des nouvelles sources d’énergie neutres en carbone, comme le solaire, la biomasse ou l’énergie nucléaire, et d’autre part le stockage de l’énergie avec dans les transports le remplacement des énergies fossiles par des piles à combustibles et des batteries permettant une plus grande mobilité.
  • Dans le domaine de la santé et du bien-être, la force de ‘’GIANT’’ réside dans des laboratoires de recherche fondamentale travaillant à la compréhension des systèmes biologiques, et dans des équipes scientifiques et techniques dédiées à la conception de nouveaux traitements médicaux plus efficaces et moins intrusifs, et de pratiques médicales reposant sur des technologies complexes (neurostimulation, imagerie médicale, etc…).

Relever de tels défis nécessite de réunir talents et moyens dans un environnement cohérent qui favorise la multidisciplinarité, l’échange, la confrontation d’idées, la réactivité, la diffusion des connaissances et la mutualisation des compétences.

2.1.4.3. Chiffres clés:

GIANT aujourd’hui représente:

  • 6 000 emplois dans la recherche,
  • 5 000 emplois industriels,
  • 5 000 étudiants,
  • 300 habitants,
  • 7 000 publications scientifiques par an,
  • 700 brevets déposés par an.

GIANT demain représentera:

  • 10 000 emplois dans la recherche,
  • 10 000 emplois industriels,
  • 10 000 étudiants,
  • 10 000 habitants.

CEA – DGPro – 17 rue des Martyrs – 38000 Grenoble > http://www.giant-grenoble.org/fr/

2.2. POLES D’INNOVATION

4 pôles d’innovation structurent la recherche de l’agglomération grenobloise.

2.2.1. NANOBIO

Initié en 2001 par le ‘’CEA Grenoble’’ et l’Université Grenoble Alpes (Joseph Fourier) en lien avec le CHU, et avec le soutien financier des collectivités locales, ‘’NANOBIO’’ est un pôle régional d’innovation dans le domaine des micros et nanotechnologies appliquées à la biologie et à la santé. Son objectif consiste à développer de nouveaux outils miniaturisés pour améliorer l’analyse, le diagnostic et la thérapie de nombreuses maladies notamment le cancer.

Les produits et services issus des développements ‘’NANOBIO’’ sont orientés vers l’amélioration de la qualité de vie (santé, environnement, sécurité) par exemple:

Le diagnostic médical (in vitro, in vivo, monitoring).
La recherche pharmaceutique:
Découverte de nouveaux médicaments (screening à haut débit, chimie combinatoire in situ, études de

Toxicité) grâce aux lab-on-chips, puces à protéines,

La vectorisation de drogues.
La recherche médicale et clinique:
Recherche de nouveaux marqueurs tumoraux (protéomique clinique),
Adaptation des traitements.
La recherche en sciences de la vie:
Outils d’analyse en génomique, protéomique, biologie cellulaire,
Instrumentation pour l’analyse des dynamiques cellulaires à l’échelle moléculaire.
La surveillance de l’environnement :
Détection de d’organismes pathogènes (légionnelle, salmonelle..), Suivi de polluants dans l’air et  l’eau.

La défense et la sécurité civile:
Lutte contre le bioterrorisme.
L’agroalimentaire:
Détection de d’organismes pathogènes dans la chaîne de production alimentaire,
Détection de traces d’OGM.
Le secteur vétérinaire.

Les secteurs industriels utilisateurs des technologies ‘’NanoBio’’ sont très nombreux et très variés. Cette diversité garantit une pérennité pour les actions entreprises à tous les niveaux (investissements humains, matériels et immobilier).

Biotech & Pharmas

Biothérapies (protéines recombinantes, cellules souches, culture de cellules neuronales ou fonctionnelles), médecine personnalisée.

Développement de médicaments, façonniers agréés FDA, vaccins, molécules aromatiques.

Implants, Microsystèmes & Prothèses

Dispositifs médicaux miniaturisés implantables et non-implantables (défibrillateurs cardiaques implantables, stimulateurs).

Prothèses, matériaux biocompatibles.

MEMS et nanomatériaux.

Systèmes de délivrance de médicaments (DDS)

Systèmes d’injection et de perfusion, anesthésie, micro-injections.

Packaging.

Nanoparticules, délivrance ciblée de médicaments.

Equipement médical & Instrumentation

Robotique chirurgicale, chirurgie et médecine augmentées.

Imagerie médicale: détecteurs radiologiques, rayons X, gamma, synchrotron, tomographie, imagerie par fluorescence.

Equipement médical pour maintien à domicile: modélisation des espaces et des mouvements, capteurs embarqués ou non-embarqués.

Instrumentation pour laboratoire et recherche, supports de culture cellulaire, cristallographie.

Diagnostics

In vivo: imagerie moléculaire, imagerie préclinique, réactifs, radio-traceurs, marqueurs fluorescents, dispositifs biopsie.

In vitro: nanomatériaux, nanostructures, biomarqueurs, micro-fluidique, bio-puces (puces ADN, laboratoire sur puces, etc.).

Ingénierie & Services

Informatique: logiciels de gestion pour professions médicales et dossier patient, base de données de référence, analyses bio-informatique, modélisation.

Contract Research Organisation (CRO): essais cliniques, accompagnement réglementaire.

Consommables.

Services pour le maintien à domicile.

Les ‘’nano biotechnologies’’ représentent aujourd’hui un domaine majeur de la recherche à travers le monde. En effet les applications possibles concernent non seulement le secteur de la santé mais aussi celui de l’environnement. Ainsi, plusieurs projets menés au sein du pôle ‘’Nano bio’’ visent à mettre au point de nouveaux outils pour l’analyse bactérienne de l’eau, la traçabilité alimentaire, etc…

Son objectif est de créer des échanges entre recherche fondamentale et recherche. Il fédère autour d’une démarche pluridisciplinaire les acteurs de la recherche (plus de 300 chercheurs en biologie, chimie, électronique), de la formation et de l’industrie de l’agglomération grenobloise.

‘’NANOBIO’’ s’inscrit en complémentarité avec les grands projets du site et de la région: Minatec, Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA), et occupe déjà une position charnière entre les deux pôles de compétitivité d’envergure mondiale labellisés par le gouvernement français: Minalogic et LyonBiopole.

Il ambitionne aussi de conforter la place de l’agglomération grenobloise au sein de ces mêmes pôles de compétitivité.

‘’NANOBIO’’ s’articule sur 3 sites, l’un sur Grenoble-Presqu’Ile, dédié au transfert de technologie, avec l’appui du Pôle Santé du CHU, l’autre sur le campus universitaire, en lien avec les chercheurs de l’Université Grenoble Alpes (Joseph Fourier) et le 3ème site est accolé au CHU de La Tronche.

“Polygone scientifique” (Campus Ouest)
Il regroupe les chercheurs en nanoélectronique du LETI et de Minatec et des équipes de recherche fondamentale en physique et biologie communes à plusieurs organismes (CEA, UJF, INSERM, CNRS).
“Domaine universitaire de Saint Martin d’Hères” (Campus Est)
Il concentre de nombreuses équipes de recherche fondamentale en chimie et physique, à l’interface avec la biologie.
“Pôle santé la Tronche” (Campus Est-Santé)
Il regroupe des équipes mixtes UJF/CNRS/INSERM et des équipes du CHU et de l’Institut Albert Bonniot, dont le rôle consiste en particulier à:
Structurer l’activité de transfert de technologie en biologie clinique;
Partager des compétences entre scientifiques et médecins.

Le pôle d’innovation ‘’NANOBIO’’ repose sur une implantation géographique sur 3 sites qui hébergent les différentes plates-formes du pôle: >http://www.nanobio.fr/

2.2.2- MINATEC

‘’MINATEC’’ c’est le 1er campus d’innovation européen en micro et nanotechnologies (l’infiniment petit), grâce à une puissante dynamique de travail collaboratif: mutualisation des moyens et des compétences, proximité entre acteurs, logique de travail en projet, existence de nombreuses plates-formes technologiques.

Unique en Europe, le campus d’innovation pour le micro et nanotechnologies ‘’MINATEC’’ a été initié par le ‘’CEA’’ et ‘’Grenoble INP’’.

La recherche sur les Nano est une discipline fondamentale ce qui veut dire qu’il n’y a pas d’application immédiate mais c’est la première brique pour les futures recherches et applications dans l’optique, la biologie, la mécanique, la micro technologie (puces, circuits imprimés, …), etc…

Une des premières applications a été la création de nouvelles molécules pour un meilleur rendement des cellules photovoltaïques, les lampes led sont issues de la nanotechnologie. Une autre application importante est le téléphone portable, et ce grâce à la recherche sur les processeurs.

Un des buts recherché est de mettre de plus en plus de composants électroniques dans des espaces de plus en plus petits. Cela a permis d’avoir des ordinateurs, téléphones, instruments chirurgicaux et industriels beaucoup plus puissants, plus rapides et surtout beaucoup plus petits et légers.

En 2004 on pouvait fabriquer des puces de 90 nanomètres, en 2006 de 65 nanomètres, en 2007 de 45 nanomètres, en 2009 de 32 nanomètres et en 2012 de 22 nanomètres. En seulement 8 ans cette technologie a permis de stocker 4,5 fois plus d’informations dans une même taille de puce.

Le pôle ‘’MINATEC’’ réunit sur un seul site de 20 hectares chercheurs, industriels et étudiants sur des projets de recherche qui croisent volontiers les disciplines. 2.400 chercheurs, 1.200 étudiants et 600 industriels et spécialistes du transfert de technologie disposent de moyens humains et matériels exceptionnels: 300 M€ de budget annuel, 21.000 employés, 70.000 m² de locaux dont 13.000 m² de salles blanches et 9 plates-formes technologiques pour mutualiser les moyens et lancer des programmes d’innovation communs.

Chaque plateforme est opérée par une équipe permanente dont la vocation est de mener des travaux propres et d’appuyer les projets d’équipes extérieures: formation à l’utilisation des équipements, utilisation des équipements, conseil, expertise, voire conduite en commun des travaux de recherche.

Plateformes amont:

  • PTA – Plate-forme Technologique Amont: intégration de nano-objets et de nanomatériaux.
  • PFNC – Plate-forme de Nano caractérisation: nano-caractérisation par de multiples techniques, préparation d’échantillons.

Plateforme éducation:

  • Plate-forme CIME: plateaux technologiques et salles blanches pour la formation initiale et continue.

