ERIC PIOLLE : DES GADGETS CONTRE LA POLLUTION.

ERIC PIOLLE : DES GADGETS CONTRE LA POLLUTION.

GRENOBLE  le 10 janvier 2018

Des gadgets contre la pollution

Ce n’est pas parce qu’elle demande à des volontaires – dont il faut saluer l’engagement – de mesurer la qualité de l’air que « l’agglomération est la plus ambitieuse en matière d’amélioration de l’air » comme l’affirme l’exécutif de la Métropole. Mesurer n’est pas faire baisser la pollution contrairement à ce que laisse entendre la communication municipale.

Nous sommes la 5e agglomération française pour la pollution et nous avons accumulé un retard considérable dans la lutte contre ce phénomène. La Métropole n’a jamais mis en application ses plans successifs de Protection de l’Atmosphère (PPA) le vice-président à l’Environnement l’ayant même dénoncé en démissionnant avant les dernières élections municipales : « Il est paradoxal de répéter que la pollution est un problème majeur et de demander le report d’actions pour améliorer la situation  alors qu’il y a urgence »

Contrairement aux recommandations de l’organisme de mesure de la pollution (Atmo), les élus ont continué à construire en bordure des axes les plus exposés à la pollution mettant la santé des populations concernées en danger. Ils n’ont pas appliqué le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) qu’ils ont voté demandant que « les enjeux sanitaires associés à la qualité de l’air soient intégrés de façon systématique dans les planifications d’aménagement et de transports. Ils devront primer sur le principe d’urbanisation en continuité dans les zones identifiées comme point noir au regard de la qualité de l’air. L’urbanisation pourra être différée ». Ni en bordure de A480 , ni de la rocade Sud il n’a été tenu compte de ces exigences, au contraire.

Grenoble aurait dû atteindre une baisse de 40 % des émissions d’oxydes d’azote en 2015 et il n’en a rien été. Rappelons que lors de la dernière commission d’enquête sur le Plan de Protection de l’Atmosphère les commissaires enquêteurs avaient conclu qu’il « existe un énorme hiatus entre les affirmations péremptoires du PPA concernant les gains qui seraient acquis dès 2015 et ce qui ressort de la simple analyse des actions, de leurs objectifs , de leur calendrier et des moyens financiers qui leur seraient affectés ».

Les derniers relevés connus de la pollution sur les boulevards faisaient état sur les grands boulevards d’une augmentation de la pollution due au nouveau plan de circulation imposé par la municipalité. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le collectif de la Société Civile avec les citoyens travaille en profondeur sur ces sujets qui s’accommodent mal des gadgets et de la com’ et nécessitent des actions à long terme, de la pédagogie et la prise en compte de tous les facteurs et comportements pour progresser durablement et faire baisser la pollution à Grenoble.

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