La sécurité: un enjeu national et local

La sécurité: un enjeu national et local

Les mesures que Mr Alain CARIGNON et son équipe proposent pour rétablir l’ordre et la sécurité à Grenoble

 

La sécurité urbaine doit trouver conjointement une réponse nationale et locale. La prise de conscience du caractère éminemment local des questions de délinquance remonte au début des années 1980 (cf. rapport de la commission des maires sur la sécurité, dit rapport ‘’Bonnemaison’’, et la loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance font du maire l’animateur et le coordinateur de la politique de prévention sur sa commune).

En matière de sécurité, il ne suffit pas de faire reposer la seule responsabilité sur l’Etat. Chaque ville a un rôle déterminant à tenir pour maîtriser conjointement avec l’état les violences urbaines. Chacun doit prendre ses responsabilités.

Le maire est le 1er OPJ (Officier de Police Judiciaire). De fait, il possède une délégation de l’état en matière de sécurité des personnes et des biens. Il possède:

  • Les moyens humains,
  • Les moyens techniques,
  • Les finances,
  • Le pouvoir et l’autorité.

Sur Grenoble et son agglomération, et malgré une dégradation régulière et dangereuse, les élus socialistes puis écologistes ont persisté dans leur traditionnel angélisme. En dehors des actions fortes mises en place par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, aucune action concrète n’a vu le jour pour lutter contre la délinquance, l’insécurité, l’échec scolaire, le chômage ou le développement des économies parallèles.

Aujourd’hui, les répercussions de cette absence de politique sont dramatiques pour la vie économique et touristique ainsi que l’ensemble des commerces de notre ville et le bien-être des citoyens.

Il faut prendre en compte le triptyque insécurité/délinquance/finances. Grenoble est dans une situation criminelle exceptionnelle avec une magistrature locale qui ne remplit pas son rôle de répression (4 vols avec violence par jour et 1 mort par mois). Il est urgent de renforcer le partenariat Justice-Police-Magistrat agissant sur présentation immédiate.

Pour être complet sur la situation de Grenoble, il faut préciser l’état catastrophique des finances de la ville et mener une réflexion sur les moyens nouveaux d’en sortir. Car mener une politique sécuritaire exige des efforts budgétaires.

Principaux chiffres de la délinquance 2014-2017 sur Grenoble

Source Procureur de la République de Grenoble, Mr Jean Yves Coquillat (15.10.17 – ‘’émission ‘’Dimanche en politique’’)

  • Cambriolages: + 9,45%
  • Vols avec violence: + 41%
  • Vols concernant l’automobile: + 21%
  • Vols par effraction: + 30%
  • Atteintes aux personnes: + 13%
  • Atteintes aux biens: + 15%
  • Infractions de voie publique: + 19,7%
  • Véhicules incendiés: + 8%

Ces données se sont aggravées au premier semestre 2017 selon le Procureur Jean-Yves Coquillat les phénomènes de délinquance s’accélérant dangereusement: encore + 33% pour les vols avec violence et + 55% de délinquance dans les transports en communs.

Si ces chiffres ne sont pas encore définitifs, ils paraissent d’ores et déjà spectaculaires. Jean-Yves Coquillat mentionne ainsi une augmentation de 10 % des cambriolages sur Grenoble en un an, soit en moyenne 15 cambriolages par jour. Le procureur annonce également + 8 % de véhicules incendiés, + 26 % de vols violents sans arme… et + 42 % de vols violents avec arme, après une baisse sur trois années consécutives.

 

Six pistes générales de réflexion autour de la sécurité

1- Mener conjointement une politique de prévention et de répression.

Une politique efficace et équitable de la sécurité repose sur le juste équilibre de ces deux leviers. Le sentiment d’impunité doit être définitivement gommé de notre société. C’est un sentiment incitatif au non-respect des règles et des lois. Il faut parallèlement identifier les moyens alternatifs à la prison. La réponse de l’Institution judiciaire doit être adaptée à la combinaison de plusieurs facteurs tels que l’âge, la gravité ou la notion de récidive.

2- Donner de la visibilité au projet visant la sécurité urbaine.

Il est urgent, non pas de continuer à investir dans des études toujours trop longues et coûteuses, mais de prendre des mesures rigoureuses et immédiates afin de rassurer les habitants. En ce sens la réponse d’Eric Piolle au Conseil municipal (19/10/15) selon laquelle il engageait une étude de « victimisation » à l’échelle de l’agglomération relève de cette culture de l’inefficacité caractéristique de la gauche et des Verts.