Plateformes à vocation industrielle:

‘’MINATEC’’ héberge à la fois des laboratoires de recherche fondamentale (INAC et FMNT) et un laboratoire majeur de recherche technologique, le LETI et bénéficie de la proximité de l’Institut Louis Néel et du RTRA.

Atout supplémentaire important: ‘’MINATEC’’ est situé sur le polygone scientifique, où sont installés de grands organismes nationaux comme le CEA ou le CNRS et de grands instruments internationaux comme l’ESRF (European Synchrotron Radiation  Facility), l’ILL (Institut Laue Langevin) ou l’EMBL (European Molecular Biology Laboratory).

Les équipes du site déposent chaque année près de 350 brevets et signent plus de 1600 publications.

‘’MINATEC’’ donne naissance à de nombreuses start-up dans les secteurs de l’optronique, des biotechnologies, des composants, de la conception de circuits, de la capture de mouvement, etc. Le rayonnement international du campus est dû notamment au rôle actif du ‘’CEA Grenoble’’, en particulier du ‘’LETI’’, reconnu comme un vivier exceptionnel pour l’innovation.

Maison MINATEC – 3 parvis Louis Néel – 38054 Grenoble

> www.minatec.org

2.2.3-   PILSI – Pôle international d’innovation pour les logiciels et systèmes intelligents

La vocation du Centre de recherche intégrative du Pôle international d’innovation pour les logiciels et systèmes intelligents ‘’PILSI’’, est de réunir dans un même lieu des industriels engagés dans la compétition internationale ainsi que des scientifiques et des technologies de haut niveau pour accélérer la mise sur le marché de produits et services innovants.

Le Pôle international Logiciels et Systèmes Intelligents ‘’PILSI’’ s’attache à attirer les meilleurs talents à Grenoble pour atteindre une masse critique de compétences, propice à développer de nouvelles synergies avec les partenaires industriels. Dans le cadre du Plan Campus, le ‘’PILSI’’ est aussi l’un des 8 pôles d’innovation proposés par le collectif d’universités et d’organismes de recherche grenoblois.

Les acteurs principaux du ‘’PILSI’’ sont:

  • 3 grands organismes de recherche publics nationaux: CEA, le CNRS et l’INRIA;
  • 2 universités : Grenoble INP et Université Joseph Fourier;
  • 9 Filières d’enseignements: 4 écoles d’ingénieurs (Ensimag, Phelma, Génie Industriel, Polytech Grenoble), 2 IUT et 3 écoles doctorales (ED MSTII, ED EEATS, et ED ISCE);
  • 1 Pôle de compétitivité: Minalogic.

Chiffres clés:

  • 14.700 m² de locaux neufs dédiés à la recherche;
  • 4.500 m² de bâtiments rénovés pour la formation;
  • A terme 1000 chercheurs et personnels de recherche;
  • L’Etat participe à hauteur de 400 millions d’euros;
  • La Métro, communauté d’agglomération grenobloise, finance à hauteur de 5,4 M d’euros.
Le bâtiment recherche du ‘’PILSI’’ au sein du campus universitaire de Grenoble

SMH: 15.000 m² de bureaux, d’espaces de séminaires et de colloques, de plateformes d’expérimentation, équipé d’un DataCenter particulièrement innovant dans sa maîtrise de l’impact environnemental. > http://mi2s.imag.fr/pilsi

2.2.4-   GreEn-ER (Grenoble énergie – enseignement et recherche)

‘’GreEn-ER’’ est un pôle d’innovation de dimension mondiale sur l’énergie et les ressources renouvelables créé en 2012 et installé 21 rue des Martyrs à Grenoble, au cœur du polygone scientifique.

Porté par l’Université de Grenoble et piloté par Grenoble INP, la première pierre d’un bâtiment de 22.000 m2 a été posée le 2 septembre 2013. Il accueille 1.450 étudiants et 550 professeurs et chercheurs [].

Le bâtiment mis en service à la rentrée 2015 est une concrétisation du premier partenariat public privé faisant partie des investissements du Plan Campus de rénovation des universités et signé le 20 juillet 2012. La mission de ce pôle de compétitivité est de relever les défis de la production d’énergies renouvelables et de s’intéresser aux questions du stockage, de la maîtrise et de l’efficacité énergétique. L’édifice en lui-même devra être exemplaire sur le plan de la consommation d’énergie, et doit afficher une consommation d’énergie 35% en dessous des exigences de la réglementation thermique 2012.

GreEn-ER regroupe des formations d’ingénieurs portées par Grenoble INP, l’Université de Grenoble Alpes et Grenoble École de management[5]. Dès le mois de septembre 2015, l’école nationale supérieure de l’énergie, l’eau et l’environnement a intégré ces nouveaux locaux de type “bâtiment intelligent”. Elle profite de ce nouveau site pour étendre son offre d’apprentissage en proposant une formation en alternance « ingénierie de la production et de la fourniture d’énergie » en lien avec les laboratoires de la région.

Le G2E lab (Grenoble Electrical Engineering) est également installé dans cet édifice.

2.3. POLES DE COMPETITIVITES

Territoire de pointe, la région grenobloise n’accueille pas moins de 5 pôles de compétitivité, dont 2 mondiaux et 1 à vocation internationale.

2.3.1-   MINALOGIC

‘’Minalogic’’, labellisé pôle de compétitivité mondial en 2005, est centré sur le numérique alliant la micro-nanoélectronique, la photonique et le logiciel. ‘’Minalogic’’ s’adresse à tous les secteurs d’activités, y compris traditionnels: santé, énergie, mobilité, bâtiment, usine du futur…

Le pôle accompagne ses adhérents dans leurs projets d’innovation et de croissance, afin de booster leur objectif de développement et de rayonnement au niveau mondial.

Les technologies, produits et services développés par les acteurs de l’écosystème s’adressent à tous les secteurs d’activités (TIC, santé, énergie, usine du futur…), et couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur numérique, en alliant la micro-nanoélectronique, la photonique et le logiciel.

Chiffres clés:

Plus de 300 membres, dont:

  • 270 entreprises, dont 89% de PME & ETI;
  • 16 centres de recherche et universités;
  • 15 collectivités territoriales;
  • 16 organismes de développement économique et autres organisations;
  • 2 investisseurs privés.

397 projets labellisés & financés :

Depuis son lancement, ‘’Minalogic’’ comptabilise 397 projets labellisés et financés à hauteur de 768 millions d’euros de subventions publiques, et dont l’enveloppe globale de R&D représente plus de 2 milliards d’euros.

56 projets finalisés:

Avec des retombées quantifiables:

  • 417 millions de budget;
  • 154 millions de subventions;
  • 156 brevets;
  • 497 publications, dont le tiers internationales;
  • 612 postes créés;
  • Un effort total de près de 2.500 hommes années;
  • Un investissement matériel et structurel de plus de 187 millions d’euros;
  • Un chiffre d’affaires directement lié aux projets de:
    • 100 millions d’euros, déjà générés;
    • 1.250 millions d’euros, au cours des 3 premières années;
    • 3.500 millions d’euros, plus de 3 ans après le projet;

… et déjà 37 produits identifiés, commercialisés ou en voie de commercialisation.

Le marché mondial de la Haute Technologie est très concurrentiel et il est impératif de soutenir ce secteur.

Le pole ‘’MINALOGIC’’ profite à des industriels qui y participent activement. De nombreux partenariats se sont formés, comme par exemple:

  • CEA LETI (1.700 personnes) ßà STMicro-electronics (6.000 personnes)
  • CEA LITEN (800 personnes) ßà E2V (340 personnes)

On constate qu’une synergie existe entre la recherche publique, les entreprises et les universités.

Grace à ces pôles de compétitivités plus de 3.000 étudiants sont formés chaque année.

Une telle synergie a des retombés humaine et économique très importante pour Grenoble et sa région. Pour exemple, rien que pour la société STMicroelectronics Rhône Alpes c’est :

  • 6.500 emplois directs,
  • 2.250 emplois indirects,
  • 8.800 emplois induits,
  • Soit un total de 17.050 personnes.

Pour rappel:

1 emploi direct et 1 emploi indirect sont liés à la conception et fabrication d’un produit par une société.

L’emploi indirect c’est généralement de la sous-traitance confiée par la société à des fabricants / transporteurs/emballeurs locaux.

Quant aux emplois induits qui sont générés par les emplois directs et indirects, il s’agit des emplois nécessaires aux besoins quotidiens des employés de ces sociétés: alimentation, habillement, transports, divertissements,…

Site de Grenoble: Maison Minatec – 3 Parvis Louis Néel – 38054 Grenoble

Bâtiment Totem Digital Grenoble: 16 boulevard Maréchal Lyautey – 38000 Grenoble

Site de Saint-Etienne: Bât. des Hautes Technologies – 20 rue Benoît Lauras – 42000 Saint-Etienne – > www.minalogic.com

2.3.2-   INOVALLEE

Cette zone d’activité scientifique située sur la commune de Meylan, est le fruit de la politique de Recherche et Développement de notre région.

Terre d’innovation par essence, ‘’INOVALLEE’’ est un lieu où l’excellence scientifique et technologique construisent brique après brique le monde connecté de la révolution numérique en marche. En 40 ans, ce sont plus de 300 start-up qui sont nées et se sont développées sur son territoire, s’appuyant sur la force d’un écosystème dynamique où collaborent centres de recherche, TPE/PME et grands groupes internationaux pour déployer leurs ailes.

Acteur majeur de Digital Grenoble, avec plus de 8000 emplois dans les smart-technologies, ‘’INOVALLEE’’ se positionne plus que jamais comme un pôle d’excellence numérique offrant aux entreprises digitales les conditions optimales de leur développement.

‘’INOVALLEE’’ est composée de 3 parties:

  • Le pôle Informatique (ou Nouvelle Technologie),
  • Le pôle Nanotechnologie,
  • Le pôle Industriel.

Ce pôle a vu le jour en 1971 et s’étend sur une superficie de 110 Hectares. Il s’est graduellement étoffé avec l’arrivée de nombreuses et importantes entreprises comme suit:

  • 1978: Le Centre Norbert Segard (centre de recherche en informatique) qui deviendra Orange LABS,
  • 1980: ZIRST (1), implantation de 58 sociétés avec plus de 2.000 emplois directs,
  • 1983: ZIRST (2), plus de 100 Sociétés présentes avec 3.000 emplois directs,
  • 1992: ZIRST (3), plus de 200 Sociétés présentes avec 5.000 emplois directs,
  • 2005: un nom est alors donné à ce pôle technologique = INOVALLEE,
  • 2013: INOVALLEE compte 340 sociétés avec 10.200 emplois directs.

