GRENOBLE AU TEMPS DU TRAMWAY

GRENOBLE AU TEMPS DU TRAMWAY

Il y a 35 ans les grenoblois choisissaient par référendum le tramway comme mode principal de transport collectif pour l’agglomération. Cette consultation exemplaire, grand moment de démocratie grenobloise avait été promis par l’équipe Carignon pendant sa campagne et a été mise en œuvre tout de suite après.

Cette brève vidéo rappelle cette histoire vraie de la vie municipale. Cette leçon vaut pour aujourd’hui : Grenoble est la ville de l’anticipation et de l’entrée dans le futur. A l’heure de la transition écologique elle ne peut pas seulement répéter les modes de déplacement du passé.

Aujourd’hui c’est encore Alain Carignon avec un nouveau collectif de la société civile grenobloise qui propose aux grenoblois un saut qualitatif afin de rendre exemplaire notre Métropole en matière de mobilités écologiques.
A nouveau par un référendum ? pourquoi pas ?

Pour le collectif : Romain BRANCHE

QUARTIER ST BRUNO CHORIER-BERRIAT

QUARTIER ST BRUNO CHORIER-BERRIAT

Samedi dernier les habitants du quartier st. Bruno on répondu présent à l’invitation du collectif de la société civile avec Alain CARIGNON.

Malgré la pluie un échange constructif a été mené avec des sujets au cœur des préoccupations des habitants du quartier.

Le premier d’entre eux ? la sécurisation de la ville.

Les habitants de chorrier berriat ont apprécié les propositions du collectif notamment le big bang Grenoblois.

L’installation de services municipaux dans les quartiers, en premier lieu le maire et les services de la mairie, afin de  rétablir une véritable mixité sociale est plébiscitée. L’objectif est simple : 33% de hlm, 33% de propriétaires et 33% de services et d’entreprises contre 85 % de HLM  dans certains quartiers comme le Village Olympique  aujourd’hui.

A cela s’ajoute la mise en place des caméras de vidéosurveillance sur toute l’agglomération, l’assermentation des responsables d’immeubles qui pourront dresser des PV, une police montée, un PC vidéo opérationnel 24h24 et l’acquisition  de drones de surveillance qui pourraient être à la disposition des polices nationale et  municipale.

La lutte contre la paupérisation et la délinquance des quartiers sera lancée dès l’arrivé de l’équipe à la tête de la commune. Le maire prendra réellement ses responsabilités en tant qu’officier de police judiciaire et sera en soutient aux force de l’ordre qui se sentent abandonnées aujourd’hui.

Les habitants ont également été sensible au Projet proposé par Sharah BENTALEB et l’ équipe pluridisciplinaire qui a travaillé sur le sujet : LA MONTAGNE MAGIQUE A LA BASTILLE.

Une montagne de la biodiversité et ferme modèle à la Bastille avec un nouveau téléphérique Esplanade/Rabot/CHU.

Une autre de nos proposition a été plébiscitée par les habitants : le monorail à propulsion solaire et électrique Voreppe/ Crolles , avec deux parkings de dissuasion de plusieurs milliers de places à Voreppe et à Crolles.

Alain CARIGNON avait fait de Grenoble une ville d’avenir, notre objectif aujourd’hui est de combler le retard accumulé et de reprendre de l’avance.

Avec le Collectif de la société civile GRENOBLE RE-DEVIENDRA LA CAPITALE DES ALPES, et rentrera dans le 23ème siècle.

 

Pour le collectif Romain BRANCHE

ALAIN CARIGNON SUR FRANCE BLEU ISERE ” LE RASSEMBLEMENT C’EST LE COLLECTIF DE LA SOCIÉTÉ CIVILE”

ALAIN CARIGNON SUR FRANCE BLEU ISERE ” LE RASSEMBLEMENT C’EST LE COLLECTIF DE LA SOCIÉTÉ CIVILE”

 

Invité de Nicolas Crozel, sur France Bleu Isère Alain Carignon était visiblement en pleine forme pour répondre en direct aux questions incisives du journaliste ce matin à 7 h50

Une occasion de rappeler quelques vérités :