L’objectif est d’obtenir des résultats rapides sur la sécurité des citoyens dans un contexte où la demande de rétablir l’ordre et la sécurité est au plus haut niveau.

3- La sécurité urbaine doit reposer sur une co-production.

Il est utile de mettre en place une co-production efficace entre les moyens issus des fonctions régaliennes de l’Etat (Police Nationale, Gendarmerie, Justice, etc…) et ceux issus des municipalités (Police Municipale, Médiateurs, etc…).

Cette vision transforme la planification et la gestion traditionnelle de la sécurité en une approche plus globale. La sécurité devient alors un enjeu collectif. La mise en œuvre d’une logique partenariale comme mode de gouvernance de l’insécurité urbaine permet l’optimisation des moyens et la mutualisation des expertises et des compétences.

4- La coordination des acteurs de la sécurité.

Une instance doit coordonner les différents acteurs et fixer des objectifs communs. Les résultats doivent faire l’objet d’un suivi rigoureux (mise en place d’indicateurs) et d’une communication régulière auprès des habitants.

La sécurité est l’affaire de tous. Les habitants doivent être au cœur du dispositif de lutte contre l’insécurité. Il faut prendre en compte leur ressenti et leurs propositions en les consultants par voie de référendums simples.

5- Mixer les moyens humains et les technologies nouvelles.

La vidéo protection ne remplace pas les moyens humains. C’est un outil qui permet de maximaliser et faciliter le travail des autorités. Ce dispositif permet de dégager du temps pour des actions préventives ou l’élucidation de crimes ou délits. Cet outil permet d’identifier les auteurs d’un délit et facilite ainsi le travail de la Police et la Justice.

L’efficacité de la vidéo protection n’est plus à démontrer. De nombreuses villes françaises et étrangères en sont équipées et les résultats obtenus sont probants et prouvés. Elle remplit un rôle de dissuasion et permet de réduire le temps d’intervention lorsque ce dispositif est couplé avec des patrouilles qui quadrillent les lieux sensibles ou stratégiques.

6- Adapter les moyens techniques et humains à l’augmentation des violences.

Cette augmentation vise conjointement le nombre de violence et leur gravité. C’est donc aux autorités locales de se concerter pour déterminer les moyens techniques, matériels et humains à prévoir (voir plus loin articles 4 et 5).

 

Propositions pour la ville de Grenoble

1- Une volonté affichée et offensive de la Municipalité.

Le maire doit mettre en place un dispositif moderne et adapté pour assurer la sécurité des citoyens. Hélas cela n’est pas l’objectif ni la volonté du maire actuel qui refuse d’être le ‘’chérif’’ de la ville, (cf. ses propos aux médias rapportés par le DL). Pour cela, il doit être l’acteur majeur de la reconquête des quartiers et de l’espace public. Le maire, premier OPJ de la ville, possède la proximité et la légitimité de l’élu.

On peut imaginer, afin de cadrer les objectifs et les moyens mis en œuvre, la rédaction d’un livret de prévention du maire.

Il est utile de consolider le rôle des partenaires sociaux (associations, éducateurs, etc …) et favoriser leur coordination en positionnant le maire au centre du dispositif.

2- Mettre en place un plan intercommunal de lutte contre l’insécurité.

Les avantages d’un tel dispositif sont notamment:

  • Mutualiser des moyens d’information, de prévention et de répression.
  • Inciter l’ensemble des communes à mettre en œuvre une stratégie commune, cohérente et partagée.
  • Faciliter dans les villes et agglomérations importantes l’échange en milieu restreint de données confidentielles.
  • Déboucher sur des actions concrètes, à caractère opérationnel. Par exemple la mise en place d’un syndicat Intercommunal de la Sécurité – ou une section de la Métro – auquel adhèrent les communes volontaires. Les polices municipales pourraient alors être mutualisées et le PC de vidéo-surveillance fonctionnant 24 hr sur 24 rayonner sur plusieurs territoires.
  • La mise en place des caméras de vidéo-protection pourrait être couplée avec celle d’autres systèmes (tels la mise en place de radars sur les voies à 30 km/hr récemment décidée par la Métro).
  • Le système de vidéo-protection pourrait détecter à l’entrée et sur le territoire de chaque commune l’arrivée d’une voiture ou de tout engin motorisé volé par captation systématique de son immatriculation. Cette mesure est très efficace pour dissuader les délinquants d’y pénétrer et conduire des actions en temps réel contre eux. Le niveau de vols avec violence atteint (4 par jour) le nombre de voitures et scooters volés qui servent aux activités illicites justifient que l’agglomération change totalement de braquet si elle veut obtenir des résultats probants et protéger sa population.