Un tissu économique varié et des entreprises petites par la taille, mais grandes par l’ambition, sont installées à ‘’INOVALLEE’’.

  • De grands groupes internationaux: Schneider Electric IT France, Capgemini, Eaton, Rolls Royce, Open,…De prestigieuses start-up: Teem Photonics, Zeugmo, Kalray, Arturia, Hydroquest,…
  • Des PME leaders dans leur domaine: GEA, Tornier, Metrologic Group, Cedrat, Digigram…
  • Des centres de recherche reconnus: Orange labs, INRIA, Oracle,…

Avec la SAMES, dont l’activité est la pulvérisation de peinture par effet électrostatique (dont les avantages sont: le gain de temps dans le séchage – 1 minute et l’économie de peinture car grâce à cette technique les gouttes de peinture sont toutes attirées par le support à peindre) c’est l’arrivée de la technologie du 21éme siècle.

En 2015 INOVALLE en chiffres c’est: 11.174 d’emplois directs et 362 entreprises (principalement du numérique).

En 2014, selon une étude réalisée sur les entreprises installées à INOVALLEE, il ressort que 45% du chiffre d’affaires des sociétés qui y sont implantées, est réalisé en Rhône Alpes, 35% au niveau national et 20% au niveau international. Ceci montre que grâce à ce Pôle Technologique, notre région bénéficie de retombées économiques importantes.

2 points importants sont à relever dans cette étude:

– Plus il y a eu d’installations de nouvelles entreprises du numérique à INOVALLEE, plus d’autres entreprises ont été attirés pour s’y implanter aussi.

– En 2014, 857.000 personnes, soit 4.000 personnes/jour, sont venus en transport en commun dans ‘’INOVALLEE’’. C’est un nombre important qui prouve l’intense activité de ce Pôle Technologique.

Il est indéniable que les subventions publiques versées durant ces 40 dernières années pour lancer ce Pôle Technologique, ont été grandement profitables à notre région. La synergie entre les fonds publics et privées, la volonté politique, l’innovation des entreprises et le travail des entrepreneurs et leurs employés, ont fait de la région Grenobloise la ‘’Silicone Vallée Française’’.

2.3.3-   BIOPOLE

En tant que pôle international dans les micro-nanotechnologies et les logiciels, la région grenobloise offre les conditions idéales au déploiement de la filière des technologies médicales.

Elle concentre des compétences exceptionnelles dans le secteur de la recherche et bénéficie d’une grande capacité d’innovation illustrée par le dynamisme des nombreuses start-up et groupes internationaux présents. Il peut également s’appuyer sur des structures comme Lyonbiopôle, Medic@lps, Tasda, ou les pôles de compétitivité Minalogic pour accompagner et fédérer les acteurs du secteur.

Alors que le nombre de médicaments mis sur le marché tend à diminuer depuis une dizaine d’années, les technologies médicales progressent de 10% chaque année, représentant aujourd’hui un marché de près de 200 milliards d’euros. En croissance constante depuis 50 ans, celui-ci est principalement détenu par une dizaine d’entreprises au niveau mondial, dont quatre sont implantées en Isère (GE Healthcare, Becton Dickinson, Roche Diagnostics et Covidien). A côté de ces grands noms, on trouve sur le territoire des entreprises comme Tornier, leader de la prothèse d’épaule et de hanche, Trixell, leader mondial de l’imagerie par rayons X, ou encore BioMérieux qui développe des solutions innovantes pour le diagnostic in vitro.

‘’Lyon Biopôle’’, labellisé pôle de compétitivité en 2005, se focalise sur les maladies infectieuses humaines et animales, depuis le diagnostic jusqu’au traitement en passant par la prévention (vaccins).

Le pôle de compétitivité ‘’Lyonbiopôle’’ se positionne aujourd’hui comme l’animateur et le guichet unique de la santé en région Rhône-Alpes. L’Université ‘’IDEX Grenoble Alpes’’ (Joseph Fourier) en est l’un des partenaires membres principaux.

La vocation du pôle est de soutenir l’émergence et le développement d’innovations technologiques, produits et services pour une médecine personnalisée au bénéfice des patients.

Ses 4 domaines d’actions stratégiques:

  • Les médicaments à usage humain,
  • Les médicaments vétérinaires,
  • Le diagnostic in vitro,
  • Les dispositifs médicaux et technologies médicales. 

Son positionnement

Focalisé à sa création en 2005 sur les maladies infectieuses, ‘’Lyonbiopôle’’ soutient aujourd’hui les projets et les entreprises du secteur des Sciences de la Vie sur d’autres thématiques comme le cancer, les problématiques de nutrition, de métabolisme ou encore les pathologies du système nerveux.

Son rôle:

Rassembler une communauté de 190 acteurs dont:

  • 5 industriels, leaders mondiaux sur leurs marchés, dont 4 membres fondateurs du pôle: Sanofi Pasteur, BioMérieux, Merial, Becton Dickinson,
  • 17 Centres de compétences dont l’INRIA, GEM Grenoble, EM Lyon, INSERM, CNRS, ECL, INSA, ENS,
  • 4 Centres hospitalo-universitaires de la région Rhône-Alpes dont le CHU Grenoble, CEA et l’Institut Laue-Langevin de Grenoble,
  • 3 Universités: Lyon, Grenoble et Saint Etienne,
  • 5 Organismes Thématiques: Fondations FINOVI et NEURODIS, CENS, OPERA, IRT Bioaster
  • 168 PME et ETI innovantes.

Ses infrastructures:

  • Laboratoire P4 Jean Mérieux Lyon,
  • ESFR (Synchrotron Grenoble),
  • Institut Laue-Langevin Grenoble,
  • EMBL Grenoble,
  • Centre Européen de RMN Haut Champ,
  • Laboratoires de l’OMS (2),

Son offre d’accompagnement:

  • Stimuler l’innovation
  • Accompagner le développement des PME
  • Se développer à l’international
  • Proposer une offre d’infrastructures de haut niveau

‘’Lyon Bio pôle’’ dispose de 3 infrastructures pour réaliser ses missions.

1- Le Centre d’Infectiologie

Le Centre d’Infectiologie de ‘’Lyonbiopôle’’ a ouvert ses portes le 1er avril 2009   dans le bâtiment Domilyon à Lyon-Gerland, au cœur du Biodistrict. Véritable ‘’hôtel à projets’’ de 1 920 m2, il comprend des laboratoires clés en main (P2 et P3), une offre de services supports qualifiée et des équipements mutualisés.

Cette infrastructure est dédiée à l’hébergement des projets de R&D. Plein à 100 % depuis son ouverture, le CI accueille aujourd’hui 6 équipes.

Les équipes sont accueillies pour trois ans afin de développer leurs recherches et leurs projets. Au terme de cette période, elles pourront reconduire leur bail pour trois années supplémentaires afin de mener à bien leur programme de recherche, ou quitter le centre pour laisser ainsi la place à un autre projet.

 Les chiffres clés du Centre d’Infectiologie:

  • 5 M€ d’investissements pour construction/aménagement,
  • 2 M€ d’équipements de laboratoires,
  • 1.920 m² de laboratoires P2/P3 dont:
    • 7 modules de laboratoires à environnement contrôlé. Chaque module est composé de: 2 laboratoires P2, 1 laboratoire à empoussièrement contrôlé, 1 laboratoire standard et d’une zone de bureaux en open space,
    • 2 plateformes P2 contenant deux laboratoires de type P2, pouvant être loués sur demande,
    • 1 plateforme P3 contenant trois laboratoires de type P3, pouvant être loués sur demande,
    • 250 m² d’espaces mutualisés comprenant : 1 salle de congélateurs à -80°C, 1 local informatique, 1 laverie, 1 chambre froide, 1 salle de réunions, 1 stock, 1 local gaz et azote liquide, 1 local déchets, 1 chambre noire et 1 cafétéria.

2- ACCINOV

Unique en Europe, la plateforme ‘’Accinov’’ a été spécialement conçue pour des sociétés de biotechnologies qui développent des technologies de rupture et des produits ou services innovants. L’objectif est de permettre aux sociétés hébergées de développer leurs projets dans le temps le plus court possible, dans des locaux industriels et répondant aux standards de qualité du secteur.

Les équipes se focalisent ainsi sur le développement de leurs produits et services et l’équipe d’Accinov intervient pour veiller au bon fonctionnement technique des infrastructures et fournit un accompagnement global grâce à une offre de services intégrée (assurance qualité, responsabilité pharmaceutique).

Accinov propose deux offres distinctes pour accompagner les entreprises dans leur projet:

  • Une offre de laboratoires/salles propres de 20 et 50 m² parfaitement adaptée à des activités analytiques, de culture cellulaire, de développement de procédés ou de production de dispositifs médicaux. L’offre est associée à un ensemble de services de support qualité, opérationnel, laboratoire et technique.
  • Une offre spécifique pour des activités de bioproduction pharmaceutique au grade clinique avec des modules privatifs de 200 m², au cœur d’un établissement pharmaceutique. Ces modules apportent un environnement industriel qualifié et contrôlé, notamment pour le traitement d’air et la production d’eau purifiée, et bénéficient d’une gestion pharmaceutique conforme aux Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF).

‘’ACCINOV’’ compte aujourd’hui 3 équipes de l’Institut de Recherche Technologique Bioaster et 5 PME: Avegem, Alma Bio Therapeutics, CYTOSIAL Biomedic, BioSellal, System C Industrie/Bioprocess Systems.

Les chiffres-clés:

  • 6.500 m² de laboratoires, unités de bio production et de bureaux,
  • 24 laboratoires P2,
  • 3 unités de bio production P2 de plus de 200 m² chacune,
  • 1 établissement pharmaceutique au cœur du site géré par Accinov,
  • Plus de 2 000 m2 d’espaces mutualisés,
  • Investissement total de 19.5 M€.

3- Le Business Center

Au sein du bâtiment Domilyon et au cœur du Biodistrict Lyon-Gerland, le Business Center de Lyonbiopôle, propose aux entreprises une solution d’accueil pour l’implantation de leurs équipes administratives et commerciales avec une offre composée d’espaces bureaux et de salles de réunion.

Aujourd’hui, 8 structures sont installées au sein du Business Center: Chrysalis Biotech, Clara, Eclosion France, Elsalys, Platine Pharma Services, Transgene, I-Care Cluster et Bioaster.