  • Nous sommes dans le temps de la construction d’un projet avec les grenoblois, quartier par quartier, à découvert et nous sommes les seuls à être à découvert”
  • Notre objectif est de mettre fin à l’asphyxie de l’agglomération grenobloise et de requalifier Grenoble”
  • ” le rassemblement c’est le collectif de la société civile”
  • Les grenoblois ressentent ce que les chiffres disent : nous sommes les premiers pour l’insécurité pour les agressions violentes et les vols à la tire selon le Ministère de l’intérieur”
  • Les premiers de France pour l’impôt sur les ménages, les premiers pour la baisse de la valeur des biens, les premiers pour la bétonisation”
  • Ce n’est pas du Grenoble Bashing , ce n’est pas Grenoble, c’est le bilan d’Eric Piolle”
  • “Il y a un rejet de sa politique, de ses méthodes et de ses résultats”
  • Nous sommes tous d’accord pour construire une ville apaisée , une ville qui réussisse la transition écologique, une ville qui sauvegarde la planète mais lui, ses méthodes et ses résultats aboutissent au contraire”
  • C’est plus 15 % de pollution sur les grands boulevards et le bd Gambetta”
  • Nous avons déclaré dès le départ que nous ne demanderions l’investiture d’aucun parti politique”
  • Nous ne sommes pas dans ces politicailleries nous ne sommes pas dans ces magouilles, le rassemblement c’est le collectif de la société civile qui part de la base des grenoblois”
  • Nous n’avons pas à vivre ce que les candidats de la République en Marche ont à vivre, attendre d’une commission nationale d’investiture à Paris de savoir qui sera désigné comme l’éventuel Maire de Grenoble”
  • Nous n’avons pas à vivre la pathétique course d’Eric Piolle qui est en train de courir après les chapelles de l’extrême gauche et de la gauche pour savoir comment construire une coalition pour se sauver d’une situation difficile”

  • Nous proposons un monorail a propulsion solaire et électrique entre Voreppe et Crolles avec de grands parkings de dissuasion afin qu’on puisse à nouveau pénétrer dans Grenoble”
  • Nous voulons que l’agglomération redevienne première et pionnier dans ces domaines”
  • Les soubresauts de la politique ne nous concernent pas. Notre projet aura besoin de l’attention du Président de la République Emmanuel Macron, du soutien du gouvernement d’Edouard Philippe, du soutien de Laurent Wauquiez qui demeurera le Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, des parlementaires LREM qui seront toujours là après les élections municipales parce que le projet de Grenoble devra être soutenu par toutes les forces qui veulent préparer l’avenir de la ville”

Pour le collectif : Romain BRANCHE

LE DÉBAT DE CITELEC SUR LES MOBILITÉS

LE DÉBAT DE CITELEC SUR LES MOBILITÉS

 

 

Lundi 3 juin Citelec Présidée par Jean-Baptiste Carreau organise un débat sur les mobilités. L’association qui regroupe toutes les entreprises et associations concernées par ce sujet travaille depuis des années autour de tables rondes, d’analyses , de propositions qui sont rendues publiques à cette occasion.

Citelec a demandé aux principaux candidats aux élections municipales de venir les entendre et en débattre et Alain Carignon a immédiatement accepté d’y participer. Eric Piolle embarrassé par son bilan et inquiet qu’un tel débat sur le fond puisse se dérouler à choisir de fuir en le refusant.

De son côté le collectif de la société civile dispose d’un groupe de travail sur ce dossier animé par Olivier Corneloup et Romain Branche dans le cadre des groupes sur le projet que coordonne Christiane Ayache.

Nous publions les 7 recommandations préconisées par CITELEC afin que de faire connaître les propositions des acteurs du territoire.

CLIQUER CI DESSOUS SUR LES PROPOSITIONS POUR LES DÉCOUVRIR.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le collectif : Romain BRANCHE.

ALAIN CARIGNON RÉPOND À ERIC PIOLLE SUR LE TGV.

ALAIN CARIGNON RÉPOND À ERIC PIOLLE SUR LE TGV.

Dans cette vidéo, Alain CARIGNON répond à l’actuel maire de Grenoble sur la création d’une ligne à grande vitesse entre Grenoble et Lyon.

Par la voix d’Alain CARIGNON le collectif de la société civile propose aux grenoblois le projet d’ameliorer la desserte de la ville en créant une ligne à grande vitesse.

Cela permettra plus de rotations de TER car aujourd’hui les créneaux horaires sont pris par les TGV qui passent sur les petites voies.

Pour le collectif : Romain BRANCHE.