Ce plan peut reposer en partie sur le ‘’Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance’’ (CLSPD). Présidé par le maire, le CLSPD constitue le cadre de concertation sur les priorités de la lutte contre l’insécurité et la prévention de la délinquance dans les communes.

Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance comprend notamment:

  • Le préfet et le procureur de la République.
  • Le président du conseil Départemental.
  • Des représentants des services de l’État désignés par le préfet.
  • Des représentants d’associations, établissements ou organismes œuvrant notamment dans les domaines de la prévention, de la sécurité, de l’aide aux victimes, du logement, des transports collectifs, de l’action sociale ou des activités économiques.

3- Renforcer une organisation pyramidale des forces de l’ordre.

4- Des effectifs de Police Municipale adaptés au nombre d’habitants, au niveau d’insécurité et à la configuration géographique.

Pour comparaison:

Perpignan (122.000 habitants – 147 policiers = 1 agent pour 830 habitants et 107 caméras)

Grenoble (162.000 habitants – 97 policiers = 1 agent pour 1670 habitants et 0 caméra)

 

 

 

 

Des études précisent que pour une ville de près de 160.000 habitants (Grenoble), il faudrait au minimum 140 agents en permanence sur le terrain.

L’effectif théorique de la Police Municipale de Grenoble est de 97 agents. Mais, en réalité, si on enlève les 16 agents de nuit, ceux affectés à l’hôtel de ville et à la fourrière, et que l’on prend en compte les emplois du temps différents des uns et des autres (RTT, congés, formations, absences diverses), on n’arrive à avoir qu’une quinzaine de personnes sur la voie publique simultanément.

Dans des villes où la délinquance est en net recul, les effectifs sont les suivants:

  • Nice (350 000 habitants): 380 policiers municipaux.
  • Cannes (80 000 habitants): 200 policiers municipaux.
  • Mandelieu (20 000 habitants): 60 policiers municipaux.

5- Un recrutement de policiers municipaux réalisé après définition des missions et des équipements mis à disposition.

Le profil du policier municipal a évolué au fil du temps. Le profil est celui d’un professionnel aux nombreuses responsabilités. Ce profil doit être adapté à l’évolution et la nature de la violence urbaines et de la dangerosité du métier tout en intégrant le champ d’intervention (travail de nuit, quartiers difficiles, etc…).

L’activité des policiers municipaux balancent entre un modèle centré sur la médiation, le contrôle et la répression de la délinquance.

Il semble indispensable d’armer la Police Municipale et de mettre en place un cursus de formation permettant notamment la gestion des situations difficiles, des crises et des entraînements réguliers aux tirs et self-défense.

Il est indispensable de renforcer l’ilotage dans tous les quartiers : présence de policiers municipaux en VTT, à pieds, à cheval, motos tous terrains, brigades cynophiles, etc…

6- Généraliser l’installation de la vidéo-surveillance.

Pour information : à la fin de la gouvernance Destot, la ville était équipée de 22 vidéo-protection en état de fonctionnement. Depuis la nouvelle municipalité, ces équipements ne sont plus opérationnels.

L’efficacité d’un tel dispositif a fait ses preuves dans de nombreuses villes (ex: Nice). Ce dispositif permet aussi de réduire le sentiment d’insécurité et de donner un signal aux délinquants. A cet égard les annonces de la municipalité Piolle mettant fin au peu de caméras qui demeuraient ont été reçues 5 sur 5 par les voyous et catastrophiques pour les Grenoblois.

Elles sont directement responsables de l’accélération de la montée de la délinquance qui est sans rapport – contrairement à ce qu’elle affirme – à la situation Nationale.

Toutes les villes qui connaissent un taux de délinquance faible ou maitrisé ont fait un effort considérable en équipement de vidéo-protection. Compte tenu de la situation de Grenoble tous les secteurs sont par des actes de délinquance souvent graves (incivilités, agressions, regroupement de personnes, etc…).

 

Il faut donc créer un véritable dispositif de vidéo-protection. Ce dernier est alors relié à un centre de supervision urbaine qui garantit des interventions rapides et ciblées. On peut imaginer que le réseau soit créé en même temps que se multiplieront les radars pour contrôler la zone 30 km/hr qui vient d’être décidée par l’agglomération.

Ce dispositif, complémentaire aux moyens humains, permet conjointement de mettre en œuvre un dispositif de prévention et de fournir des éléments de preuve.