Les chiffres clés du Business Center

  • 930 m² d’espaces bureaux,
  • 7 salles de réunions.

Bâtiment Domilyon – 321, avenue Jean Jaurès – 69007 Lyon > wwww.lyonbiopole.org

2.3.4-   TENERRDIS

Le pôle de compétitivité ‘’TENERRDIS’’ (Technologies Energies Nouvelles, Energies Renouvelables Rhône-Alpes, Drome, Isère, Savoie pour le développement des nouvelles technologies de l’énergie) a pour ambition de développer en Rhône-Alpes l’ensemble de la filière économique des nouvelles énergies (solaire, hydraulique, pile à combustible, efficacité énergétique, etc…) en stimulant les partenariats de R&D entre entreprises, centres de recherche publics et privés, centres de formation, acteurs économiques et institutionnels, afin de générer des projets innovants porteurs de création d’activité et d’emplois.

Les industriels du pôle ‘’TENERDDIS’’ représentent près de 100.000 emplois en Rhône-Alpes et certains d’entre eux sont des acteurs majeurs à l’international: Schneider Electric, Alstom, MGE, Photowatt, Tenesol, Gaz de France, EDF…

  • ‘’TENERRDIS’’ a 5 programmes pour développer un bouquet énergétique diversifié futur, avec des applications visant des marchés de masse tels que le bâtiment et les transports, comme suit:
  • Solaire et bâtiment: Optimiser la gestion globale de l’énergie dans les bâtiments, en améliorant leur efficacité énergétique et en ayant recours à l’énergie solaire photovoltaïque (électricité) et thermique (eau chaude, chauffage, pompe à chaleur et climatisation).
  • Gestion des réseaux: Améliorer à l’échelle d’un bâtiment ou d’un territoire, l’efficacité et la sûreté des réseaux de distribution d’énergie en tenant compte de la diversité des sources et de la capacité des usagers à revendre leur production d’électricité
  • Biomasse: Produire des carburants, de l’électricité et de l’hydrogène à partir de la filière de traitement thermochimique de la biomasse forestière.
  • Hydrogène et piles à combustible: Développer des transports propres par utilisation de piles à combustible et d’hydrogène, et produire l’hydrogène à partir d’énergies renouvelables (électrolyse, gazéification de biomasse).
  • Hydraulique: Accroître l’efficacité des équipements, améliorer la maîtrise et la gestion de la ressource en eau, promouvoir de nouveaux concepts de machines, satisfaire aux normes et se positionner sur de grands marchés étrangers.
  • ‘’TENERRDIS’’ dispose de 4 plateformes de compétences pour favoriser la collaboration entre les partenaires des programmes d’action INES (l’Institut National de l’Energie Solaire), au cœur des acteurs du solaire et du bâtiment, regroupe trois départements: INES – Education (information et sensibilisation), INES – RDI (recherche public/privé) et INES – Démonstration (pilotes technologiques):
  • PREDIS: Ce centre européen d’innovation et de formation sur l’énergie distribuée regroupe des plates-formes technologiques organisées autour du triptyque fédérateur formation / recherche / diffusion (Grenoble INP, UJF, UPMF, CNRS, CEA) fortement mis en avant par la Région durant ces dernières années.
  • BIOMASSE: Cette plateforme en projet a pour objectif de réunir les moyens d’essais permettant le développement des technologies de gazéification de biomasse ligno-cellulosique pour ses diverses utilisations énergétiques: cogénération électricité/chaleur, production de carburants de synthèse, production d’hydrogène.
  • PACLAB: Centre d’Excellence Européen pour le développement des piles à combustibles et des technologies de l’hydrogène. Ce centre, en projet, s’appuiera sur les nombreux moyens d’essais et de qualification des composants et des systèmes développés par le CEA et Grenoble INP.
  • HYDRO: Le Centre de recherche et d’essais de machines hydrauliques de Grenoble (CREMHyG) de Grenoble INP, développe des moyens d’essai et de mesure pour analyser les performances hydrauliques et les instationnarités des écoulements cavitants dans les turbomachines au niveau de l’énergie hydroélectrique (turbine, turbine pompe), en partenariat avec de grands constructeurs comme Alstom.
  • Le Club de Gouvernance définit la stratégie et la mise en place des projets du pôle ‘’TENERRDIS’’. Il est composé de:

6 industriels de la filière des nouvelles technologies de l’énergie:

3 centres de recherche scientifiques et académiques:

2 collectivités territoriales:

Chiffres clés:

  • Depuis sa création, le pôle ‘’TENERRDIS’’ a labellisé 603 projets de recherche et développement collaboratifs et démonstrateurs
  • 234 projets et démonstrateurs d’un budget global de 1,6 Md€ ont été financés à hauteur de 500 M€ par l’Etat et les collectivités territoriales
  • Le pôle compte 182 adhérents, dont 58% de PME

Répartition du nombre de projets financés par filière:

275 acteurs industriels partenaires de ces projets, dont 55% de PME innovantes

TENERRDIS: Polytec – 19 rue des Berges – 38024 Grenoble  > www.tenerrdis.fr

2.3.5-   AXELERA

L’ambition d’AXELERA, le pôle de compétitivité Chimie-Environnement Lyon et Auvergne-Rhône-Alpes, est de créer de la valeur en faisant émerger des solutions innovantes et compétitives pour l’industrie à la confluence de la chimie, de l’environnement et de l’énergie, et rayonner au niveau international à partir d’un fort socle régional.

Un réseau puissant, des compétences multiples:

‘’Axelera’’ coordonne les acteurs de la recherche et de l’industrie de la chimie et de l’environnement. Le pôle composé de 265 membres dont la moitié de PME, a déjà labellisé plus de 165 projets.

Le pôle ‘’AXELERA’’ est un réseau de plus de 320 adhérents, associant des entreprises (PME, ETI, groupes), des laboratoires de recherche et des organismes de formation de la filière chimie-environnement.

‘’AXELERA’’ rassemble ainsi de multiples compétences:

  • Fabricants de matériaux, substances et produits finis,
  • Equipementiers, ensembliers, intégrateurs,
  • Services à l’industrie (génie des procédés, efficacité énergétique, réglementaire),
  • Services à l’environnement : eau, air, sol, déchets,
  • Laboratoires et centres techniques en chimie et environnement.

5 axes stratégiques, une offre de services complète:

Le pôle ‘’AXELERA’’ fédère ses adhérents autour de 5 axes stratégiques:

  • Les matières premières renouvelables,
  • L’usine éco-efficiente,
  • Les matériaux et produits pour les filières industrielles,
  • Le recyclage et la recyclabilité,
  • La préservation et restauration des espaces naturels et urbains.

Il propose une offre de services complète pour accompagner le développement de ses adhérents:

  • accompagnement à l’innovation,
  • aide au développement économique,
  • accompagnement à l’international,
  • mise en réseau,
  • évolution des compétences et formation.

Une forte dynamique d’innovation, un acteur du développement territorial:

Classé parmi les pôles très performants par l’Etat en 2012 et labellisé Gold par l’Union Européenne en 2014, le pôle ‘’AXELERA’’ a enclenché une forte dynamique d’innovation, avec à fin 2015:

  • 260 projets de R&D labellisés par le pôle et financés pour un montant global de 800 M€
  • 8 projets d’implantations et d’équipements labellisés
  • 6 plateformes technologiques labellisées, dont la plateforme chimie-environnement Axel’One

Au travers de ses projets et de ses actions, ‘’AXELERA’’ est par ailleurs un acteur naturel du développement et de l’attractivité du nouveau territoire Auvergne-Rhône-Alpes.

6 membres fondateurs actifs, 7 partenaires financeurs impliqués:

Le pôle AXELERA a été créé en 2005 par 6 membres fondateurs: ARKEMA, CNRS, ENGIE, IFP Energies nouvelles, SOLVAY et SUEZ.

Il est soutenu dans son fonctionnement par 7 partenaires financeurs: l’Etat, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Métropole de Lyon, Grenoble-Alpes Métropole, les Conseils Généraux de la Drôme, de l’Isère, de la Haute-Savoie et de la Loire.

Le pôle de compétitivité chimie-environnement AXELERA a fêté ses 10 ans en juin 2015. 10 ans d’innovation collaborative, de projets, d’événements et de succès stories, construits par l’ensemble du réseau AXELERA.

Quelques chiffres-clés en témoignent:

Projets d’innovation au 31/12/2015

  • 260 projets de R&D labellisés par le pôle depuis 2005, représentant 800 M€ de financements,
  • 7 projets d’implantation et d’équipement labellisés par le pôle,
  • 6 plateformes technologiques labellisées par le pôle.

Adhérents au 31/12/2015 = 322 adhérents dont 245 en Rhône-Alpes (53 Isérois dont Université Grenoble Alpes, IPG, ESRF (Synchrotron), CEA, Schneider, Lafarge, LEPMI, LECA, …) :

  • 137 TPE et PME
  • 24   start-up
  • 22   ETI
  • 42   filiales de groupes
  • 24   groupes
  • 49   centres de R&D
  • 12   centres de formation
  • 11    financiers institutionnels
  • 52 nouveaux adhérents en 2015
  • 1  adhérent sur 2 participe à un projet de R&D collaboratif
  • 3  adhérents sur 4 sont basés en Auvergne-Rhône-Alpes

3-  LES ACTEURS PRINCIPAUX DE CES POLES TECHNOLOGIQUES

4-  CHIFFRES DE L’EMPLOI DU POLE TECHNOLOGIQUE

40.000 Emplois dans les domaines de l’information, de la communication, de la nanotechnologie, dont :

  • 10 000 Emplois dans la recherche en électronique et nanotechnologie,
  • 13 Centres de recherche publique et privé,
  • 10 000 Emplois dans l’informatique dont 5.000 dans la recherche publique,
  • 800 Etudiants.

10.000 Emplois dans le domaine de la biotechnologie, dont :

  • 700 dans l’industrie,
  • 300 dans la recherche publique et privé,
  • 000 Etudiants.

12.200 Emplois dans le domaine de l’énergie, dont :

  • 12 000 dans la recherche publique et privé,
  • 200 Etudiants.

Les emplois indirects (sous-traitance) et les emplois induits (commerce de proximité, divertissement, artisanat) qui profitent des retombés de ce bassin d’emploi, ne font pas inclus dans les chiffres ci-dessus.

