Ecologie: Une ville qui assume ses responsabilités pour la planète

Ecologie: Une ville qui assume ses responsabilités pour la planète

Une politique municipale qui ne prendrait pas en compte le défi du réchauffement climatique et de ses conséquences serait criminelle.

Créer une cité plus humaine, économe des ressources, favorisant les circuits courts, une économie non carbonée, des déplacements les moins polluants figurent parmi les fondamentaux du collectif de la société civile avec Alain Carignon.

Ils doivent aboutir aussi à une baisse de la pollution qui a malheureusement augmenté avec le dernier plan de circulation déplaçant les embouteillages. Ces objectifs passent aussi par l’inversion du rapport Béton/Espaces verts. Grenoble régresse considérablement du fait de la bétonisation pour devenir la dernière grande ville de France pour le nombre de M2 d’espaces verts par habitant: moins de 12 M2 . De prétendus ” éco-quartiers” tel la presqu’ile sont créés avec 1 M2 d’espaces verts par habitant.

> La réalisation de tels objectifs doit recenser tous ces nouveaux besoins et les nouvelles attentes des citoyens.

> Elle doit l’être surtout par une pratique véritable de “démocratie participative”.  Seule elle est en capacité de mobiliser les citoyens autour d’enjeux environnementaux qui dépassent son cadre géographique et politique mais auxquels ils peuvent apporter leur contribution.

A cet égard la politique brouillonne, imposée, punitive et anxiogène de la municipalité Piolle aura fait beaucoup de dégâts dans la ville mais également à l’agglomération. Sur ce dossier également il faut renouer le fil avec tous les Grenoblois afin d’avancer ensemble en prenant en compte les conséquences pour toutes les activités et l’emploi.

Dans ce domaine aussi, Grenoble doit redevenir une ville pilote, pas seulement dans les mots mais surtout dans les actions concrètes. Il s’agit  de mettre un terme à la pratique actuelle selon laquelle une avant-garde éclairée au pouvoir local impose par la force des mesures à une population qui ne serait pas à la hauteur des défis. Les actions concernant l’environnement et le cadre de vie doivent s’articuler autour d’une ambition affichée de développer la ville durable en impulsant également une gestion municipale sobre et vertueuse.

A cet égard nos propositions d’installation  des services publics dans les quartiers autre que le centre-ville, relèvent aussi d’une nouvelle écologie urbaine.

Car il n’est pas question pour nous de nier la nécessité d’une croissance y compris par l’implantation d’équipements de recherche ou industriels qui a fait la force de Grenoble.
L’intégration sociale du plus grand nombre est une forme d’écologie sociale et humaine qui est également prioritaire.

A l’opposé de la “fin du dogme de la croissance” qui a été le choix imposé par la municipalité Piolle aux Grenoblois. Ces annonces et “l’écologie punitive” ont  produit un effet repoussoir sur les questions d’environnement auprès des grenoblois au lieu des vertus pédagogiques indispensables qu’il faut développer pour faire partager les enjeux.

Ces choix ont produit également des effets catastrophiques sur l’attractivité du territoire éloignant nombre d’opérateurs et d’investisseurs. Comme les entreprises ont bien intégré le nouvel engouement des français pour les “produits verts”, puissant levier de croissance, le rôle de la puissance publique locale n’est pas d’imposer des normes, des contraintes insupportables supplémentaires ou bien prétendre définir la demande au nom d’une vision supérieure qui échappe à tous.

L’engagement des politiques avec les incitations fiscales ciblées a  généré de nouvelles pistes de croissance.

Le  “développement durable” est un projet mondial qui doit avoir sa traduction locale. La ville demeure une excellente échelle de travail pour l’application d’un programme d’actions concrétes.

Nous voulons améliorer le cadre de vie, la qualité environnementale et patrimoniale des Grenoblois afin que Grenoble redevienne une ville agréable à vivre pour tous.

En même temps nous voulons être économes des ressources naturelles, favoriser la sobriété dans l’organisation de la cité et développer sans dogmatisme une économie   durable qui procure le progrès social.

Dans l’application des avancées considérables peuvent s’effectuer par l’utilisation des nouvelles technologies moins énergivores, permettant de réduire les déplacements, de donner au citoyen le moyen d’intervenir à distance en temps réel a condition que l’organisation municipale elle-même soit totalement repensée pour y répondre.

Particularité grenobloise
Les Grenoblois sont et resteront très sensibles aux dimensions environnementales. Le respect de notre environnement n’est pas une mode mais résulte d’une véritable prise de conscience collective. L’écologie est aussi une chance pour la croissance. L’exercice consiste à identifier le juste équilibre entre le respect de l’environnement et la transformation de l’activité économique, à organiser des synergies entre l’un et l’autre. Ne pas opposer l’un à l’autre, mais les rendre compatibles. Il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit depuis toujours d’abord de la perpétuelle évolution de l’homme vers plus de bien-être et d’épanouissement, du progrès de la civilisation.

Contrairement à la thèse  des “ayatollahs Verts” pour nous le monde n’est pas fini et nous n’avons pas l’insoutenable prétention de nous considérer comme les derniers témoins du futur. Le génie de l’homme passera encore en des termes qui nous sont aujourd’hui inconnus.

Nos capacités d’innovation, d’adaptation, de création sont infinies. Nous croyons en l’homme. Nos politiques doivent s’adapter aux connaissances d’aujourd’hui afin de ne pas sacrifier notre futur mais pleinement conscients que les paramètres connus maintenant seront dépassés demain.

L’Isère et Grenoble
Le département de l’Isère et Grenoble sont marqués par la présence de zones urbaines denses, d’axes de transports routiers à fort trafic, d’une pratique répandue du chauffage au bois individuel et d’une importante activité industrielle mais qui a effectué de gros efforts de baisse des pollutions. Ces caractéristiques sont à l’origine d’une pollution atmosphérique qui touche fortement certains territoires, en particulier le cœur de l’agglomération et les zones de proximité routière. La région grenobloise est une zone particulièrement sensible à la pollution de l’air en raison de rejets de polluants atmosphériques importants associés à un relief et à une climatologie favorables à leur accumulation. Chacun connaît le revers de la beauté du site: l’air se renouvelle difficilement et les polluants stagnent et s’accumulent en fond de vallée, particulièrement lors des périodes de beau temps. La configuration géographique joue en défaveur de Grenoble, les vallées accumulant les polluants. Du fait du fameux “effet cuvette” les seuils réglementaires européens sont régulièrement dépassés, que ce soit pour les particules en suspension, les PM10 (dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres), les PM25 (diamètre inférieur à 2,5 micromètres), le dioxyde d’azote ou l’ozone.

Nos propositions.

Proposition n° 1 : passer de l’écologie “castratrice” à l’écologie “plaisir”.
La première proposition, véritable challenge, pourrait être d’éclairer les Grenoblois sur la différence entre l’écologie pragmatique que nous défendons et l’écologie dogmatique que défendent les “ayatollahs Verts”. L’enjeu est de proposer une nouvelle offre politique dont l’écologie positive (pas uniquement des contraintes) serait un des fondements. Nous devons proposer aux Grenoblois des actes qui prennent conjointement en compte l’environnement et une politique de croissance partagés indispensables à notre ville. Il s’agit de rassurer les investisseurs et l’ensemble des acteurs de la vie économique et de proposer une qualité de vie aux Grenoblois.
Il faut démontrer par des propositions concrètes et une forte dose de pédagogie que l’écologie politique n’a pas d’avenir car elle prend en otage l’écologie uniquement à des fins politiciennes. Il faut dénoncer les “Rouges” repeints en vert qui forment le personnel politique d’Europe Ecologie dont le seul moteur est de lutter contre le capitalisme, favoriser la décroissance et mettre en évidence les effets négatifs de la mondialisation économique tout en défendant l’absence de frontières et la perte de l’identité nationale. L’écologie est le levier d’une idéologie.

Dans le dossier de notre environnement et du cadre de vie, il faut construire une véritable démarche de démocratie participative  en tenant comptes de l’avis des Grenoblois et des acteurs de l’économie locale. On peut même sur certaines propositions qui engagent fortement l’avenir et la qualité de vie des Grenoblois, proposer un référendum (comme pour le tramway en 1983) permettant aux Grenoblois de prendre la décision au final. Depuis 22 ans que la gauche gouverne l’agglomération grenobloise, malgré des discours enflammés et les fausses promesses sur la démocratie participative, aucun referendum n’a jamais été organisé.
Il ne faut pas culpabiliser les citoyens mais en faire des acteurs de leur propre bien-être.

Proposition n° 2 : prendre en compte la cartographie de la pollution.
La cartographie de la pollution dans l’agglomération grenobloise prouve que la première source de la pollution automobile est produite par les bouchons de la A480 et de la rocade sud. Ainsi, l’inertie des élus qui gèrent la Métro depuis 22 ans a eu des conséquences très graves en termes de santé publique des habitants et bien entendu d’attractivité économique. De plus, en toute irresponsabilité et en contrevenant aux recommandations de l’organisme de contrôle de la pollution, ils ont continué à urbaniser en bordures des axes qu’ils contribuaient à rendre polluants. Dans l’agglomération grenobloise les seuils réglementaires et les valeurs guides recommandées par l’OMS concernant les particules en suspension et le dioxyde d’azote sont dépassés de manière récurrente (source Atmo).