TGV ET TER : LE COLLECTIF VEUT METTRE GRENOBLE A NIVEAU

TGV ET TER : LE COLLECTIF VEUT METTRE GRENOBLE A NIVEAU

Le collectif de la société civile juge que la ligne de train Grenoble -Lyon fonctionne mal. Elle est mal entretenue, perturbée et les liaisons TER s’en ressentent considérablement avec des retards nombreux et une absence de fréquence au niveau attendu .

Parce que les TGV qui devraient bénéficier d’une ligne dédiée l’empruntent au rythme lent des trains classiques. La ligne est surchargée et ne peut pratiquement plus être entretenue le jour! Les usagers sont tous pénalisés: ceux des TER qui renoncent à effectuer les trajets domicile-travail en train du fait des incertitudes et sont contraints de prendre leur voiture, contribuant aux embouteillages des heures de pointe.

Au lieu de bétonner à mort , de supprimer les espaces verts, de concentrer les populations jusqu’à l’explosion les élus auraient dû rendre modernes, accessibles et fréquents les TER de Grenoble à Lyon qui desservent d’important chefs-lieux. Des bassins de population équilibrés auraient pu se développer.

Leur immobilisme a été fatal: les usagers du TGV sont également pénalisés par ce temps de parcours allongé à partir de l”aéroport de St Exupéry qui donne l’impression de se rendre dans une zone rurale.

Bordeaux , en plein développement est à 2 heures de Paris, Arcachon bientôt à 2 H30 et Grenoble est la dernière grande ville a être demeurée à l’écart les élus ne demandant pas de ligne à Grande Vitesse pour la desservir. Un handicap supplémentaire pour son attractivité.

LA GARE DAUPHINÉ-SAVOIE A DISPARU

Pire, dans la période, la gare de TGV Dauphiné-Savoie obtenue par Alain Carignon entre Pontcharra et Montmélian sur la future ligne Lyon-Turin a disparu au profit d’une gare dans Chambéry, difficile d’accès de l’extérieur de la ville. Elle mettait le Grésivaudan à 2 heures de Paris.

PAS DE RÉSERVE FONCIÉRE DANS LES 20 PROCHAINES ANNÉES

Dans une brève vidéo, en quelques mots , Alain Carignon rappelle cette situation et dénonce le fait que dans le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal ( PLUI) pour les 20 prochaines années, il n’est même pas prévu de réserve foncière pour cette future ligne !

Une raison supplémentaire pour le collectif de la Société Civile d’engager la révision du PLUI dés l’alternance prononcée en 2020 . Grenoble doit en effet reprendre sa marche vers l’avenir.

VÉLO:  RÉGLER LES CONFLITS D’USAGE DE L’ESPACE PUBLIC

VÉLO: RÉGLER LES CONFLITS D’USAGE DE L’ESPACE PUBLIC

Le piéton doit être mieux protégé et ses itinéraires mieux balisés. Il est aujourd’hui la principale victime des plans de déplacements : cheminements très compliqués, conflits avec les sens de circulation différents entre les transports collectifs et les véhicules individuels, conflits avec les vélos, suppression des feux de protection aux croisements, insécurité et malpropreté. De maltraité il doit devenir privilégié car ce mode de déplacement intra-muros est le plus écologique” écrivait notre collectif de la société civile dans notre contribution  sur les modes de déplacements.

LA MARCHE DOIT ÊTRE CONSIDÉRÉE COMME “LA CELLULE-SOUCHE” DE LA MOBILITÉ
Le collectif  Grenoblois  “le vélo qui marche”  vient de publier la même analyse sur le site qu’il vient de créer. Rappelant qu’à “Bordeaux, la Charte des Mobilités dit que « La marche doit être considérée comme la ”cellule-souche” de la mobilité urbaine, les autres modes de transport ne constituant qu’une pause dans le cheminement du piéton. »

Précisons que Bordeaux est n°6 au classement mondial des villes les plus « bicycle friendly » et que son plan d’investissement dans le vélo atteint des records : 70 M€ pour la période 2017-2020 ! ” précise le collectif.

En effet c’est autour de la marche que s’articule les autres modes déplacements (transports collectifs, vélo, voiture..). Qui doit évidemment intégrer les mobilités réduites , les accès aux logements des familles et le droit au travail pour toutes les professions qui ont besoin de se déplacer en voiture à un moment ou un autre.