A titre d’exemple, selon les études menées sur le terrain par des bureaux spécialisés, c’est 8.800 emplois qui sont induits uniquement par la société STMicroelectronics.

5–  CONSTATATIONS

5.1. CLASSEMENTS

En 2013, le magazine’’ Forbes’’ a placé Grenoble comme la 5ème région la plus innovante du monde derrière: Eindhoven (Pays bas), San Diego (USA), San Francisco (USA) et Malmo (Suède).

Ce classement est dû à 2 faits:

  • Que les entreprises implantées dans la région grenobloise sont très innovantes et actives en ayant déposé 6,23 brevets pour 10.000 habitants contre 7,57 brevets /10.000 hab. pour San Diego et 8,9 brevets /10.000 hab. pour San Francisco.
  • Que la région Grenobloise a réalisé des investissements importants dans des projets ayant permis de grandes avancées scientifiques et technologiques grâce à des synergies entre la recherche, l’enseignement et l’industrie.

Cette excellente place récompense plus largement une culture globale de l’innovation dépassant largement le champ technologique. En effet, la Commission européenne (lors du concours européen de 2013 des villes les plus innovantes: ‘’i-Capital’’ où Grenoble a terminé sur le podium en 3ème place) s’est attachée, à travers ce concours, à prendre en considération la capacité des villes à être innovantes dans les différents champs de l’action publique (environnemental, social, culturel, urbain…) et à diffuser une culture de l’innovation au sein de la population.

A propos du concours i-Capital

Il a été initié par la Commission européenne en 2013. Ce prix récompense la ville qui offre le meilleur ‘’écosystème d’innovation’’, connectant citoyens, entreprises, établissements d’enseignements et de recherche et organismes publics. 58 villes européennes ont participé à ce concours, 6 villes avaient été retenues en phase finale: Paris, Barcelone, Espoo, Groningen, Malaga, et Grenoble. Ce classement vient récompenser l’écosystème d’innovation à partir de la Presqu’île, un projet inédit de développement urbain, d’innovation technologique et d’inclusion sociale initié par la ville de Grenoble. Il s’articule autour d’un campus d’innovation de taille mondiale baptisé ‘’Giant’’ (Grenoble Innovation for Advanced New Technologies) et constitue dès à présent l’un des plus importants programmes d’investissement urbain en Europe.

Puis en 2014 ce fut le au tour de ‘’FDI Intelligence’’ de distinguer la ville comme un haut lieu de l’innovation eu Europe et dans le monde (17ème sur les 25 villes du futur sélectionnées).

5.2. DE NOUVEAUX ENJEUX POUR LES FORMATIONS PROFESSIONNELLES

La révolution du numérique et de l’internet fait émerger de nouveaux métiers ainsi que de nouveaux besoins en compétences. S’agissant d’un enjeu capital, voire même de la survie de toute une nation, l’Etat Français a notamment mis en place un plan de formation pour le développement des compétences nécessaires pour former les ingénieurs du futur.

Cette perspective est à l’origine de la création de nombreux instituts et laboratoires qui accueillent chaque année des milliers d’étudiants, en plus des 2 Grandes Ecoles (INP = École nationale supérieure de physique, électronique, matériaux + École nationale supérieure de l’énergie, l’eau et l’environnement et GEM) de la région grenobloise:

  • Institut Néel,
  • Institut de Biosciences et Biotechnologies de Grenoble (BIG),
  • Institut de biologie structurale (IBS),
  • Institut de microélectronique, électromagnétisme et photonique (IMEP)
  • Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information (LETI),
  • Laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux (LITEN),
  • Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (LPSC),
  • Laboratoire national de champs magnétiques intenses (LNCMI),
  • Laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG),
  • Laboratoire européen de biologie moléculaire (LEBM),
  • Atelier régional de conservation Nucléart (ARCN),
  • Grenoble énergie, enseignement et recherche (GreEN-ER)

6-  LES TECHNOLOGIES DE DEMAIN C’EST QUOI ?

6.1.  INTERNET est l’infrastructure la plus puissante jamais créée.

En permettant l’échange d’idées, l’accès à l’information, Internet dote chaque individu d’une capacité d’action et de création sans précédent et lui permet de travailler avec d’autres individus, sans pour autant avoir à requérir un laisser passer ou une autorisation quelconque. Berners-Lee n’a pas demandé la permission d’inventer le web et tous les internautes n’ont pas eu besoin de lui demander de s’en servir.

Ces valeurs ont fait d’Internet une source inépuisable d’innovation et de renouveau. Appliquées à nos systèmes économiques et sociaux, la force créatrice de ces valeurs pourrait générer de nouvelles solutions sans pour autant nécessiter davantage de relance budgétaire par les Etats. Il est temps d’entrer dans l’ère de l’Internet industriel.

D’abord fantasme pour geeks et chercheurs, la réalité virtuelle s’est finalement concrétisée dans des usages plutôt professionnels. Elle sort à présent de sa marginalité pour prendre un virage bien réel, plus ludique et plus grand public, depuis la présentation du fameux visiocasque Oculus Rift en 2013. Un succès aussi inattendu que fulgurant, remarqué par des géants du Web et de l’électronique, à commencer par Facebook, qui s’est offert la société Oculus VR. Sony travaille aussi sur son propre visiocasque baptisé Morpheus, ce qui donne du crédit à cette technologie et nourrit de plus grandes ambitions.

Chaque jour nous évoluons vers ‘’l’internet du futur’’, c’est-à-dire un réseau planétaire illimité (on parle d’un ‘’village planétaire’’) qui offrira des milliers de services, une sécurité forte, et une connectivité universelle, permettant à tous les objets communicants (ordinateurs, capteurs, téléphones, automobiles…) d’émettre à tout moment des données vers des pairs (p2p: ‘’peer to peer’’), quel que soit l’endroit où ils se trouvent, et ceci grâce à l’utilisation simultanée de multiples technologies (bluetooth, WIFI, UMTS, GPRS, XDSL …). Ce développement considérable représente un immense progrès pour le savoir humain et la communication.

La société et l’économie sont confrontées depuis le début du 20ème siècle à une véritable révolution numérique avec l’émergence, puis l’explosion des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

6.2.  LE NUMERIQUE se révèle de plus en plus comme le centre des innovations majeures qui révolutionnent nos usages et encore plus ceux de demain.

L’accélération des percées scientifiques et technologiques impacte notre quotidien qu’il s’agisse du niveau de vie, de l’accès à la connaissance, des transports, de la santé ou de la sécurité. Tous ces services s’appuient sur des systèmes de plus en plus complexes, interconnectés et rapidement renouvelés.

La compétitivité de l’économie du 21ème siècle et de son industrie s’appuie sur les percées de l’Ingénierie Numérique et sur la diffusion de ces compétences à tous les secteurs économiques.

Réalité augmentée, impression 3D, internet des objets, robots,… le numérique n’a pas fini de nous surprendre et modifier nos manières de concevoir des objets et de les consommer.

Le numérique est d’une très grande influence sur notre vie quotidienne, l’enseignement, le travail, la création, la production… au point qu’il est présent dans tous les domaines.

6.3. PRINCIPAUX SYSTEMES DU FUTUR

6.3.1.   Le ‘’CLOUD Saas’’

Le logiciel en tant que service ou ‘’software as a service’’ (Saas) est la branche la plus connue du ‘’cloud computing’’. C’est un modèle de prestation dans lequel les applications sont hébergées et gérées dans le centre de traitements d’un prestataire de services, payées sur la base d’un abonnement et accessibles par un navigateur via une connexion internet.

Aujourd’hui ce que veulent les entreprises c’est des outils numériques par ‘’briques’’. Le principe est basé sur l’assemblage de plusieurs ‘’briques’’ pour dresser une fonction de l’entreprise. Les entreprises ne veulent plus de salle informatique (Datacenter).

Par exemple, si une entreprise a besoin d’un logiciel de comptabilité, elle l’achète à un service de comptabilité sans se préoccuper de l’infrastructure (locaux, achat de serveur, de disque, gestion du personnel d’exploitation, ….) ce qui donne la possibilité d’aller très vite dans la mise en marche d’une fonction, d’un outil dans l’entreprise.

Donc moins d’infrastructure informatique dans les entreprises, moins de problèmes de maintenance, moins de personnel et le fait de mutualiser les infrastructures dans des centres de données (Datacenter) réduit les couts, et l’impact écologique car meilleure gestion des consommations énergétiques.

De grands groupes se sont lancés dans cette démarche (Google, Amazon, IBM, HP, OVH,…).

Ce que demande aussi les entreprises c’est d’avoir leurs données ‘’proches’’ d’elles afin d’avoir un regard sur celles-ci et pour ne pas les perdre dans les méandres des multiples réseaux informatiques.

6.3.2.   ‘’IdO’’ l’Internet des Objets ou ‘’IOT ‘’ (internet of things)

Après les humains, ce sont les objets qui se mettent à offrir des services aux personnes, avec l'”Internet des objets” (IdO). L’Internet des objets (IdO ou IoT en anglais) représente l’extension d’Internet à des choses (objets) et à des lieux du monde physique. Internet n’a pas fini de dévoiler son potentiel.

Alors qu’Internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l’internet des objets connectés représente les échanges d’informations et de données provenant de dispositifs présents dans le monde réel vers le réseau Internet. L’internet des objets est considéré comme la troisième évolution de l’Internet, baptisée Web 3.0 (parfois perçu comme la généralisation du Web des objets mais aussi comme celle du Web sémantique) qui fait suite à l’ère du Web social. L’internet des objets revêt un caractère universel pour désigner des objets connectés aux usages variés, dans le domaine de la ’’e-santé’’, de la ‘’domotique’’ ou du’’ Quantified Self’’. L’internet des objets est en partie responsable d’un accroissement exponentiel du volume de données générées sur le réseau, à l’origine du Big Data.

Selon une équipe de l’ETH de Zurich avec les smartphones puis un nombre croissant d’objets connectés, en dix ans (2015-2025) 150 milliards d’objets devraient se connecter entre eux, avec l’internet et avec plusieurs milliards de personnes[1]. Ceci devrait générer des volumes de données doublant toutes les 12 heures (contre tous les 12 mois environ en 2015) [1]. L’information issue de ce’’ big data’’ devra de plus en plus être filtrée par des algorithmes complexes, ce qui fait craindre une moindre protection des données personnelles, une information des personnes

Et de la société de moins en moins autodéterminée notamment en cas d’appropriation exclusive de filtres numériques par des entités (gouvernementales ou privées) qui pourraient alors manipuler les décisions.