Selon l’étude INRIX (fournisseur mondial d’informations trafic, d’itinéraires et d’aide à la conduite), Grenoble est la seule agglomération de France où le temps perdu dans les bouchons a augmenté (+ 2 hr entre 2012 et 2013). Tous les scientifiques sont d’accord sur un point : plus il y a d’embouteillages plus il y a de pollution.
Classement des villes en France en fonction du temps passé dans les embouteillages (INRIX 2013 – DL du 4.3.2014 – et 2016)
1. Paris (55 hr)
2. Lyon (43 hr)
3. Grenoble (42 hr)
4. Bordeaux (41 hr5)
5. Toulouse (39 hr)
6. Toulon (37 hr)
7. Strasbourg (37 hr)
8. Rennes (33 hr)

Proposition n° 3 :  adapter la réduction de vitesse à 30 km/hr
Ce dispositif présente quatre principaux inconvénients:

1. Une augmentation de la pollution: d’un point de vue purement technique, il faut remettre les choses dans leur contexte et gommer les affirmations des Rouge/Verts. Les moteurs sont optimisés pour une utilisation standard, au cours de laquelle on ne roule quasiment jamais à 30 km/hr. Pour la catégorie B, en fonction des véhicules, la consommation minimum se situe entre 50 et 70 km/hr. Réduire la vitesse dans ces conditions représente une aggravation de la pollution atmosphérique. En zone de trafic fluide, la réduction de la vitesse à 30 km/hr va aggraver la pollution de l’air à Grenoble.

2. Une augmentation des embouteillages: la réduction de la plage de vitesse autorisée va dégrader la fluidité du trafic, augmenter la probabilité de “bouchon”, et donc augmenter encore plus la pollution atmosphérique.

3. Une augmentation de la pollution sonore: pour les véhicules modernes, le premier facteur de bruit perçu à l’extérieur est le bruit du roulement et non celui du moteur. Avec un véhicule classique et diesel, on roule tranquillement à 50 km/hr en 3ème, voire en 4ème vitesse si la circulation est fluide. Pour rouler à 30 km/hr, il est utile de rétrograder en seconde. Cela se traduit par une augmentation du bruit du moteur (due à l’augmentation du régime) pendant un temps plus long (du fait de la vitesse réduite). Donc une dégradation de la pollution sonore.

4. Une diminution du pouvoir d’achat des automobilistes: Un véhicule consomme plus de carburant en roulant à 30 km/hr qu’en roulant entre 50 et 70 Km/hr (fourchette ou la consommation est la plus faible pour les véhicules privés), ce qui se traduit par une augmentations des dépenses de carburants et une diminution du pouvoir d’achat.
Il faut étudier la possibilité d’un compromis fixant la limitation de vitesse à 30 km/hr dans le centre, aux abords des écoles, de certains lieux publics et veiller à la faire respecter et 40-45 km/hr en dehors de ces zones. Cette vitesse permet aux automobilistes de rouler en 3éme vitesse et de limiter ainsi le niveau de pollution. Cette vitesse permet de maîtriser conjointement le niveau de pollution et les risques d’accident et freine moins la fluidité du trafic. Quand aux grands axes qui traversent la ville du Nord au Sud et de l’Est à L’ouest, une vitesse de 50 km/hr devrait être maintenue pour éviter les embouteillages.
Consommation (litre/100 km) des véhicules privés en fonction de la vitesse moyenne.

Quels effets peut-on attendre d’une telle mesure sur la qualité de l’air ?
Impacts directs de la vitesse de circulation sur les émissions de polluants à l’échappement Les émissions de polluants à l’échappement sont dépendantes de la vitesse des véhicules. La vitesse optimale de circulation pour les émissions de polluants atmosphériques est environ de 70 km/hr pour les véhicules légers et de 90 km/hr pour les poids lourds. Les facteurs d’émissions tendent à augmenter lorsque la vitesse moyenne d’un véhicule décroit en dessous de 70 km/hr. Ainsi, réduire partout la vitesse de 50 km/hr à 30 km/hr, toutes choses égales par ailleurs, tendrait à augmenter les émissions de polluants « à l’échappement » (source Atmo).

Proposition n°4 : Les contournements de Grenoble.
L’objectif est de fluidifier la circulation pour éviter les embouteillages et ainsi optimiser l’accessibilité et maîtriser les bouchons, générateurs de pollution. Grenoble est le carrefour de trois autoroutes:

  • La A41 vers la Savoie, la Haute Savoie et la Suisse.
  • La A48 vers Lyon et Paris liée à la A49 au niveau de Voreppe vers Valence puis la vallée du Rhône.
  • La A51 vers les Hautes Alpes (Sisteron) puis la côte méditerranéenne (Aix En Provence, Marseille, Nice).

Deux rocades qui permettent de contourner la ville et d’accéder aux différentes communes de banlieue: 

  • La A480 forme la Rocade Ouest qui permet de raccorder la A48 (nord) à la A51 (sud).
  •  La RN 87 forme la Rocade Sud qui relie la A49 (nord) à la A51 (sud).

Ces deux rocades sont à 2×2 voies, et limitées à 90 km/hr. Elles sont le plus souvent surchargées aux heures de pointes, et pour fluidifier le trafic, la construction d’une Rocade Nord a été envisagée à maintes reprises sans hélas jamais aboutir. Les 2 principaux freins au contournement au nord de Grenoble sont le Massif de la Chartreuse et l’Isère qui représentent des frontières naturelles. Ce périphérique dessert toute la proche banlieue grenobloise ainsi que les principaux quartiers Sud de la ville. Depuis des années (inscrit au schéma directeur de 1973), un projet de bouclement de la rocade par le Nord (entre 5 et 7 km) associé à un tunnel sous la Bastille (3 km) est à l’étude à Grenoble. Cela permettrait de se rendre du Grésivaudan (Nord-Est) au Voironnais (Nord-Ouest) sans emprunter la Rocade Sud. De plus cela permettrait d’avoir une périphérie routière achevée à Grenoble.

L’alliance des élus PS/PC et Verts depuis 22 ans a bloqué toute évolution accroissant la pollution.

Ce projet de Rocade Nord (schématisé en rouge ci-dessous) devrait devenir un tunnel relié au tunnel Nord/Sud afin d’éliminer les nuisances et la pollution duses au transit Est/Ouest.

A ce sujet il faut ici rappeler qu’en Juillet/Août 2007 Mr Vallini, alors Président du conseil Général de l’Isère, avait lancé une consultation publique, et ce en plein été période de congé estival ! Hélas aucune suite n’a été donnée à cette consultation dès lors où les élections sont passées ! Hypocrisie politicienne, alors qu’il n’était plus président du CGI, dans une déclaration à FBI le 20 juin 2014, Mr Vallini revenait sur ses fiertés et ses regrets. Coté regrets: la rocade Nord sous la Bastille restait le projet qu’il aurait aimé construire pour résoudre la question des embouteillages dans l’agglomération grenobloise (sic !).

Le calvaire de la situation quotidienne des automobilistes et le niveau de pollution exigent aujourd’hui des réponses.

Information publiée  en 2010 par les ‘’Etats Généraux de la Rénovation – EGR38’’ comportant un comparatif avec et sans contournement de Grenoble

Le classement des villes françaises les plus embouteillées selon l’INRIX:
1- Paris (2 240 621 hab)
2- Lyon (496 343 hab)
3- Lille (228 652 hab)
4- Limoges (136 221 hab)
5- Bordeaux (241 287 hab)
6- Rouen (111 557 hab)
7- Marseille (852 516 hab)
8- Grenoble (158 346 hab)
9- Nantes (291 604 hab)
10- Poitiers (87 427 hab)

Proposition n° 5 : élargissement de la A480.
Il faut peser pour que l’autoroute urbaine A480, entre Lyon-Grenoble, passe à 3 voies. Le retard de l’agglomération sur ce dossier est d’une quinzaine d’années par rapport aux agglomérations comparables. Il s’agit de résorber un goulot dans lequel 120.000 véhicules/jour forment des embouteillages énormes au quotidien. Le montage juridique et financier a envisager permettra de conserver la gratuité de la A480 sans solliciter les contribuables isérois.

A ce stade la société AREA devrait investir 300 millions d’euros pour réaliser les travaux d’élargissement. Un investissement que la société autoroutière amortira en augmentant les tarifs de ses péages: côté A48 (au péage de Voreppe) et côté A51 (au péage du Crozet). Parallèlement à cet élargissement il faut réaménager le rond-point du Rondeau, aux confins de Grenoble et d’Echirolles, le point d’entrée vers la Rocade Sud, un secteur régulièrement saturé par 168.000 véhicules en moyenne les jours ouvrés ( jusqu’à 12.600 véhicules entre 16 et 19 hr). Son réaménagement est complémentaire à l’élargissement de la A480. L’aménagement de l’échangeur du Rondeau qui optimisera la fluidité permettra de limiter la pollution le long de la Rocade Sud et dans les quartiers limitrophes. Il y a complémentarité des 2 projets.