LA MARCHE EST UN MODE DE DÉPLACEMENT UNIVERSEL et GRATUIT
Officiellement la Métro a le même objectif comme le rappelle le collectif en la citant : « bien concevoir les espaces accessibles aux piétons, c’est favoriser la marche, rendre attractif les lieux, favoriser l’animation urbaine et le commerce, rendre la ville accessible à tous ». Puis que « la marche est un mode de déplacement universel et gratuit, bénéfique pour la qualité de vie, le lien social, la santé, le climat et l’environnement. »

LES COUPURES URBAINES SONT UN FREIN A LA MARCHE
Sauf qu’en analysant finement la réalité le collectif “le vélo qui marche” rejoint toutes les remarques que nous avons accumulé lors des différents forums d’échanges citoyens et ce quel que soit le quartier, même si les problèmes sont plus aigus au centre ville.

Ainsi  “faisant le constat que « LE CHEMINEMENT DOIT ÊTRE CONTINU : LES COUPURES URBAINES SONT DES FREINS A LA MARCHE » les services techniques de la Métro recommandent de « réduire les coupures physiques (linéaires et surfaciques) comme […] les ruptures d’accessibilité (trottoirs non abaissés…). »

LE PROJET CHRONOVÉLO VIOLE DOUBLEMENT LES RECOMMANDATIONS
Or  “le projet Chronovélo viole doublement ces recommandations sur les cours Lafontaine et Berriat : d’abord en créant la coupure urbaine de la piste bidirectionnelle « chrono » à fort trafic, ensuite en ajoutant une rupture d’accessibilité supplémentaire au milieu de la rue. Il s’agit pourtant de voies limitées à 30 km/h où le piéton a le droit de traverser « librement » la voirie « apaisée ». “
Le collectif poursuit: “Pour Gérer les conflits piétons/cycles, la Métro fait le constat évident que ”la différence de vitesse entre les piétons et les vélos peut poser problème, surtout lorsque les vélos vont vite.”

EVITER LA COHABITATION PIETONS/CYCLISTES DANS LES ZONES PIÉTONNES TRÉS FRÉQUENTÉES
C’est donc très logiquement qu’elle propose « d’éviter la cohabitation piétons/cyclistes dans les zones très fréquentées par les piétons » pour « atténuer la frustration du cycliste qui doit ralentir et l’inquiétude du piéton qui se sent agressé ».
“Les passages prévus de Chronovélo sur le cours Lafontaine (lycée Champollion, 1900 élèves !) et sur le cours Berriat(très forte densité de population et de commerces) violent complètement ce que la Métro a elle-même édicté !”.
Pour eux , “vraiment on peut le dire : ça déraille (grave).”

UN CONFLIT D’USAGE S’EST DÉVELOPPÉ DANS TOUTE LA VILLE 
En réalité ce conflit d’usage s’est développe dans toute la ville  même quand la densité piéton est moindre. Aux Eaux-Claires lors de notre forum de samedi des parents avec poussettes et enfants ont exprimé les risques vécus sur le trottoir du bd Joseph Vallier à l’angle de la rue Rhin et Danube ou les vélos déboulant sur les trottoirs ,croisent des piétons.

DES PROBLÉMES PARTOUT 
Un peu plus haut vers la rue des Eaux Claires, toujours sur le bld Joseph Vallier, ce sont les voitures qui veulent éviter le bouchon du feu tricolore qui empruntent la contre-allée à vive allure sans ménagement pour les piétons non plus.
A Villeneuve ce sont aussi les voitures et les vélos empruntent les espaces piétons sans vergogne et de nombreuses personnes à mobilité réduite nous ont fait part de leur craintes dans leurs déplacements lors de notre Forum de la place des Géants.
Rue Casimir Brenier le boyau réservé aux voitures est devenu un bouchon créateur de pollution et d’encombrements au sortir de la gare.

ÉVITER LES PISTES BI-DIRECTIONNELLES EN VILLE 
Le collectif ” le vélo qui marche ” rappelle des données fondamentale qui doivent être retenues dans les projets de développement de ce mode de transport .
D’abord que selon la Charte Cyclable de la FFvélo (125 000 adhérents, anciennement FFCT)  :« II est généralement préférable d’éviter les pistes bidirectionnelles en ville, leur raccordement aux carrefours est compliqué, et chaque traversée engendre des conflits avec les voitures. En revanche, la piste bidirectionnelle est intéressante pour les itinéraires de moyenne distance (= ou > à 500 m) où les intersections sont peu fréquentes, par exemple le long d’un fleuve ou d’une rocade. La largeur recommandée est de 3 mètres (2,5 m minimum). »