Le dispositif de caméra relié à un central permet un niveau de surveillance qu’aucun déploiement humain ne pourrait réaliser. Les forces vives sont alors disponibles pour intervenir dans les meilleurs délais. Elles sont également disponibles pour « occuper le terrain », c’est-à-dire dissuader les actes de vandalisme ou de violence et diminuer le sentiment d’insécurité.

En termes de ressources humaines, la seule augmentation des effectifs ne suffit pas à optimiser la qualité de la prestation et le niveau de maîtrise de la sécurité. L’objectif visé en s’appuyant sur la vidéosurveillance est de remettre les autorités judicaires au cœur de leur métier.

Un dispositif de vidéo protection doit être un dispositif actif pour être réellement performant. Des hommes derrière les écrans du poste de contrôle du dispositif de vidéo protection doivent être en mesure de déclencher une intervention immédiate. Et d’être en lien opérationnel avec la Police Nationale. (voir « le Plan Intercommunal Contre l’Insécurité »).

7- Une Police Municipale présente 7 jours/7 et 24H/24H.

L’accroissement des effectifs de la Police Municipale doit se traduire par une présence constante sur le terrain.

8- Mettre en place un programme de sensibilisation (formation ou éducation) avec les écoles.

Il faut identifier des leviers pour lutter contre l’exclusion scolaire, l’absentéisme et renforcer le rôle des parents.

La société doit faire face à des parents qui bien souvent n’assument pas leur rôle. Les parents se comportent comme de simples « livreurs d’enfants » les déposant puis venant les chercher à l’école, dans les clubs ou associations.

La municipalité doit mettre en place un système de repérage des jeunes en situation de « décrochage ». Les intervenants relevant de la prévention spécialisée et de la médiation sociale peuvent utilement être mobilisés pour occuper cette fonction.

9- Mettre en place une politique répressive en partenariat avec les bailleurs sociaux et autres organismes.

Lorsqu’un enfant mineur est responsable d’acte de violence, de vandalisme ou de dégradation, le bailleur social (OPHLM ou autre organisme) devrait systématiquement convoquer l’enfant mineur avec ses parents et décider de mesures graduées pouvant aller jusqu’à l’expulsion.

En amont de la location d’un logement social, on pourrait mettre en œuvre la signature d’une charte « droits et devoirs » entre le bailleur et le locataire. Il s’agit de formaliser un engagement moral reposant notamment sur les valeurs républicaines et les principes de laïcité. Plus largement la signature de cette charte pourrait être étendue à tous les demandeurs de service à la collectivité pour stopper la dérive vers la position de consommateur afin de retrouver le citoyen et le sentiment d’appartenance à une collectivité.

10- Maîtriser le nombre de logements sociaux.

Du fait de la dégradation des quartiers Il faut remettre en cause la règle des 50% de logements sociaux instaurée de façon irresponsable par la municipalité Piolle pour les nouvelles constructions grenobloises. La municipalité doit au préalable rétablir l’ordre républicain dans toute la ville, traiter 5 quartiers de Grenoble classés en dessous du seuil de pauvreté avant de poursuivre sa fuite en avant. A partir de nouveaux indicateurs sur les résultats engendrés elle pourrait définir un pourcentage de logements sociaux permettant de réussir l’intégration sociale et professionnelle et cohérent avec l’ensemble des infrastructures de la vile (sport, espaces verts, écoles, circulation, commerce…)

11- Reconquérir les quartiers difficiles.

Une politique ambitieuse sur la sécurité doit s’articuler autour de la reconquête des quartiers difficiles et sensibles, la prise en compte des populations les plus vulnérables. La municipalité est la première responsable par l’attribution des logements. A Grenoble le Maire est Président de l’OPHLM. Le critère de la sécurité du quartier devrait être retenu dans les décisions d’attribution de logements. La municipalité en partenariat avec le Préfet doit déclarer la guerre à la violence et donc à l’économie souterraine qui est la cause de tant de dérèglement de notre société. Le mieux vivre ensemble passe par le vivre en sécurité. Nous sommes face à une guerre contre une nouvelle mafia, dont le nerf est la drogue, et qui gangrène une jeunesse en lui faisant perdre les valeurs de travail, et de mérite et s’appuie aussi sur l’immigration clandestine.

12- Prendre en compte la sécurité dans l’urbanisme.

Il s’agit de prendre en compte les exigences de sécurité dès le stade de la conception des opérations d’urbanisme.

Le lien entre urbanisme et délinquance est évident et les politiques conduites depuis Villeneuve par la gauche et les Verts à Grenoble se sont poursuivies malgré l’échec patent de l’hyper densification qui fait de Grenoble la 3ème ville de France la plus dense (juste derrière Villeurbanne)

  • Faire un moratoire de la densification en stoppant notamment les 650 logements à l’esplanade et les 15 000 futurs habitants de Flaubert.
  • Renforcer l’éclairage pour éviter les ambiances propices aux actes de malveillance.