Remarque: au sujet de l’élargissement de la A480, fidèle aux méthodes des rouge/verts, Eric Piolle avait engagé un recours auprès de l’ex-1er ministre M. Valls qui a engendré de nouveaux retards et des surcoûts préjudiciables à l’économie locale. La fluidité est un élément clef du développement et de l’attractivité. Le problème n’est pas l’appel d’air potentiel pour de nouveaux véhicules, mais bien la question de ceux qui sont au quotidien bloqués dans les embouteillages. La réduction du temps passé dans les embouteillages est précieuse pour les travailleurs qui peuvent alors consacrer ce temps pour récupérer leurs enfants ou aux loisirs. Grenoble est la seule agglomération de France où le temps perdu dans les bouchons a augmenté selon l’étude INRIX.

De plus ces élargissements ont une conséquence environnementale positive: ces deux bouchons sont la première cause de la pollution automobile dans l’agglomération.

Proposition n° 6 : moderniser la ligne TER Grenoble-Lyon et construire une ligne LGV Grenoble-St Exupéry.
En partenariat avec la Région, il est urgent d’optimiser les temps de trajet sur l’axe ferroviaire Grenoble-Lyon (de l’ordre de 1h 30 à l’heure actuelle). La ligne Grenoble-Lyon est encombrée par les TGV qui devraient bénéficier d’une ligne à grande vitesse spécifique. La ligne existante serait alors libérée pour les TER intercités. Ceux-ci au rythme très fréquent permettraient de soutenir des pôles de développement urbain équilibrés dans toute l’Isère et de cesser la bétonisation de l’agglomération. Par ailleurs, “l’Association Dauphinoise des Usagers du Train” indique que cette ligne ferroviaire affiche une ponctualité en dessous de 80%. Pour un client qui prend le train tous les jours, 2 trains sur 10 sont en retard et un train tous les 10 jours est annulé.
Cette absence de ponctualité et de fiabilité se traduit par 2 principales conséquences: 
> Des surcoûts, lié au fait de devoir prendre sa voiture pour se rendre au travail le matin, ou de payer une nourrice plus longtemps le soir car le train a du retard. 
> Le renoncement d’un pourcentage significatif de voyageurs à prendre le train et de revenir à l’utilisation de la voiture.

Proposition n° 7 : créer la Gare TGV Dauphiné/Savoie. 
Les élus  du Conseil Général et de la ville de Grenoble sous la présidence d’Alain Carignon avaient obtenu l’inscription au plan d’une gare TGV Dauphiné-Savoie à proximité de Pontcharra sur le futur Lyon-Turin. De cette manière, toute la vallée du Grésivaudan se trouvait à 2 heures de Paris, sans obligation de pénétrer et transiter par l’agglomération et Grenoble. Il faut donc la rétablir. Grenoble est la dernière grande ville de France à ne pas avoir une ligne à grande vitesse pour la relier directement à Paris (axe Grenoble/Saint Exupéry). Paris est une destination incontournable. Pour y aller depuis Grenoble, il n’y a guère que le train. Le trajet par voiture est long (5hr 30 – et plus dangereux) et par avion onéreux et plus long car pour rejoindre le centre de Paris depuis Roissy il faut compter 1 hr 30 !

* Extrait du dossier “Transport ferroviaire par TGV” de la CCI de Grenoble –
« Dans les dix propositions sur les déplacements faites par des acteurs économiques grenoblois, dont la CCI, la proposition nº 4 porte sur le réseau ferroviaire. Un TGV qui, au mieux, met 3 hr pour faire Grenoble-Paris, est un handicap pour les entreprises installées en région grenobloise. Il y a, en train, un temps qui est difficilement supportable. Jusqu’à 2 hr 30 c’est supportable, mais dès que l’on passe les 3 hr pour aller à Paris c’est difficile. Surtout quand on doit effectuer un aller-retour dans la journée. En ce moment, à cause des travaux c’est même 3 hr 30. C’est donc forcément un handicap par rapport à Lyon qui est à 1 hr 55 de Paris et Valence à 2 hr 15. Quand vous prenez le TGV depuis Paris, sur les 3 heures de trajet, la dernière heure entre Lyon et Grenoble est toujours énervante ! Le train ne circule pas en vitesse rapide et cette portion cumule souvent des retards: la ligne est vétuste et le matériel obsolète. Les acteurs économiques suivent de près le projet de la ligne Lyon-Turin: une partie pourrait aider à mieux desservir Grenoble, même si elle n’y passe pas. Le train pourrait au moins être en vitesse rapide entre Lyon et Saint-André-le-Gaz, ce qui ferait gagner 15 ou 20 minutes. Ils vont essayer de jouer sur l’emplacement de la gare de Chambéry, qui s’avère être facile d’accès. Les Grenoblois finiront par aller prendre le TGV à Chambéry, comme certains le prennent déjà de Valence… A ce propos, les acteurs économiques regrettent également que la gare TGV du Lyon-Turin ne soit pas située à Montmélian telle qu’Alain Carignon l’avait obtenue , mais dans le centre de Chambéry ». Pour autant, ils ne mettent pas une croix définitive sur une liaison rapide sur toute la ligne entre Lyon et Grenoble ».

Proposition n° 8 : renouer avec la création des parkings de dissuasion.
Il faut effectivement renouer avec la création de parkings de dissuasion tels que la municipalité Alain Carignon les avait réalisés (Musée, Denfert Rochereau, Europole…). Il est indispensable de mettre un terme à la suppression des places de stationnement (moins 2.200 places en surface en 10 ans sous les municipalités Destot/Safar). En plus des 21 parkings existants, la municipalité pourrait autoriser des sociétés privées à réaliser des parkings souterrains dans certains quartiers en fonction des besoins qui seraient déterminés par des études et après consultation des habitants. Pour pousser les automobilistes à utiliser ces parkings et non les places de stationnement extérieures, il y aurait lieu de différencier les tarifs entre les 2 modes de stationnements: le parking couvert devrait être moins chers afin de libérer de l’espace urbain.
Remarque: il faudra aussi relancer la création de parkings de dissuasion aux entrées de la ville afin d’éviter aux autos de stationner, donc de circuler en centre ville.  A cet égard la suppression annoncée des 800 places de l’esplanade sans compensation est une catastrophe. Une réflexion sur le coût place+tram/bus doit être entreprise pour appâter les automobilistes.

Proposition n° 9 : mener une réflexion sur la navigation fluviale.
Ce mode de déplacement peut éventuellement élargir l’offre en matière de déplacement et correspondre à des besoins identifiés (transports de marchandises, livraison, transports en commun, etc…). Sujet et projet de grande ampleur qui ne peut concerner que Grenoble. Il devrait être discuté avec l’ensemble des instances concernées: ministère, région, département et agglomération. Afin que personne ne puisse nous reprocher de n’avoir pas étudié, même succinctement, ce type de déplacement, nous l’inscrirons dans le cadre des débats à mener.

Proposition n° 10 : améliorer la qualité de vie.
L’ensemble des propositions permettant de fluidifier le trafic se traduit par une amélioration de la qualité de vie en diminuant notamment les temps de déplacement domicile-travail, les embouteillages et la pollution. Elles permettent conjointement de diminuer le stress, les risques routiers et le taux des maladies pulmonaires liées à la pollution. Il faut, pour être complet, amorcer une réflexion sur le télétravail et le rôle de la municipalité pour favoriser sa mise en œuvre.

Proposition n° 11 : stopper la bétonisation.
Le programme concernant l’environnement doit passer par un moratoire de la bétonisation. Il devient essentiel de s’accorder un délai de réflexion prenant en compte les équipements élémentaires manquants dans les quartiers déjà existants (crèches, écoles maternelles et primaires, maisons de quartiers, centres sportifs, commerces, espaces verts, etc…), et la réduction drastique des espaces verts ( moins de 12 M2 à Grenoble contre 48 ME dans la moyenne des grandes villes).

Ce moratoire permettrait d’avoir une vue d’ensemble pour faire prévaloir la qualité de vie en identifiant des espaces qui pourraient être préservés et de réaliser les équipements manquants avant de se lancer dans la construction de nouveaux logements qui risquent de se retrouver dans la même situation que ceux déjà réalisés: pas de commerce de proximité, ni de crèches, écoles maternelles et primaires, maisons de quartiers, centres sportifs, commerces, espaces verts, etc… Le plan d’Urbanisme voté par les élus PS et Verts/Ades a organisé une densification massive qui ne prend pas sérieusement en compte l’environnement et le cadre de vie allant jusqu’à réduire des parcs existants (Hoche). Il ne peut pas y avoir d’écologie urbaine sans sanctuarisation des parcs existants et développement de ceux ci.

Proposition n° 12 : déployer un plan d’entretien et d’embellissement de la ville.
Nous proposons d‘instaurer un plan d’entretien et d’embellissement des infrastructures à l’abandon (pavés, trottoirs, chaussée, voieries, etc…) qui perturbent la vie quotidienne en confortant l’image d’une ville en faillite et générant un sentiment d’insécurité. La possibilité de déambuler dans un environnement entretenu, propre sans déchets est un marqueur de l’écologie urbaine d’autant que ce service s’adresse en particulier aux plus modestes captifs de la ville et il est un facteur incitatif à demeurer en ville plutôt que d’en sortir pour respirer.