L’ETH plaide donc pour des systèmes d’information ouverts et transparents, fiables et contrôlés par l’utilisateur.

L’IdO, une opportunité, à condition de penser services

  • C’est un fait, la transformation numérique de notre société et des entreprises est bien en marche et l’IdO est perçue comme un accélérateur majeur. Chaque seconde, 80 nouveaux objets se connectent à internet (étude Oliver Wyman 2015).
  • Accessibles à moindre coûts, les objets connectés seront partout demain.
  • L’enjeu pour les entreprises et les administrations réside dans la capacité à s’appuyer sur ces objets pour développer des services

Le marché des ‘’objets connectés’’ va profiter aux entreprises qui sont actuellement leader sur ce créneau (STMicroelectronics, Soitec, Intel, Motorola, …). Plusieurs entreprises installées à INOVALLEE travaillent depuis longtemps sur ce sujet.

Ces objets devront être connecté de manière simple, avoir des interfaces faciles, intuitives, et donc des nouveaux métiers comme (ergonome, designer processus, …) sont de plus en plus recherchés.

Ce qui est en train de changer avec cette technologie c’est que dans un processus métier, des objets connectés font leur apparition pour aider à la décision grâce à des capteurs, des sondes, ….

Par exemple, l’usage d’Internet connecté a déjà modifié la relation médecin-malade. Mieux informé, le patient est avec son médecin dans un rapport moins ‘’paternaliste’’, davantage tourné vers la ‘’décision partagée’’. Les objets connectés fournissent, eux, non plus (seulement) de l’information générique mais des données sur notre état de santé personnel.

6.3.3.   En plus de toutes les technologies de pointe énumérées ci-dessus

L’ensemble des filières technologiques qui sont présentent dans les pôles de Recherches et Développement de la région grenobloise, œuvrent aussi activement dans de multiples domaines directement liés à notre vie quotidienne (santé, transport, loisirs, sport, sécurité,…), et ce en étroite collaboration avec les industriels.

6.3.3.1.  Applications dans la vie domestique au quotidien

Ainsi des techniques existantes sont améliorées, optimisées et de nouvelles techniques sont mises au point dans le cadre du développement durable, tels que:

  • La mutation du photovoltaïque (le système SmartFlower d’EDF-ENR permet d’optimiser l’usage des panneaux photovoltaïques: le dispositif s’oriente et s’incline selon la course du soleil. Résultat, la production d’énergie augmente de 40% par rapport à une solution fixe. Quand au système OK Wind, il cumule l’atout du photovoltaïque et de l’éolien).
  • Les peintures pour le rafraichissement des bâtiments (un bâtiment émet de la chaleur. Une nouvelle technique propose un revêtement spécial pour les toits afin de faire baisser la température à l’intérieur du bâtiment entre 2 à 3°C).
  • Le coulis de glace pour stocker l’énergie (la Sté ENGIE a amélioré le stockage d’énergie via un générateur de coulis de glace. La réfrigération passe par un échangeur de plaque qui gèle un mélange d’eau et d’alcool, et sert ensuite à la réfrigération des systèmes = baise de 20 à 50% du besoin énergétique d’un frigo installé. Cela représente une solution pour gérer le principe d’effacement chez les distributeurs. À savoir, ne plus s’alimenter sur le réseau, mais subvenir à sa propre consommation d’énergie).
  • Les meubles froids aux parois et portes plus isolantes (verre double vitrage pour meubles froids traités antireflet et dont la performance énergétique a été accrue).
  • La climatisation au CO2 (La climatisation représente un poste énergétique important dans un bâtiment et, pour faire baisser la facture, des solutions utilisant du CO2 débarquent sur le marché. L’avantage de ce gaz c’est qu’il est complètement inoffensif comparé aux autres fluides chimiques utilisés et qui seront tout ou tard interdit pour des questions environnementales, et ce à une pression moins importante et avec une meilleure capacité de froid. Le coût du système Mita, par exemple, est 30 à 40% plus élevé qu’un système standard, mais le ROI est attendu en moins de 3 ans).
  • Les énergies nouvelles: la pile à hydrogène, à combustible, électrique pour les véhicules et les satellites, c’est innover aujourd’hui pour répondre aux besoins énergétiques de demain. Les ressources en pétrole sont limitées et exploitées au même rythme qu’aujourd’hui, et elles finiront par se tarir d’ici 50-60 ans.
  • La protection de l’environnement et des populations (notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre), l’amélioration des rendements de production, le perfectionnement des technologies de stockage de l’énergie: telles sont, entre autres, les défis qui animent au quotidien les ingénieurs œuvrant dans les laboratoires de Recherche et Développement (R&D) du secteur de l’énergie. A l’heure où la communauté internationale cherche à limiter les effets du réchauffement climatique, l’innovation apparait aujourd’hui comme une des meilleures solutions pour répondre aux besoins énergétiques de demain de manière responsable.

6.3.3.2.  Applications pour la santé de tous

A la croisée des domaines de la santé et de la technologie, cette filière regroupe l’ensemble des concepteurs et fabricants de produits médicaux de prévention, de diagnostic, de thérapie et de suivi des soins du patient, ainsi que les entreprises sous-traitantes et les fournisseurs de briques technologiques.

Multidisciplinaire, elle couvre des compétences variées et exploite, pour l’appliquer au domaine du vivant, les progrès récents de nombreuses disciplines (physique, chimie, matériaux, etc…) ainsi que les avancées de l’informatique, des biotechnologies et des micros nanotechnologies.

L’intégration du numérique fait apparaitre de nouveaux outils pour modéliser, étudier et apporter une compréhension plus fine du vivant, améliorant ainsi le diagnostic, le pronostic et les traitements.

La santé personnalisée, qui s’appuie massivement sur les technologies numériques, a vocation à se déployer largement pour offrir au patient une prévention et une prise en charge adaptées. Le vieillissement de la population est également l’un des moteurs du développement des technologies médicales, en particulier pour les dispositifs médicaux communicants.

Les technologies pour la santé contribuent de façon significative aux progrès médicaux. Elles représentent un ensemble hétérogène de produits et services couvrant un champ thérapeutique et opérationnel très étendu: imagerie, diagnostic et bio puces, outils logiciels et robotique chirurgicale, instrumentation et capteurs, implants et prothèses, ‘’e-santé’’ et aide à l’autonomie, etc…

  • Les ‘’nano médicaments’’ sont les médicaments de demain. Leur taille extrêmement petite, en milliardième de mètre, leur permet de mieux cibler les cellules malades et de mieux y concentrer les principes actifs.

D’où un double avantage:

  1. Une meilleure tolérance du patient et donc moins d’effets secondaires;
  2. Un renforcement de l’efficacité de traitement.
  • Les ‘’pacemakers’’ et autres implants miniaturisés et connectés sont d’une aide considérable pour le bien-être des personnes atteintes d’une affection.

Avec le numérique, de plus en plus de mesures peuvent être prises à domicile à partir d’appareils numériques, voire avec un simple smartphone. Il existe de nombreuses applications mobiles pour calculer le rythme cardiaque et on trouve en vente libre des appareils connectés qui enregistrent le poids, la masse graisseuse ou encore la tension. Autant d’outils vitaux qui améliorent le quotidien pourvu qu’ils soient correctement installés et utilisés.

  • La bionique est la science qui recherche, chez les plantes et les animaux, des modèles en vue de réalisations techniques. Elle se base sur l’étude des systèmes biologiques (biomécanique en particulier) pour développer (par bio mimétisme éventuellement) des systèmes non biologiques susceptibles d’avoir des applications technologiques.

La bionique étudie la vie avec l’objectif de comprendre les mécanismes de fonctionnement des organismes vivants et évolutifs afin de pouvoir les appliquer aux créations humaines.

Elle s’intéresse à toutes les capacités des cellules, organismes ou de certaines commutés ou symbioses permettant l’autonomie et l’adaptation évolutive, ou la capacité à trouver et utiliser des sources d’énergie. Une démarche bionique typique étudie un système naturel, interprète le principe puis le transpose dans une réalisation de type industriel. C’est en observant les fructifications de la bardane qui s’accrochaient à ses vêtements que Georges de Mestral eut l’idée de fabriquer le Velcro. Mais Léonard de Vinci faisait déjà de la bionique lorsqu’il s’inspirait du vol des chauve-souris pour ses projets de machines volantes.
Les fonctions et mécanismes permettant le mouvement et la mobilité, autrement dit la locomotion, sont notamment étudiés:

  • chez les animaux (animaux sociaux notamment, pour leurs capacités collaboratives). Les mécanismes de propulsion des poissons, grâce à leurs nageoires et leur queue, ont été observés puis utilisés pour l’amélioration des godilles. Le mode de propulsion aquatique par réaction, chez le Nautilus, la seiche, le calmar, la méduse, la coquille Saint-Jacques ou la larve de libellule est équivalent à celui de la soucoupe plongeante du commandant Jacques-Yves Cousteau qui utilise deux tuyères opposées orientables, assurant à la fois la propulsion par réaction et l’orientation de la soucoupe;
  • chez les plantes. Elles sont en effet capables de mouvements lents (le lierre qui escalade un arbre), moyennement rapides (ex: Drosera enserrant un insecte) ou très rapide (ex : expulsion brutale de graines). Les plantes sont aussi capables de très efficacement animer des flux internes (ex : circulation de la sève jusqu’à des dizaines de mètres de hauteur ou distance par capillarité, ou circulation de fluide cellulaire au moyen de cils vibratiles chez les characées ) sans système musculaire ni nerveux comparable à celui des animaux);
  • chez les bactéries (certaines espèces font preuve de capacité organisationnelle);
  • chez d’autres organismes. Par exemple les myxomycètes capables de produire des colonies mobiles où les individus ont des comportements coordonnés et forment un super-organisme.

La bionique est devenue incontournable en différents domaines:

  • l’intelligence artificielle;
  • la robotique (des robots nageurs à queue de poisson et des robots ‘’insectes’’);
  • les revêtements autonettoyants basés sur les études sur les feuilles de lotus;
  • les revêtements hydro ou aérodynamiques inspirés par la peau de requin;
  • l’aéronautique aussi, dès ses débuts s’est inspirée de la nature: notamment avec le profil canard;
  • la conception de nouveaux casques de protection bioniques adaptés à la structure interne de la tête humaine.

La bionique est également applicable au remplacement de membre ou d’organe du corps humain par un appareil actif électriquement avec un fonctionnement efficace.