Modifier certains environnements urbains (espaces publics, etc.) afin de diminuer des situations à risques.

  • Créer des postes de police municipale et/ou nationale, ou conjoints, dans les quartiers sensibles.

13- Une ville propre pour gommer le sentiment d’insécurité

1- Création d’une unité de protection de l’environnement assermenté ayant pour missions principales de :

  • Sensibiliser la population au respect de l’environnement.
  • Sanctionner (amendes, travaux d’intérêts collectifs, etc…) des comportements inacceptables ou des incivilités (crachats, mégots de cigarettes, déjections de chien, etc…)

2- Création d’une « brigade anti-tags » en capacité d’intervenir dans les plus brefs délais. C’est l’absence de réactions de la société aux incivilités qui engendre un délabrement généralisé du lien social. C’est l’application de la politique de « la vitre cassée ». Le traitement des tags au plus vite favorise un certain bien être. Une ville propre inspire davantage le respect.

3- Mener une politique offensive pour éviter la fermeture des magasins et au contraire favoriser l’ouverture de nouvelles devantures. Les rideaux baissés donnent le sentiment d’une ville abandonnée.

14- Mettre en place un dispositif innovant pour sécuriser les commerçants.

Il faut imaginer un dispositif de soutien à la sécurisation des petits commerces et des services de proximité clair et efficace.

1- En partenariat avec la CCI et la Préfecture, il est indispensable d’initier ou de renforcer un dispositif « d’alerte commerces » par SMS pour sécuriser les commerces de proximité

Les commerçants qui le souhaitent peuvent alors adhérer à un réseau d’alerte par SMS destiné à les informer dans les meilleurs délais, via les services de la gendarmerie ou de la police nationale, de certains faits de délinquance commis au préjudice d’autres commerces. Il s’agit d’un système d’alerte interactif par SMS qui communique en temps réel et en toute simplicité entre les forces de l’ordre (gendarmerie, police nationale) et les commerçants.

2- En complément au point 1, il faut réfléchir à des dispositifs d’alerte sur les téléphones portables qui permettraient en cas d’agression d’envoyer un signal de détresse (équipement des commerçants, des médecins, etc.). Mise en place d’un numéro rouge d’alerte de signalement.

15- Proposer un grenelle de l’emploi.

Il s’agit, en partenariat avec le service public de l’emploi, les branches professionnelles et l’ensemble des acteurs concernés de favoriser le retour à une activité des populations les plus éloignées de l’emploi. La resocialisation passe par l’employabilité. Sans emploi la délinquance prolifère dans les citées.

16- Mieux protéger les victimes.

Au niveau de la municipalité, il faut réfléchir à la mise en place d’équipes d’intervenants sociaux en mesure d’apporter un premier soutien aux victimes en lien avec les associations d’aide aux victimes. Les populations les plus exposées sont les enfants et les personnes âgées.

L’aide au changement de domicile peut être indispensable pour permettre à une victime de retrouver la tranquillité et de se reconstruire.

Les victimes reconnues comme telles dans la procédure judiciaire devraient pouvoir bénéficier d’un droit de priorité pour que leur dossier soit traité sans délai. La société ne doit pas laisser sans secours des femmes et des hommes fragilisés parce qu’elle n’a pas su les protéger.

17- Sortir de la pauvreté.

Il faut lancer une politique offensive visant à rendre prospère les habitants et mettre fin à un système qui maintient l’individu dans une démarche d’assistanat contreproductive en termes de réinsertion sociale. Mais qui, on l’a bien compris, favorise le clientélisme. Il faut par exemple vendre les logements sociaux aux locataires en place pour leur permettre l’accession à la propriété, affecter des crédits de rénovation des quartiers aux propriétaires spoliés par le mirage de la mixité sociale, créer des espaces verts à proximité de ces types de logements afin de les réévaluer, substituer le plus souvent possible les allocations diverses au paiement d’un service rendu à la collectivité.

18- Mettre en place des structures pour accueillir les personnes aux comportements marginaux et agressifs.

Ces personnes qui « s’installent » dans le centre de la ville détériorent l’image de marque, ce qui accroit le sentiment d’insécurité et pénalise l’attractivité de Grenoble. La ville ne doit plus continuer à les attirer par son soutien aux modes de vie marginaux comme elle l’a fait avec l’exposition du jardin de ville.

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