Proposition n° 13 : renforcer la propreté de la ville.
La propreté des espaces publics, qui implique nécessairement une responsabilité partagée entre les habitants, la ville et la Métro, est un élément important du “vivre ensemble” et du “bien-être collectif”. Cette démarche doit être exemplaire et une force d’entrainement. Il faut réorganiser les services techniques de la ville et de la Métro, et leur donner les moyens d’assurer la propreté de la ville. Il faut renforcer la fréquence de passage des engins de nettoyage, de collecte des poubelles publiques, et engager une démarche qualité avec une évaluation de la politique en matière de propreté. En matière de propreté urbaine, on constate une progression des incivilités (papiers jetés à terre, mégots de cigarette, sacs d’ordures ménagères et mobilier divers déposés n’importe où, pipis à chaque recoin d’immeubles, déjections canines, etc…). C’est pourquoi les mesures de sanctions et de verbalisations sont nécessaires. Le maire doit prendre un arrêté dans ce sens. Les agents de la police municipale doivent systématiquement dresser des procès-verbaux pour non-respect des règles de propreté. La verbalisation est un outil contre les gestes inciviques à condition qu’elle soit appliquée à tous. Des amendes dissuasives contre les déjections canines laissées dans les espaces publics par les propriétaires de chiens doit être mis en place. Les décharges sauvages doivent être combattues par des amendes aux contrevenants. Il est évident que la gestion des encombrants doit être totalement repensée pour être mise au service des citoyens.

Exemples: 
– La Suisse et Singapour font la guerre aux papiers jetés sur les trottoirs et les routes.
– L’Allemagne oblige les propriétaires de chiens à déclarer leur animal et à toujours être en possession d’un sac plastique pour ramasser les déjections canines.
– Mettre en place de nombreux panneaux de rappel tels que:

La répression doit être dissuasive. Si l’incitation “civique” est le meilleur moyen de changer durablement les comportements, la répression reste une arme de dissuasion très efficace. Cette répression n’est concevable qu’avec un service de propreté exemplaire organisé par la ville: les habitants ne peuvent pas être verbalisés tant que la municipalité n’assure pas le service minimum, à savoir le ramassage correct des poubelles municipales qui débordent en permanence

Proposition n° 14 : mettre en place une brigade anti-tags et anti-déchets.
Mettre en place un dispositif de La municipalité doit mettre un terme aux agressions visuelles et esthétiques qui renforcent le sentiment d’insécurité et perturbent la qualité de vie au quotidien. Elle doit également protéger les enfants qui sont soumis journellement aux TAGS de plus en plus violents et agressifs qui véhiculent des insultes et des provocations aux valeurs républicaines et de leurs représentants. De plus, un espace dégradé n’incite pas au respect. Un dispositif de traitement des urgences doit reposer sur deux principales structures: 
La municipalité doit créer une “brigade anti-tags” en capacité d’intervenir dans les plus brefs délais. Une ville propre inspire davantage le respect. Il faut appliquer la théorie de la “fenêtre cassée”. Cette théorie défend qu’un immeuble rapidement réparé à la suite de bris de vitres, subit beaucoup moins de dégradations qu’un appartement jamais réparé. Des techniques diverses et efficaces permettent d’effacer les graffitis tels le nettoyage chimique à l’hydro-sablage en passant par la pose d’une bonne couche de peinture. Certes tout cela a un coût, qu’hélas le contribuable doit supporter, qui doit obliger la municipalité à dresser des contraventions aux responsables de ces dégradations lorsqu’ils peuvent être identifiés (d’où l’utilité de la vidéosurveillance). C’est un moyen de dissuasion qui a donné des résultats positifs dans les villes qui ont fait ce choix..  Il est complémentaire de mettre parallèlement en place une brigade anti-déchets afin d’assurer la propreté et l’hygiène de la ville. Ces deux structure peuvent être financées par le retour des colonnes Morris de Decaux (rapport: 600.000 € entretien et échanges de panneaux pub compris) et la suppression des totems municipaux (coût: 250 000 € + entretient et échange de panneaux publicitaires = ?) qui défigurent la ville. Plus globalement nous donnerons notre analyse de la situation financière de la ville et des conséquences à en tirer. La municipalité peut initier un dispositif de traitement des urgences. La mairie peut mettre à disposition un numéro de type « Allo Propreté » permettant de répondre dans les plus brefs délais aux anomalies relevées sur la voie publique.

Proposition n° 15 : création d’une unité de protection de l’environnement assermentée.
Il faut mener une réflexion sur l’efficacité de la création d’une unité de protection de l’environnement assermentée ayant pour missions principales de:
– Sensibiliser la population au respect de l’environnement (pédagogie civique citoyenne).
– Sanctionner (amendes, travaux d’intérêts collectifs, etc…) les comportements inacceptables et les incivilités (crachats, mégots de cigarette, abandons d’ordures, déjections de chien, etc…).

Proposition n° 16 : mettre fin à la  “privatisation” des espaces publics et aux nuisances occasionnées.
Il est urgent d’appliquer tous les arrêtés municipaux existants ou d’en éditer de nouveaux, pour mettre fin aux nuisances dues à tous les publics qui privatisent l’espace public à leur seul profit au détriment de la vie commerciale et du vivre ensemble. Nos actions doivent interdire la mendicité, l’errance, l’occupation des espaces publiques (places, jardins, quais, bords de l’Isère…), la consommation d’alcool et de stupéfiants dans la rue et les jardins publics, les attroupements par la population marginale qui ne cesse de croire à Grenoble, et qui est source de déchets répugnants. Il faut parallèlement mettre fin au tapage nocturne en appliquant les réglementations existantes.

Proposition n° 17 : adaptation de la végétation pour lutter contre la pollution.
Le programme peut initier une démarche visant l’adaptation des types de végétations existantes par des nouvelles plantes plus adaptées aux centres urbains car plus résistantes et captant plus le CO² (cf. études des instituts tels que l’INRA à ce sujet). Sujet passionnant qui peut améliorer notre cadre de vie en végétalisant intelligemment nos quartiers: murs, banquettes, abribus.

Proposition n° 18 : appels d’offre.
Les appels d’offre, contrats et marchés lancés par la municipalité doivent intégrer des critères municipaux de respect des différentes normes et réglementations environnementales.

Proposition n° 19 : dématérialisation.
Renforcer l’incitation et l’accompagnement à la dématérialisation des démarches administratives par l’utilisation d’Internet.

“DÉMOLIR CES TROTTOIRS POUR LES REMPLACER PAR DES SURFACES PERMÉABLES” : GILLES MARTY ARCHITECTE GRENOBLOIS

“DÉMOLIR CES TROTTOIRS POUR LES REMPLACER PAR DES SURFACES PERMÉABLES” : GILLES MARTY ARCHITECTE GRENOBLOIS

Gilles MARTY architecte Grenoblois a livré son analyse pertinente sur la politique d’urbanisme d’Éric Piolle. Nous publions son texte afin d’éclairer le débat futur sur les enjeux écologiques de la ville en proie à une bétonisation excessive.

Le collectif de la société civile de son côté, dans le cadre d’une équipe pluridisciplinaire animée par Sharah Bentaleb , architecte  a déjà présenté des projets innovants de rééquilibrage de la ville.

Ainsi par exemple celui de la montagne magique de la Bastille, vitrine de la biodiversité , avec sa ferme modèle, son espace de la Transition qui suscite déjà un énorme intérêt des grenoblois. Projet fédérateur qui comprendrait notamment un restaurant panoramique , l’accès à la montagne par toutes les générations grâce à un nouveau téléphérique Esplanade/Rabot/CHU faisant de cet espace exceptionnel l’un des atouts de la Métropole.

Ci après, Gilles MARTY architecte grenoblois de renom livre une analyse alarmante de la politique de l’urbanisme de l’équipe Piolle.

Il y a plus d’un an, “Grenoble Habitat a assigné au Tribunal de Grande Instance de Grenoble pour 2,3 millions d’euros, les familles de riverains qui ont eu l’outrecuidance d’intenter un recours contre un projet de logements sur le site de l’ancien garage Galtier le long du Cours de la Libération. Après l’ignorance et le mépris, cet organisme de Logement Social a donc fait appel à l’intimidation pour arriver à ses fins. Au-delà du sentiment de révolte que peuvent inspirer de telles pratiques, on constate que le projet Galtier dans son ensemble est parfaitement symptomatique, sur la forme et sur le fond, de tout ce qui se fait aujourd’hui à Grenoble. Il constitue, selon moi, la matrice de toutes les inepties que nous constatons aujourd’hui à Grenoble”

“Reprenons les faits”

Par sa position stratégique, par sa visibilité et par son ampleur, l’opération Galtier, résultant de la destruction d’un garage automobile, aurait dû être une opération urbaine exemplaire en termes de concertation, d’intégration urbaine, d’intelligence architecturale, d’ouverture paysagère et d’innovation environnementale. Ce fut tout l’inverse qui advint…”

“une opération de logements de forte densité”

Au prétexte du mot d’ordre insensé de la « densification urbaine », la ville valida, sans aucune étude urbaine d’ensemble préalable, le Permis de Construire de Grenoble Habitat pour une opération de logements de forte densité et d’une banalité architecturale affligeante, dont la ville de Grenoble semble désormais avoir fait sa marque de fabrique.