7 –  NOUVEAUX ENJEUX POUR LES FILIERES & FORMATIONS PROFESSIONNELLES

Cette révolution numérique et de l’internet fait émerger de nouveaux métiers ainsi que de nouveaux besoins en compétences. S’agissant d’un enjeu capital, voire même de la survie de toute une nation, l’Etat Français a notamment mis en place un plan de formation pour le développement des compétences nécessaires pour former les ingénieurs du futur.

Cette perspective est à l’origine de la création dans notre région de nombreux instituts et laboratoires qui accueillent chaque année des milliers d’étudiants, en plus des 3 Grandes Ecoles (INP = École nationale supérieure de physique, électronique, matériaux + École nationale supérieure de l’énergie, l’eau et l’environnement et GEM) de la région grenobloise:

  • Institut Néel
  • Institut de Biosciences et Biotechnologies de Grenoble (BIG)
  • Institut de biologie structurale
  • Institut de microélectronique, électromagnétisme et photonique
  • Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information
  • Laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux
  • Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie
  • Laboratoire national de champs magnétiques intenses
  • Laboratoire d’informatique de Grenoble
  • Laboratoire européen de biologie moléculaire
  • Atelier régional de conservation Nucléart.

L’indispensable montée en gamme passe par les compétences digitales.

Certaines données chiffrées, cumulées, laissent même craindre l’effet d’une véritable bombe à retardement pour l’innovation: comment innover demain si un jeune sur dix ne maîtrise pas les savoirs de base (calcul, lecture) comme aujourd’hui ? Comment innover demain si nous continuons à ne consacrer que 30 minutes par mois en moyenne à se former ? Comment innover, enfin, si la fertilisation croisée entre l’école et l’entreprise pâtit plus longtemps d’un si faible développement de l’apprentissage: moins de 500 000 alternants dans l’hexagone contre 1,3 million en Allemagne ?

Notre économie n’a plus une minute à perdre pour réussir le défi de l’adaptation des compétences: à l’horizon 2020, ce seront 90% des emplois qui exigeront des compétences numériques. 

L’usine n’avait pas subi pareil bouleversement depuis la révolution industrielle du 19ème siècle.

La récente irruption des outils numériques est en train de modifier considérablement la production industrielle.

Fabrication additive (impression 3D), cobotique (interaction entre un opérateur humain et un système robotique), logiciels de réalité virtuelle, dialogue entre machines (MtoM), Internet des objets: la liste de ces technologies émergentes est longue comme un bras robot articulé.

Cette évolution dite de la fabrication intelligente (smart manufacturing) a été l’objet de la 1ère conférence du même nom, organisée le 28.11.2014 au palais des congrès de Versailles par l’établissement public ‘’Paris Saclay’’ et le pôle de compétitivité ‘’Systematic’’.

8-  QUELLE SERA LA PLACE DE LA FRANCE DANS LE FUTUR ?

8.1. Constatations

Les “données” sont devenues l’or noir du 21ème siècle. La bataille économique  des prochaines années portera principalement sur la capacité des entreprises et des organisations publiques ou privées à analyser, exploiter, valoriser et protéger ces données. La bataille technologique des 5 prochaines années portera principalement sur les applications, les services et les infrastructures qui permettront justement de collecter, traiter, stocker et transmettre ces données: Cloud computing, Big data, plateformes de services, objets connectés, calcul intensif, réseaux. Enfin la bataille stratégique des 5 prochaines années, en France comme en Europe, portera sur la capacité de nos entreprises à transformer leur “business model” pour être en mesure de créer et/ou de capter toute la valeur ajoutée promise par cette révolution à la fois économique et technologique.

  • Un futur français menacé car la ‘’high-tech’’ est le produit des meilleurs cerveaux disposant des meilleurs moyens humains, matérielles et financiers.
  • Il n’y a plus de place pour ceux qui sont seulement bons. Dans un très proche futur il faudra être parmi les meilleurs mondiaux pour être compétitif dans un monde où la très haute technologie régira tous les domaines de notre vie.
  • Il y a des opportunités énormes à saisir pour être parmi les premiers dans le monde du 21ème siècle, mais les heureux élus se compteront sur les doigts d’une seule main. Il n’est pas tard selon certains scientifiques mais il est grand temps d’en prendre pleinement conscience.
  • La Californie (USA) attire les meilleurs cerveaux du monde entier et le système de capital-risque américain met tous les moyens matériels et financiers à leur disposition. Nombreux sont les ‘’cerveaux’’ français qui s’expatrient pour cette seule raison.
  • La Corée a, à ce jour, le meilleur niveau universitaire mondial. De plus le système des conglomérats géants permet de mettre à la disposition des chercheurs tous les moyens nécessaires au développement des hautes technologies.
  • En Californie comme en Corée ou en Chine les chercheurs, développeurs et réalisateurs de projets travaillent beaucoup plus qu’en France.
  • La France est en recul car: sa force intellectuelle stagne, la quantité de travail fournie diminue, et les capacités financières et matérielles mises en jeu bien insuffisantes comparées à celles des USA, de la Corée, de la Chine….
  • Il semble très difficile dans de telles conditions de rester dans la course dans un proche futur et les difficultés de ST Microelectronics, entre autres, en sont la triste illustration.

8.2. Et quelle sera la place de Rhône-Alpes dans le futur ?

Selon l’INSEE, La région Rhône-Alpes se caractérise par une forte présence des fonctions métropolitaines de gestion, conception-recherche, prestations intellectuelles, cultureloisirs, qui représentent 25% des emplois.

Autre atout de la région, le secteur du tourisme emploie 115.500 salariés et se professionnalise. 3ème région touristique de France, Rhône-Alpes bénéficie également d’un tourisme d’affaires à l’année, notamment à Lyon.

De fait, « le rayonnement économique de la région Rhône-Alpes tient en grande partie aux aires urbaines de Lyon et Grenoble », comme le relève l’Insee. L’aire lyonnaise concentre 33% des emplois de la région, celle de Grenoble 13%. Lyon concentre les fonctions de conception (38.000 emplois, en hausse de 56% depuis 20 ans) et de prestations intellectuelles (42.000 emplois, en hausse de 123% depuis vingt ans), par rapport à une augmentation de 23% de l’emploi total. Plus spécialisée sur la recherche, l’aire de Grenoble connaît la même évolution.

« Grenoble et Lyon sont les zones de la région qui ont le mieux résisté à la crise, car ce sont les bassins où se trouvent les technologies d’avenir, telles que les nano et biotechnologies, donc une grande partie des emplois de demain » explique Patrick Lescure (Directeur régional de Pôle Emploi).

2 articles significatifs parus mi 2015 dans résument tout sur la situation de notre pays dans la bataille mondiale du numérique, dans:

1- ‘’Sencampus’’ (Le Chemin de la Réussite): La France se lance dans la bataille du numérique

Le gouvernement français annonce la création de France Université Numérique, une cellule qui doit réinventer la pédagogie à l’heure du Net et mettre 20% des cours des universités en ligne d’ici 2017. Un fonds de financement sera aussi crée.

D’un côté, Harvard, le MIT, Stanford, Oxford, Cambridge qui embrassent la ‘’révolution numérique’’. Ces prestigieuses universités américaines et anglaises proposent désormais leurs cours en ligne et touchent déjà des millions d’étudiants de par le monde, attirés par la qualité et la gratuité.

De l’autre, l’université française, qui fait figure de vieille dame découvrant l’ordinateur. « On est bien en retard », reconnaît la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso.

Alors que 80% des établissements outre-Atlantique disposent de cours en ligne, ils sont moins de 3% en France ! Un retard inquiétant « car la compétition mondiale entre les centres de savoir pour attirer les meilleurs cerveaux du monde se prépare », analyse François Taddei, chercheur à l’Inserm.

Désormais, la ministre de l’Enseignement supérieur entend lancer les universités françaises dans la bataille du numérique. Elle doit annoncer dans les prochains jours le lancement de FUN, « oui, FUN », assume-t-elle, ’’France Université Numérique’’, une structure chargée de piloter la mise au Net des facs françaises. Objectif: 20% des contenus en ligne dans cinq ans. « Pas de Minitel 2 ! », jure Geneviève Fioraso. Mais en mettant sur pied une équipe ‘’d’ingénierie pédagogique’’ au service des facs. Le jargon rebute, mais l’enjeu est majeur: inventer les nouvelles façons d’enseigner car le numérique ne se réduit pas aux équipements ni aux cours en vidéo.

Avec le savoir désormais accessible sur Internet, la relation professeur-étudiant est bouleversée. Et certains, comme le patron de Stanford, un brin provocateur, prédisent la fin des cours en amphi…

2- ‘’Le Point’’: Emmanuel Macron veut préparer l’économie française à ne pas rater la ‘’bataille du numérique’’, et s’attaquer au passage aux “corporatismes” et au “statu quo”.

Le ministre de l’Économie a ébauché lundi les contours de son projet de loi, baptisé #noé, destiné à favoriser les “nouvelles opportunités économiques”, et dont le contenu sera détaillé “mi-décembre”. “Je ferai une première série de propositions à la mi-décembre, puis un point début janvier et il y aura un texte de loi présenté en janvier” en conseil des ministres, a-t-il précisé lors d’une rencontre avec des acteurs de l’économie numérique, à Bercy.

Concernant les participations de l’État, “on doit beaucoup plus investir de l’argent public dans l’innovation et ces nouvelles formes (d’activité) qu’on a évoquées aujourd’hui et beaucoup moins le garder dans des métiers ou des formes d’entreprises classiques”, a-t-il estimé. Emmanuel Macron a également annoncé de nouvelles incitations fiscales pour attirer ou retenir les personnes les plus qualifiées en France.

Globalement, la loi #noé devra “faciliter l’émergence de ces nouveaux modes, de ces nouvelles technologies” qui bouleversent l’économie, faute de quoi la France se contentera d’être un marché comme les autres pour les géants du numérique étrangers, notamment américains. “La logique (de ces annonces) est porteuse d’espoir, maintenant il faut concrétiser, et vite”, a réagi Christelle Martin, déléguée générale du groupement des professions de services, interrogée par l’Agence France-Presse. “Au-delà de la révolution numérique, il faut la révolution des services”, a-t-elle plaidé, saluant la prise en compte de thèmes comme la pluriactivité.