Pour que cette opération soit commercialement rentable, il fallut sacrifier une belle maison des années 1930 sur le site de l’opération. Un des rares témoins de l’histoire architecturale art-déco grenobloise du Cours Jean Jaurès disparut comme bien d’autres, sur l’autel de la rentabilité foncière imposée par les promoteurs”. Cette opération, nécessita aussi d’abattre de grands tilleuls de soixante-dix ans d’âge et d’anéantir la biodiversité que le joli jardin de la maison abritait depuis des décennies, créant un havre de verdure en continuité avec les terrains des villas voisines. On se prend à chantonner le refrain de Jacques Dutronc « De grâce, de grâce, Monsieur le promoteur… » qui, depuis soixante ans, n’a malheureusement rien perdu de son actualité à Grenoble.”

“les bulldozers s’empressèrent de raser la maison et le jardin”

Comme des familles de hérissons peuplaient le terrain, les bulldozers s’empressèrent de raser la maison et le jardin dans l’espoir de faire disparaître rapidement toute trace de vie de ces petits mammifères sympathiques. Or, il s’avère que cette espèce animale est protégée par une directive européenne qui en interdit la destruction, le déplacement et en préserve intégralement l’habitat. On ne peut que tirer son chapeau à cette mairie prétendument écologique qui piétine allègrement la réglementation européenne de protection des espèces en danger pour couler du béton à sa guise. On le voit bien, dans cette affaire, tout est mené en dépit du bons sens, suivant des méthodes directives et brutales, assignations, bulldozers, abattage, destruction… habillées d’une parodie de concertation et au mépris de tous les engagements de campagne de nos élus : respect des habitants, participation citoyenne, écologie urbaine, innovation sociale, écoute et enrichissement réciproque, droit des citoyens à co-produire leur environnement… Mais qui se souvient aujourd’hui de ces engagements, tant ils paraissent lointains et hors de propos ?

Devant tant d’incohérence, quelques pensées me sont alors spontanément venues à l’esprit, pour tenter d’élucider, si cela s’avère possible, les ressorts profonds de l’action de nos élus, comme on plongerait dans un puits profond, en essayant simplement de comprendre et d’interpréter ce qui se déroule sous nos yeux à Grenoble depuis quelques temps. Quand j’observe le désert que sont devenus les Boulevard Agutte-Sembat et Edouard Rey, transformés en « tarmacs » de béton et en autoroutes à vélos sans vélos, je me dis que ce vide sidéral, balayé par de forts courants d’air en hiver, ne peut être que la métaphore de ce qui se passe dans la tête de nos élus.

“démolir ces trottoirs pour les remplacer par des surfaces perméable”

Pourquoi, en effet, vouloir rendre le centre-ville tellement accessible si on le vide en même temps de toute son attractivité, de sa substance économique et de sa dynamique commerçante ? Pourquoi abattre les arbres de la Rue Lesdiguières -qu’on déclarera malades pour l’occasion- pour créer de nouveaux couloirs de bus ? Pourquoi doubler l’emprise des trottoirs au centre-ville sans planter un seul arbre et bétonner les sols sur de telles surfaces dans une ville qui bat les records de surchauffe estivale ?

Seule une absence totale de vision prospective et de culture en écologie urbaine peut expliquer de tels égarements. On attend donc avec impatience la prochaine étape qui consistera avec bonheur à démolir ces trottoirs pour les remplacer par des surfaces perméables et y planter de nombreux arbres. Quand j’observe la médiocrité de tout ce qui se construit aujourd’hui à Grenoble, architectures sans qualité dans les quartiers historiques, mobiliers urbains en palettes de bois, espaces urbains sans qualité, espaces verts ridicules, musée des horreurs architecturales sur la presqu’île scientifique… je ne peux m’empêcher de croire que le « laid » fait partie de leur matrice de pensée. Le beau et l’ambitieux dans l’esprit de nos élus, doivent forcément être bourgeois, inutiles et onéreux. Sinon qu’est-ce qui empêcherait d’accompagner ces dizaines de chantiers d’infrastructures urbaines qui paralysent la ville d’une vraie politique d’embellissement ? Tous ces chantiers, tous ces trous me font penser à une ville de Shadocks qui creusent sans qu’aucun Gibi intelligent ne donne sens à tout cela. « Je creuse donc je suis » telle pourrait être leur devise.

“Ils ont donc plus d’un siècle de retard”

Quand je constate qu’à bout d’arguments crédibles, nos élus ne justifient leur politique qu’au travers de chiffres, nombre de logements sociaux à construire, taux de densité urbaine, coûts du foncier, rentabilité de telle ou telle opération, et de gestion de flux, circulation, piétons, vélos, voitures…, je réalise que leur raisonnement est très proche de celui des économistes du XIXème siècle. Ils raisonnent en quantités et en flux alors qu’il faut aujourd’hui penser en termes de qualités et de valeurs. Ils ont donc plus d’un siècle de retard pour penser notre ville, alors même qu’ils sont persuadés d’avoir quelques décennies d’avance. Enfin, quand je vois à quelle vitesse la ville de Grenoble se dégrade du point de vue urbain, patrimonial, commercial et économique, quand je constate que de grandes entreprises préfèrent aujourd’hui s’installer dans des cités régionales aux dynamiques économiques et aux cadres de vie beaucoup plus attrayants, telles Chambéry ou Annecy, quand j’anticipe l’attractivité du Grand Lyon ou du Grand Genève qui se met en place à nos portes, je suis persuadé que nos élus ne voient pas venir la paupérisation urbaine que Grenoble va tôt ou tard subir. Il n’y a désormais que deux sortes de territoires, les « territoires d’enrichissement », comme les surnomme Luc Boltanski, et les territoires d’appauvrissement. Les grenoblois, très fiers de leurs acquis, ne voient pas que dans cette situation territoriale concurrentielle, l’attractivité de leur métropole est fragile et qu’ils risquent de subir dans cinq ou dix ans le sort de Saint-Etienne s’ils restent sur cette trajectoire bornée.”

“l’absence de vision et l’ignorance semblent les guider”

On me dit que ce projet «d’appauvrissement volontaire» correspond à un véritable calcul politique chez eux. Je n’en crois pas un mot. Il existe aujourd’hui tant de manières intelligentes et d’exemples inventifs pour mener une décroissance créative, ingénieuse, audacieuse et respectueuse de l’existant, que ces choix ineptes ne peuvent être justifiés par une aucune vision. C’est plutôt l’absence de vision et l’ignorance qui semblent les guider. J’aurais aimé voir cette belle maison historique art-déco du Cours de la Libération préservée et restaurée pour être réhabilitée en équipement public de quartier, en crèche ou en centre social. J’aurais aimé que la biodiversité paisiblement installée dans son jardin depuis des décennies, hérissons, abeilles, écureuils, plantes rares, grands arbres… soit protégée pour être étendue à d’autres espaces verts de la ville, afin de la faire fructifier et de l’enrichir. J’aurais aimé que des architectures innovantes, exemplaires par leur qualité et leur créativité environnementale, s’installent partout dans Grenoble, laissant libre court à l’invention plutôt qu’aux logiques financières des promoteurs immobiliers. Nous aurions tous aimé que les habitants des quartiers puissent réellement et activement participer à la réinvention de leur environnement. Ils ne demandent que cela et fourmillent d’idées pour faire de cette ville une cité qui respire enfin.

“une ville capable de repenser ses atouts”

Je rêve d’une ville qui ne serait pas refermée sur elle-même, une ville capable de repenser ses atouts, son rôle dans son grand territoire alpin, une ville qui saurait enfin exploiter le potentiel touristique et d’image que lui offre son environnement naturel et paysager exceptionnels.

De l’absurdité de tout ce que j’observe, j’ai alors tiré la seule conclusion qui s’impose : celle que nos élus sont totalement dénués d’une qualité essentielle pour penser la ville et dessiner l’avenir : L’IMAGINATION. L’imagination, cette qualité humaine, qui, depuis toujours, se conjugue si bien avec beauté, connaissance et respect de l’histoire.

Gilles Marty – Juin 2019

LE COLLECTIF DE LA SOCIÉTÉ CIVILE S’ENGAGE CONTRE LES ÎLOTS DE CHALEUR.

LE COLLECTIF DE LA SOCIÉTÉ CIVILE S’ENGAGE CONTRE LES ÎLOTS DE CHALEUR.

La course à la bétonisation accentuée par la municipalité Piolle contribue largement au réchauffement par la création d’îlots de chaleur insupportable ;

Le bétonnage des sols d’avenues entières avec un minimum d’arbres au lieu de créer des espaces perméables avec de nombreux arbres aggrave cette tendance

Le collectif de la société civile avec Alain CARIGNON propose, pour endiguer cette situation, des mesures immédiates et des orientations à moyen terme

  • Stopper les projets en cours tels  Flaubert, l’esplanade afin de les réviser.
  • Réaliser un moratoire général de la bétonisation de la ville.
  • Produire avec les grenoblois une analyse des besoins scolaires, en espace verts, de loisirs , sportifs  pour rééquilibrer la Ville.

https://i2.wp.com/www.societe-civile-grenoble.fr/wp-content/uploads/2019/07/ESPACE-VERT-GRENBOLE-ALAIN-CARIGNON-2020.jpg?resize=463%2C295&ssl=1

Se fixer comme objectif que Grenoble ne soit plus la lanterne rouge des espaces verts par habitant ( moins de 12 M2 aujourd’hui contre 38 M2 à la moyenne des grandes villes. Les Grenoblois ont leur avenir en main, et nous nous engageons devant eux à un rééquilibrage de Grenoble et pour un retour des espaces verts.

Pour le collectif : Romain BRANCHE.

Le projet de la Bastille porté par Sharah BENTALEB et son équipe repris par TV Grenoble le 18 juin 2019.

à partir de 5.26 minutes.

Le groupe pluridisciplinaire animé par Sharah Bentaleb architecte a présenté son “projet Bastille” à la presse aux côtés d’Alain Carignon.  Il a été notamment constitué  avec Patrick Adomo, architecte , Brigitte Boer, enseignante,  Karim Jenani , architecte, Gersende Vandevanter , architecte, Céline Jullien Directrice de l’appropriation sociétale de Inno Energy Europe .

La Bastille est aujourd’hui le lien emblématique de la défiguration de la ville: on la voit de partout. Les deux bâtiments de l’université sont particulièrement dégradés. L’image négative qui se donne à voir se réfléchi sur l’ensemble de la ville et son agglomération et participe de cette dégradation des espaces publics et privés. Comme le souligna Stendhal peu amène du Grenoble de l’émergence de l’industrie polluante, la laideur architecturale  produit un sentiment de  tristesse et de laideur dans l’âme.

Pourtant la Bastille est un lieu de potentialités extraordinaires , lequel,  selon les spécialistes,  a pu recevoir jusqu’à six cent mille visiteurs par an. Et donc est le premier site touristique de l’agglomération grenobloise.

 Il est impératif de formuler à son égard un projet qui symbolise un nouveau départ  de Grenoble et fasse effet levier de la reconquête de Grenoble pour et par les grenoblois que nous voulons.

  • Le destin de la Bastille serait donc une affaire de mobilisation des ressources et compétences de Grenoble mais aussi un projet d’envergure nationale comme laboratoire de la construction de la biodiversité. A ce titre il pourrait même atteindre un statut international faisant de Grenoble une sorte de Montagne Magique –clin d’oeil à Thomas Mann – de sa renaissance écologique, économique, touristique , éducative  et culturelle.

 

  • Le choix d’un parc de la biodiversité est celui de l’investissement nécessaire de Grenoble en faveur du développement durable : Grenoble doit devenir vraiment une capitale verte Européenne qu’elle n’est pas aujourd’hui, une capitale du développement durable et se situer dans les échanges nationaux et internationaux des villes pour l’action en faveur de la transition énergétique.

  • Les échecs en matière de négociation du réchauffement climatique au niveau Onusien, ou encore au niveau Européen, placent les villes dans un devoir de responsabilité jusqu’ici jamais égalé. Seules les villes et agglomérations par leurs ressources, leurs compétences de terrain, et la connaissance des ses citoyens peuvent aujourd’hui porter le débat et trouver les solutions de l’adaptation au changement climatique. On peut citer à cet égard le rôle majeur joué par l’Etat de Californie et la ville de Los Angeles.

Un parc de la biodiversité doit durablement allier la protection d’une végétation naturelle qui existe avec une intervention humaine en faveur du développement durable. L’action de l’homme vise à protéger et renforcer la biodiversité par des mesures d’aménagement paysagers mais aussi  des activités qui réconcilient l’homme et la nature.

Au titre des aménagements, il y a d’abord un effort de nettoyage du site pour lui redonner sens et visibilité globale comme porte d’appel et d’entrée sur Grenoble. Un lieu qui offre les conditions de se voir et se lire dans sa richesse et son verdoiement.

Le bâtiment de Géologie serait déconstruit. Il est des deux celui dont les qualités d’implantation et qualités architecturales sont les moins convaincantes.

Le bâtiment de l’ancien Institut de Géographie alpine serait réhabilité et constituerait le futur musée du développement durable sur une surface d’a peu près trois mille 600 mètre carrés.  L’espace  comprendrait à la fois une partie muséale qui prolongerait les collections du musée Dauphinois en matière de collections sur les modalités de vivre la montagne. Il rendrait compte des efforts  accomplis par la Grenoble moderne pour construire une ville  moderne en faveur de du développement durable.

L’espace  serait complété par une partie Laboratoire dans laquelle il serait possible d’accueillir institutions, entreprises, usagers et villes exemplaires pour rendre compte des innovations actuelles introduites dans le domaine de la durabilité. Ce laboratoire permettrait de fournir à la fois des ressources et réflexions en matière de gestion de la durabilité pour Grenoble et toutes les villes de l’Isère et des départements limitrophes mais aussi de porter des débats sur la ville verte avec les usagers, les  citoyens et aussi d’offrir un cadre d’expérimentation de solutions nouvelles et alternatives. Le laboratoire serait  connecté avec les laboratoires de recherche du pôle de l’université de Grenoble  mais aussi le Pôle de l’Isle d’Abeau et le Pôle universitaire Lyonnais, qui forment les trois ensemble un pôle scientifique de niveau international élargi particulièrement riche en matière de réflexions scientifiques et techniques et expérimentations sur la durabilité environnementale.

Le Musée comprendrait également une terrasse restaurant avec vue sur Grenoble.

Les aménagements qui seraient portés à destination de la population comprendraient :

  • L’édification sur l’ancien remblai du bâtiment de géologie d’une ferme pilote en construction durable – donc susceptible d’évoluer mais aussi d’être détruite et recyclée pour une bonne gestion  dans le temps et une adaptation aux nécessités d’évolution de son programme. Cette ferme permettrait de développer et expérimenter les nouvelles méthodes de gestion des ressources agricoles à destination des habitants. Cette ferme pilote servirait de lieu de démonstration des nouvelles solutions conceptualisées. Elle possèderait une vertu pédagogique à destination des habitants soucieux de s’engager dans l’agriculture urbaine. Elle s’adresserait  aux associations de quartiers mais aussi aux écoles, pourrait accueillir personnels enseignants et enfants pour réfléchir aux conditions de développement d’une citoyenneté de la durabilité. Par ailleurs selon les souhaits des habitants, cette ferme pourrait développer des formations et stages à la clef pour répondre à tous les types de demande.
  • Il restera à définir pour la ferme, la nature des terrains qui pourraient lui être concédés pour ses cultures et ses élevages et la nature et l’équilibre à  trouver entre la fonction prospective et les missions de conservation en lien avec les institutions correspondant. Il faut aussi rappeler que des vignes ont été réimplantées sur la  Bastille. Un lien pourrait être articulé entre les nouveaux exploitants et la ferme pilote.
  • Avec cette ferme modèle tous les enfants et les familles de la ville auraient accès aux animaux de la ferme à l’intérieur même de la cité, avec un accès transport en commun (Tram) à travers le jardin de ville puis, demain avec le Monorail Voreppe/Crolles.

Les accès à la Bastille seront facilités pour les piétons afin d’en faciliter son parcours bien entendu dans une logique de durabilité de mobilité qui limite la celle des voitures.

Les parcours seront réaménagés et de nouveaux crées : promenades, chemins, points de vue, parcours santé, parcours sportif, parcours récréatifs, parcours découvertes…. Aujourd’hui la Bastille est un dépotoir inutilisable.

Le fort militaire de La Bastille serait ainsi réinsérée dans son environnement et ses activités pourraient aussi connaître un plus grand essor : visites du fort, activités diverses dans ses salles voûtées, mariages, galas, activités ludiques et sportives, – l’Acrobastille – découvertes gastronomiques,  expositions du Centre d’Art contemporain et le Musée des Troupes de Montagne.

De fait la Bastille sera dès lors incorporée comme équipement majeur grenoblois à différents parcours :

  • le parcours des musées : avec le Musée de l’Evêché, le Musée d’Art contemporain, la crypte Saint Laurent, le Musée de la Résistance et le musée Dauphinois.
  • Le parcours du développement durable :  Avec le Musée Dauphinois, le musée du jardin des Plantes…
  • le parcours santé : avec les axes piétons, les places publiques, les marchés, les pistes cyclables et les chemins de grande randonnée notamment en direction de la Tronche et Meylan .

En parallèle nous avons annoncé notre projet de téléphérique Esplanade/Rabot/CHU afin de réaliser une liaison Est-Ouest par câble et desservir mieux la Bastille.  A l’issue de l’actuelle concession du restaurant de la Bastille nous lancerons un appel d’offres ouvert afin que ce bâtiment emblématique  devienne un haut lieu festif de la ville pour les familles en journée et la nuit en particulier en direction des étudiants à l’exemple de ce qui se passe à Barcelone ou Rio.