8.3. Comment réagir ?

Le Numérique, l’Internet, le Cloud Computing (ou informatique en nuage) sont des processus mondiaux aussi importants que l’avènement de l’informatique qui reconstruisent totalement, sur la base de nouveaux critères, de nouvelles filières technologiques, qui incluront à terme tous les domaines de notre vie, et modifieront profondément les usages. C’est donc d’une révolution qu’il s’agit, d’une ampleur historique, qui se présente à nous et qui va transformer le paysage français et mondial pour les cinquante prochaines années et non d’une modification des filières actuelles qui y verraient un simple nouveau mode de distribution.

De fait, ces voies devront être pris en compte dans le futur ‘’Conseil National du Numérique’’ (CNN ). Pour gagner la bataille de l’informatique, la France devra remporter non pas une mais trois batailles. ‘’EuroCloud France’’ propose un schéma d’intervention simple et efficace basé sur le tryptique:

  • OFFRE
  • USAGE
  • DISTRIBUTION

La première de ces batailles va consister à réussir à faire émerger des acteurs français capables de devenir des joueurs présents sur la scène mondiale, des champions, en privilégiant de nouveaux acteurs, où ceux qui ont déjà démontré leur capacité à s’engager.

L’esprit entrepreneurial est présent en France, l’imagination ne manque pas, la conscience d’agir sur la scène internationale progresse. Mais la machine qui permet son développement en phase avec une scène mondiale, ne va ni assez vite ni assez puissamment. Appliquer à l’informatique un système qui a échoué à faire émerger des leaders mondiaux dans le secteur logiciel, ne pourra que reproduire le même résultat. Pour cela, l’esprit public, outre appliquer au Cloud un schéma spécifique, devra également se départir d’un mode de pensée qui infantilise l’innovation, en pensant que les entrepreneurs français doivent chercher leur salut auprès de grands groupes, qu’ils doivent trouver un ‘’papa’’. ‘’Google’’ ou ‘’Facebook’’ ont-il été cherchés leur salut auprès de Microsoft ou d’IBM ? Evidemment non.

  • L’enjeu est d’abord national mais aussi local. Il faut, entre autres, absolument qu’il y ait un retour à la culture de l’excellence, mettre fin à la semaine de 35 heures et que les moyens matériels et financiers soient réorientés en masse vers l’industrie au lieu de les consacrer à l’administration et au fonctionnariat. C’est tout un programme d’ambition nationale qui est à repenser.
  • La mise en place immédiate d’une politique stricte pour attirer l’excellence et retenir nos ‘’cerveaux’’ qui sont de plus en plus attirés par le chant des ‘’sirènes américaines’’.
  • S’intéresser et aider ceux qui s’investissent et qui souhaitent bâtir ensemble le futur de des hautes technologies dans notre pays. Il est urgent que l’ensemble des responsables politiques locaux et nationaux prennent réellement conscience de la situation et décident de mettre beaucoup plus de moyens pour que la France reste dans le peloton de tête.
  • Le Fond Stratégique d’Investissement (FSI) devrait affecter une ligne dédiée aux entreprises intermédiaires et stratégiques.
  • Il faudrait étendre le ‘’Crédit Impôt Recherche’’ et autres aides à l’usage des services du Numérique. Les entreprises nouvelles, d’une manière générale, y compris du Cloud, peuvent faire appel à l’usage de services Cloud pour fabriquer leur R&D (en lieu et place de serveurs, de logiciels, stockage, etc.) et notamment les services ‘’Platform as a Service’’. Aujourd’hui, le CIR ne couvre pas ce type de services. Depuis 2012, la France progresse incontestablement sur ce front, notamment sous l’effet du ‘’Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi’’ (CICE). Elle n’en reste pas moins encore plus ‘’chère’’ que la Grande-Bretagne, l’Espagne et même l’Allemagne, avec un coût moyen de 36,20 € de l’heure mi-2015.
  • Pour relever le défi de la transition numérique, la voie d’une plus grande coopération entre les entreprises s’impose. La “Transformation Digitale Collaborative” est loin d’être une utopie: beaucoup de start-up technologiques peuvent venir en appui des grandes entreprises pour les aider à développer leur maturité digitale. A l’inverse, beaucoup de compétences détenues par les salariés de grands Groupes pourraient être utiles aux PME.
  • Pour retenir les chercheurs et développeurs dans notre région, il faut que les collectivités locales fassent de gros efforts en matière d’investissement pour:
    • Créer des écoles, collèges et lycées d’excellence car ces chercheurs veulent que leurs enfants reçoivent la meilleure instruction;
    • Créer un environnement sain et sécuritaire en rendant l’agglomération agréable à vivre;
    • Continuer à développer les centres de recherches afin d’attirer d’autres chercheurs et offrir des possibilités d’emplois à leurs enfants lorsqu’ils seront diplômés;
    • Créer de nouvelles zones industrielles modernes pour fabriquer dans notre région une partie des produits issus des recherches des centres implantés dans notre région.

NEUF IDÉES POUR TRANSFORMER LA FRANCE EN PATRIE DU NUMÉRIQUE

Le rapport Lemoine donne en exemple neuf projets concrets emblématiques qui pourraient être mis en œuvre immédiatement, de sorte à rattraper notre retard.

1- Un réseau d’innovation territoriale dans les services de proximité: L’objectif étant à terme de numériser 100% des services au public (‘’administration 2.0’’), il s’agirait de structurer un réseau de lieux (au travers des réseaux de La Poste, de la SNCF, ou des 360 maisons de services au public) où ces services numériques seraient à la disposition des citoyens, avec des agents formés pour les accompagner.

2- L’automobile pour la génération connectée, conçue à plusieurs et prototypée en atelier de fabrication numérique: Réinventer la valeur ajoutée du véhicule automobile en travaillant sur le véhicule connecté du futur, multimarque, offrant un accès en temps réel à l’information pour sécuriser et optimiser les trajets, pourrait être une ambition pour la plate-forme de la filière automobile, qui sur le modèle des ‘’fab lab’’, pourrait fédérer l’industrie et répondre ainsi à la menace de captation de la valeur par les ‘’infomédiaires’’, comme la Google Car.

3- Le paiement anonyme sécurisé: À l’heure où Google, Apple, Amazon et quelques autres développent des solutions industrielles de paiement électronique, les banques françaises, qui ont déjà lancé ‘’PayLib’’ pour contrer ‘’PayPal’’, pourraient s’inspirer de la technologie du ‘’bitcoin’’ pour proposer un service de paiement anonyme sécurisé. Un tel dispositif pourrait même ouvrir « un nouvel âge d’Internet, celui de la personnalisation anonyme », alors que la bataille se déplace vers la protection des données personnelles face au danger de Big Brother numérique.

4- La librairie du futur: Le secteur français du livre pourrait répondre à Amazon en lançant un plan de modernisation des sept logisticiens qui relient les 450 éditeurs et les 4 000 librairies du pays afin de créer une plate-forme commune permettant le réapprovisionnement en 24 heures, une mutualisation des stocks, la mise en réseau des libraires et une évolution de ces métiers vers le conseil, la prescription de livres électroniques, voire l’expérimentation de laboratoires d’impression in situ.

5- Une carte de transport universelle sur mesure: Offrir une solution globale de mobilité porte-à-porte est un des grands défis futurs du transport. Un ‘’pass mobilité universel’’ pourrait permettre à chaque individu de se déplacer sans discontinuité avec un billet unique utilisable partout en France, avec un système de paiement intégré au mobile, ainsi que divers services ou informations contextuelles lui permettant d’arbitrer en faveur du mode de transport le plus optimal. Pour cela, assurer l’interopérabilité des systèmes des grands acteurs du transport (TransDev, RATP, SNCF, Velib’, Autolib’, etc…) et créer de nouveaux services géolocalisés en temps réel grâce aux méga-données. Ce projet est soutenu par le pôle de compétitivité Mov’eo.

6- Vie numérique, maladies chroniques: Bien que les enjeux de protection des données soient cruciaux, le rapport Lemoine propose de créer un écosystème d’innovation ouverte sur les maladies chroniques – 8 millions de personnes sous statut ALD (affections de longue durée), représentant 70% des dépenses de l’assurance-maladie en 2015 –, pour améliorer le suivi des patients et la médecine prédictive.

Pour cela, prendre appui sur les bases d’information de l’assurance-maladie et les données connectées, dans le cadre du projet de ’’système national des données de santé’’ prévu par la loi Touraine, qui arrivera au Parlement au printemps.

7- Un « Emploi Store »: Un emploi sur deux sera affecté par le numérique. Raison de plus pour créer un ‘’Emploi Store’’ associant la plate-forme numérique de Pôle Emploi aux start-up qui développent des applications d’aide au retour à l’emploi, afin de détecter les nouveaux besoins et les métiers de demain.

8- Une plate-forme de mobilité pour les fonctions publiques: Favoriser dans un système 100% numérique la mobilité entre les 5,5 millions d’emplois des trois fonctions publiques afin de casser les silos et favoriser la fluidité des ressources humaines dans l’administration, encore trop figée, alors que le mouvement de décentralisation nécessite de mieux maîtriser la masse salariale dans des budgets sous contrainte.

9- Le « Green Button » à la française: En s’inspirant des États-Unis, qui ont créé le ‘’Green Button’’, une plate-forme permettant aux foyers d’accéder de façon sécurisée à leurs données de consommation, stimuler les comportements vertueux par des applications d’aide aux économies d’énergies. Un projet qui devra associer les énergéticiens (EDF, GDF Suez, ERDF et GRdF) et les start-up qui se préparent à proposer des applications de pilotage des consommations individuelles et de maison connectée à l’occasion de la mise en place des compteurs intelligents, tel Linky.

M. (La Tribune 4.12.2014)

Les Articles en relation

Les événements à venir

Café-Débat “Alain Carignon en toute vérité” – Mardi  24 Septembre 2019

Café-Débat “Alain Carignon en toute vérité” – Mardi 24 Septembre 2019

16 Cours de la libération
24 Sep 2019 07:00 PM - 08:30 PM

Voir les autres thématiques

01

Le Big Bang Municipal

Dans notre analyse la ville doit relever plusieurs défis: la paupérisation et

Get more details
02

Sécurité

Les mesures que Mr Alain CARIGNON et son équipe proposent pour rétablir

Get more details
03

Ecologie: Une ville qui assume ses responsabilités pour la planète

Les propositions de la Société Civile avec les Citoyens concernant l'Écologie

Get more details

Inscrivez vous à notre Newsletter

Dramatically innovate goal-oriented strategic theme areas through exceptional models. Monotonectally evolve cross functional results with diverse web-readiness.