Notre projet est celui de redonner sens à la ville, de redessiner un futur pour Grenoble. Pour qu’il y ait futur, Grenoble a besoin de projets mobilisateurs, et non de projets qui divisent. La Bastille appartient à tous les grenoblois . Il est un des lieux de la reconquête de la ville par ses propres moyens.

Avec ce projet global qui couvre tous les aspects Grenoble devrait attirer des milliers de nouveaux visiteurs et offrir aux habitants quel que soit leur âge et leur centre d’intérêt le moyen de se réapproprier une montagne devenue « magique » .

PROJET BASTILLE : SHARAH BENTALEB NOUS EXPLIQUE LE PROJET EN VIDÉO

PROJET BASTILLE : SHARAH BENTALEB NOUS EXPLIQUE LE PROJET EN VIDÉO

Dans cette vidéo Sharah BENTALEB, architecte, nous présente le projet de son groupe de travail pour la Bastille, dans le cadre du projet de LA SOCIÉTÉ CIVILE AVEC ALAIN CARIGNON.

Le groupe pluridisciplinaire animé par Sharah Bentaleb architecte a présenté son projet Bastille à la presse aux côtés d’Alain Carignon.  Il a été notamment constitué de Patrick Adomo, architecte , Brigitte Boer, enseignante,  Karim Jenani , architecte, Gersende Vandevanter , architecte, Céline Jullien Directrice de l’appropriation sociétale de Inno Energy Europe.

Pour le collectif : Romain BRANCHE

PROJET BASTILLE : LA MONTAGNE MAGIQUE

PROJET BASTILLE : LA MONTAGNE MAGIQUE

 

Le groupe pluridisciplinaire animé par Sharah Bentaleb architecte a présenté son “projet Bastille” à la presse aux côtés d’Alain Carignon.  Il a été notamment constitué  avec Patrick Adomo, architecte , Brigitte Boer, enseignante,  Karim Jenani , architecte, Gersende Vandevanter , architecte, Céline Jullien Directrice de l’appropriation sociétale de Inno Energy Europe .

La Bastille est aujourd’hui le lien emblématique de la défiguration de la ville: on la voit de partout. Les deux bâtiments de l’université sont particulièrement dégradés. L’image négative qui se donne à voir se réfléchi sur l’ensemble de la ville et son agglomération et participe de cette dégradation des espaces publics et privés. Comme le souligna Stendhal peu amène du Grenoble de l’émergence de l’industrie polluante, la laideur architecturale  produit un sentiment de  tristesse et de laideur dans l’âme.

Pourtant la Bastille est un lieu de potentialités extraordinaires , lequel,  selon les spécialistes,  a pu recevoir jusqu’à six cent mille visiteurs par an. Et donc est le premier site touristique de l’agglomération grenobloise.

 Il est impératif de formuler à son égard un projet qui symbolise un nouveau départ  de Grenoble et fasse effet levier de la reconquête de Grenoble pour et par les grenoblois que nous voulons.

  • Le destin de la Bastille serait donc une affaire de mobilisation des ressources et compétences de Grenoble mais aussi un projet d’envergure nationale comme laboratoire de la construction de la biodiversité. A ce titre il pourrait même atteindre un statut international faisant de Grenoble une sorte de Montagne Magique –clin d’oeil à Thomas Mann – de sa renaissance écologique, économique, touristique , éducative  et culturelle.

 

  • Le choix d’un parc de la biodiversité est celui de l’investissement nécessaire de Grenoble en faveur du développement durable : Grenoble doit devenir vraiment une capitale verte Européenne qu’elle n’est pas aujourd’hui, une capitale du développement durable et se situer dans les échanges nationaux et internationaux des villes pour l’action en faveur de la transition énergétique.

  • Les échecs en matière de négociation du réchauffement climatique au niveau Onusien, ou encore au niveau Européen, placent les villes dans un devoir de responsabilité jusqu’ici jamais égalé. Seules les villes et agglomérations par leurs ressources, leurs compétences de terrain, et la connaissance des ses citoyens peuvent aujourd’hui porter le débat et trouver les solutions de l’adaptation au changement climatique. On peut citer à cet égard le rôle majeur joué par l’Etat de Californie et la ville de Los Angeles.

Un parc de la biodiversité doit durablement allier la protection d’une végétation naturelle qui existe avec une intervention humaine en faveur du développement durable. L’action de l’homme vise à protéger et renforcer la biodiversité par des mesures d’aménagement paysagers mais aussi  des activités qui réconcilient l’homme et la nature.

Au titre des aménagements, il y a d’abord un effort de nettoyage du site pour lui redonner sens et visibilité globale comme porte d’appel et d’entrée sur Grenoble. Un lieu qui offre les conditions de se voir et se lire dans sa richesse et son verdoiement.

Le bâtiment de Géologie serait déconstruit. Il est des deux celui dont les qualités d’implantation et qualités architecturales sont les moins convaincantes.

Le bâtiment de l’ancien Institut de Géographie alpine serait réhabilité et constituerait le futur musée du développement durable sur une surface d’a peu près trois mille 600 mètre carrés.  L’espace  comprendrait à la fois une partie muséale qui prolongerait les collections du musée Dauphinois en matière de collections sur les modalités de vivre la montagne. Il rendrait compte des efforts  accomplis par la Grenoble moderne pour construire une ville  moderne en faveur de du développement durable.

L’espace  serait complété par une partie Laboratoire dans laquelle il serait possible d’accueillir institutions, entreprises, usagers et villes exemplaires pour rendre compte des innovations actuelles introduites dans le domaine de la durabilité. Ce laboratoire permettrait de fournir à la fois des ressources et réflexions en matière de gestion de la durabilité pour Grenoble et toutes les villes de l’Isère et des départements limitrophes mais aussi de porter des débats sur la ville verte avec les usagers, les  citoyens et aussi d’offrir un cadre d’expérimentation de solutions nouvelles et alternatives. Le laboratoire serait  connecté avec les laboratoires de recherche du pôle de l’université de Grenoble  mais aussi le Pôle de l’Isle d’Abeau et le Pôle universitaire Lyonnais, qui forment les trois ensemble un pôle scientifique de niveau international élargi particulièrement riche en matière de réflexions scientifiques et techniques et expérimentations sur la durabilité environnementale.

Le Musée comprendrait également une terrasse restaurant avec vue sur Grenoble.

Les aménagements qui seraient portés à destination de la population comprendraient :

  • L’édification sur l’ancien remblai du bâtiment de géologie d’une ferme pilote en construction durable – donc susceptible d’évoluer mais aussi d’être détruite et recyclée pour une bonne gestion  dans le temps et une adaptation aux nécessités d’évolution de son programme. Cette ferme permettrait de développer et expérimenter les nouvelles méthodes de gestion des ressources agricoles à destination des habitants. Cette ferme pilote servirait de lieu de démonstration des nouvelles solutions conceptualisées. Elle possèderait une vertu pédagogique à destination des habitants soucieux de s’engager dans l’agriculture urbaine. Elle s’adresserait  aux associations de quartiers mais aussi aux écoles, pourrait accueillir personnels enseignants et enfants pour réfléchir aux conditions de développement d’une citoyenneté de la durabilité. Par ailleurs selon les souhaits des habitants, cette ferme pourrait développer des formations et stages à la clef pour répondre à tous les types de demande.
  • Il restera à définir pour la ferme, la nature des terrains qui pourraient lui être concédés pour ses cultures et ses élevages et la nature et l’équilibre à  trouver entre la fonction prospective et les missions de conservation en lien avec les institutions correspondant. Il faut aussi rappeler que des vignes ont été réimplantées sur la  Bastille. Un lien pourrait être articulé entre les nouveaux exploitants et la ferme pilote.
  • Avec cette ferme modèle tous les enfants et les familles de la ville auraient accès aux animaux de la ferme à l’intérieur même de la cité, avec un accès transport en commun (Tram) à travers le jardin de ville puis, demain avec le Monorail Voreppe/Crolles.

Les accès à la Bastille seront facilités pour les piétons afin d’en faciliter son parcours bien entendu dans une logique de durabilité de mobilité qui limite la celle des voitures.

Les parcours seront réaménagés et de nouveaux crées : promenades, chemins, points de vue, parcours santé, parcours sportif, parcours récréatifs, parcours découvertes…. Aujourd’hui la Bastille est un dépotoir inutilisable.

Le fort militaire de La Bastille serait ainsi réinsérée dans son environnement et ses activités pourraient aussi connaître un plus grand essor : visites du fort, activités diverses dans ses salles voûtées, mariages, galas, activités ludiques et sportives, – l’Acrobastille – découvertes gastronomiques,  expositions du Centre d’Art contemporain et le Musée des Troupes de Montagne.

De fait la Bastille sera dès lors incorporée comme équipement majeur grenoblois à différents parcours :

  • le parcours des musées : avec le Musée de l’Evêché, le Musée d’Art contemporain, la crypte Saint Laurent, le Musée de la Résistance et le musée Dauphinois.
  • Le parcours du développement durable :  Avec le Musée Dauphinois, le musée du jardin des Plantes…
  • le parcours santé : avec les axes piétons, les places publiques, les marchés, les pistes cyclables et les chemins de grande randonnée notamment en direction de la Tronche et Meylan .

En parallèle nous avons annoncé notre projet de téléphérique Esplanade/Rabot/CHU afin de réaliser une liaison Est-Ouest par câble et desservir mieux la Bastille.  A l’issue de l’actuelle concession du restaurant de la Bastille nous lancerons un appel d’offres ouvert afin que ce bâtiment emblématique  devienne un haut lieu festif de la ville pour les familles en journée et la nuit en particulier en direction des étudiants à l’exemple de ce qui se passe à Barcelone ou Rio.

Notre projet est celui de redonner sens à la ville, de redessiner un futur pour Grenoble. Pour qu’il y ait futur, Grenoble a besoin de projets mobilisateurs, et non de projets qui divisent. La Bastille appartient à tous les grenoblois . Il est un des lieux de la reconquête de la ville par ses propres moyens.

Avec ce projet global qui couvre tous les aspects Grenoble devrait attirer des milliers de nouveaux visiteurs et offrir aux habitants quel que soit leur âge et leur centre d’intérêt le moyen de se réapproprier une montagne devenue « magique » .

BÉTONISATION : LE COLLECTIF RAPPELLE ERIC PIOLLE À LA RAISON.

BÉTONISATION : LE COLLECTIF RAPPELLE ERIC PIOLLE À LA RAISON.

Avec les travaux menés pour l’élargissement de l’A480, ce sont encore 6 hectares d’espaces boisés qui partent en fumée. La politique de betonisation menée par la municipalité Piolle jusqu’alors n’a fait que réduire la part d’espace vert par habitants à Grenoble en la portant aujourd’hui à moins de 12 m2.

Le collectif rappelle à la raison le maire et lui demande quel programme immobilier il a choisi d’abandonner pour compenser cette perte d’espace vert.

 

 

Dans cette vidéo, Alain CARIGNON, porte cette interrogation pour le collectif.

Pour le collectif : Romain BRANCHE

PARC HENRY TARZE : LE COLLECTIF VEUT SAUVER UN JARDIN.

PARC HENRY TARZE : LE COLLECTIF VEUT SAUVER UN JARDIN.

La municipalité désire malheureusement construire encore au cœur de Jean Macé en bordure de la résidence des Fleurs.

Le parc Henri Tarze qui n’est toujours pas dépollué devrait être livré lui aussi à la promotion immobilière comme toute la ville.
Dans le cadre de la reconquête des espaces verts le collectif de la société civile pour l’alternance fait figurer dans son projet la sauvegarde de cet espace et l’aménagement d’un jardin.

Dans une vidéo réalisée sur place Alain Carignon rappelle cet engagement.

Pour le collectif : Romain BRANCHE

LE DÉBAT EST LANCÉ SUR LES 31 PREMIÈRES PROPOSITIONS.

LE DÉBAT EST LANCÉ SUR LES 31 PREMIÈRES PROPOSITIONS.

I) Oser ! Mettre à jour le logiciel de l’action publique en repensant l’action publique:

  • Oser changer pour de vrai;
  • Oser innover pour mettre en place de nouvelles règles, de nouvelles méthodes, de nouvelles priorités.

Cette capacité à OSER doit concerner deux domaines prioritaires:

  • L’environnement;
  • Les finances publiques 
  1. Une horloge climatique itinérante : pour contribuer à la sensibilisation collective nécessaire.
  1. Des recensements animaliers annuels (animaux du quotidien, de proximité) par des particuliers.
  1. Un cimetière animalier pour la ville de Grenoble.
  1. L’interdiction de la vente d’emballages en plastique à usage unique sur le territoire de la ville de Grenoble.
  1. Une révision efficace et rapide du PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal), afin de concevoir une logique de ”ville-villages”.
  1. La révision du PLUI sera conduite en intégrant de nouvelles données techniques comme le respect des flux du vent au sein de la ville afin d’éviter la naissance de quartiers fours invivables avec le réchauffement climatique désormais sérieusement engagé.
  1. Une fois par trimestre, la Ville publiera une note technique qui traduira ses actions quotidiennes en ”traçabilité de développement durable”.
  1. Effort prioritaire en faveur de la végétalisation de la ville avec la création d’arboretum et des parcours pédagogiques pour les enfants.
  1. Penser la modernisation de la voirie publique avec des sols intelligents qui produisent et/ou stockent de l’énergie.
  1. Stopper les projets urbains de Flaubert et de l’esplanade, en prenant en compte les besoins en espaces verts et équipements publics.
  1. Sur le fonctionnement courant des services techniques de la Ville de Grenoble, toutes les mesures les plus écologiques seront mises en place qu’il s’agisse des caractéristiques techniques de la flotte des véhicules, du recours à un dispositif zéro phytosanitaire dans la gestion des espaces verts …
  1. Aucun arbre ne sera abattu sans l’avis conforme de danger imminent ou de maladie certifiée publiquement par le Directeur des Espaces verts de la ville. Tous les projets d’urbanisme devront intégrer les arbres existants pour être agréés. Car Grenoble, avec moins de 12 m² d’espaces verts par habitant contre 48 m² pour la moyenne des grandes villes, est devenue la lanterne rouge dans ce domaine.
  1. Un effort considérable sera effectué en faveur de la création de jardins publics qui commencera par la place Vaucanson, la place de la Maison du Tourisme, le parc Henri Tarze.
  1. Il sera proposé à la Métropole de créer un nouveau parc naturel d’agglomération sur la Commune de la Tronche.
  1. Un plan de valorisation du patrimoine Grenoblois abandonné sera engagé.
  1. Nous lancerons un appel d’offres international pour revisiter le patrimoine oublié de la ville, équipement par équipement.
  1. L’exemplarité de comportement des élus locaux passe par des mesures fortes, radicales, immédiates impactant d’abord le train de vie courant. Dans ce cadre, la Ville de Grenoble défendra au sein de la Métropole une approche entièrement nouvelle de nombreuses politiques publiques.
  1. Suppression des voitures de fonction des élus pour évoluer vers un dispositif comme le secteur privé de remboursement des frais de déplacements aisément controlables.
  1. Publication permanente de façon hebdomadaire via Internet de toutes les dépenses liées à des volets de fêtes et cérémonies.
  1. Réduction drastique des postes de cabinets.
  1. Diminution radicale du nombre des membres des exécutifs municipaux.
  1. La commission d’appel d’offres de la ville sera présidée par un magistrat, composée à la proportionnelle des groupes et ses séances seront publiques.
  1. Faire correspondre le secteur para-public local à une logique d’efficacité d’actions et non plus à la logique de la multiplication des présidences pour que chacun dispose de son ”royaume” et les indemnités qui en résultent.
  1. Création d’un poste de déontologue qui rend compte une fois par an à l’aide d’un rapport établi en liaison avec l’Inspection Générale des Services.
  1. Forte réduction des supports écrits de communication qui correspondent très souvent à de la propagande partisane ou à de l’autopromotion des élus.
  1. Pour le secteur public, mise en œuvre d’un principe de l’unicité d’organismes. A chaque grande fonction ne doit correspondre qu’un organisme public et un seul.
  1. Dès que le champ d’interventions concerné n’est pas lié à un service public de solidarité, il y aura application du principe de subsidiarité.
  1. Application du dispositif dit du Budget ”Base Zéro” tous les deux ans aux grandes fonctions administratives.
  1. Mise en œuvre généralisée de contrats publics pluriannuels d’objectifs pour les partenariats avec les associations.
  1. Pour les aides sociales, suppression des aides publiques locales dès que le bénéficiaire a fait l’objet de plus de deux condamnations pour des délits graves correspondant à des peines définitives. Ces restructurations du périmètre des politiques publiques municipales ouvriront de nouvelles capacités financières pour Grenoble, de nature à rendre à la ville son attractivité pour accueillir de grands établissements de recherche.

PLACE VAUCANSON :  LE COLLECTIF VEUT UN JARDIN

PLACE VAUCANSON :  LE COLLECTIF VEUT UN JARDIN

La place Vaucanson est l’une des places les plus emblématiques de Grenoble.

Sa perspective depuis le square Léon Martin est superbe. Malheureusement elle a été transformée en parking à ciel ouvert sans aucune préoccupation environnementale et esthétique.

Alors que notre ville manque cruellement d’espaces verts, ayant reculé année après année sous les coups de boutoir de la bétonisation intensive, ce vaste espace central et attractif est dédié aux voitures. Le collectif de la Société Civile inscrit la réalisation d’un jardin dans son projet pour Grenoble qui s’élabore coordonné par Christiane Ayache , ex Sous-Préfet, Directrice Générale de collectivité territoriale.

Christiane AYACHE avec le collectif de la Société civile

La transformation de la place permet de réaliser un parking souterrain concédé et d’améliorer ainsi l’attractivité du centre ville. Elle participe de la requalification de la ville et augmente les M2 d’espaces verts qui font défaut.

Comme l’explique Alain Carignon dans la vidéo il s’agit d’un jardin gardé , avec une police montée de façon à empêcher toute privatisation par des bandes.