LA LARGEUR RECOMANDÉE EST DE 3 METRES 
La fiche vélo du CERTU (Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions publiques, intégré au CEREMA en 2014) dit que :« Les pistes bidirectionnelles sont un aménagement d’insertion délicate en milieu urbain dense. La largeur recommandée est de 3,00 m. »

LES PISTES BIDIRECTIONNELLES A RÉSERVER AUX TRONCONS LONGS
Le Guide pour la conception des aménagements cyclables de la direction de la voirie du Grand Lyon dit que : « Les bandes cyclables […] sont bien adaptées aux axes avec des carrefours fréquents. A l’inverse, les pistes, notamment bidirectionnelles sont à réserver aux longs tronçons sans intersection. » (page 23). Plus loin (page 46) : la piste bidirectionnelle est « difficile à traiter en carrefours mais s’intègre parfaitement sur les axes avec peu d’intersections : voies longeant un cours d’eau, un parc, une voie ferrée, etc. ».

LES PISTES BI-DIRECTIONNELLES ONT ETE CRÉÉES DANS LES ANNÉES 80 OU IL FALLAIT
Les pistes bidirectionnelles  existent déjà à Grenoble, là où les experts préconisent de les mettre. Par exemples : le long de l’Isère depuis les années 80 , créées par la municipalité Carignon,  ou parallèlement à l’avenue Clémenceau en bordure du parc Paul Mistral.
Le “vélo qui marche” note que “Chronovélo prévoit de créer une piste bidirectionnelle le long de la voie ferrée, sur la rue Général Mangin. C’est effectivement un emplacement adapté, conforme aux recommandations des experts.”

DANS LA ZONE ULTRA DENSE C’EST A L’OPPOSÉ DE CE QUE PRÉCONISENT LES EXPERTS
Par contre  “dans la zone urbaine ultra dense des cours Lafontaine et Berriat, (lycée Champollion, habitat, commerces, croisements), Chronovélo prévoit là aussi une piste bidirectionnelle !
C’est totalement à l’opposé de ce que préconisent les experts. C’est aussi à l’inverse de ce que font les villes de référence pour le développement du vélo, Strasbourg et Bordeaux, respectivement n°4 et n°6 au classement mondial de Copenhagenize”.
C’est d’autant plus aberrant que la largeur prévue est celle des autoroutes à vélos (4 mètres), ce qui a vocation à accueillir majoritairement du trafic de transit ou à permettre de rouler à vitesse soutenue. Le vélo diffus a toute sa place en ville centre, mais est-ce le lieu pour le passage d’un fort trafic de transit ou pour rouler « chrono » ? Non, bien évidemment non.
Enfin, il se pose en ville centre le problème des livreurs obligés de traverser la piste pour accéder aux commerces ou aux habitations”.

DES PROBLÉMES DE SÉCURITÉ
La Charte Cyclable de la FFvélo dit que : « L’idée de la séparation des vélos avec le trafic motorisé paraît séduisante, mais elle comporte de graves inconvénients de cohabitation avec les piétons, des problèmes de sécurité lors du raccordement au niveau des carrefours et enfin des problèmes liés au nettoyage (accès des balayeuses). »
De leur côté, les techniciens de la Métro disent avec un bon sens évident que la ville piétonne demande d’éviter les ”coupures urbaines” et les ”ruptures d’accessibilité”.
Le collectif analyse très bien la contradiction : « où sommes-nous sur les cours Lafontaine et Berriat, ou au marché de l’Estacade ? Le long d’une route ? Sur un boulevard à fort trafic automobile ? Non, sur de simples rues commerçantes et très fortement piétonnes de la ville centre, avec une seule voie de circulation automobile, qui plus est limitée à 30 km/h. Dans ce contexte, la séparation en milieu de chaussée crée un obstacle supplémentaire pour les piétons, les poussettes, les personnes à mobilité réduite (PMR). Et cela alors que le concept de voirie ”apaisée” leur donne le droit de traverser ”librement”. Cette gêne voire ce danger s’ajoute au fait que des feux de traversée ont été enlevés, par exemple au croisement du cours Berriat avec la rue Thiers ».

LA BORDURE EN DUR : UN DANGER POUR LES CYCLISTES EUX-MÊMES
Soulignant encore les inconvénients pour les cyclistes eux-mêmes :  “Enfin, en ville centre, la bordure en dur représente un danger pour les cyclistes eux-mêmes, s’ils ont un instant de distraction ou quelque chose d’inattendu à éviter, ou encore lorsque le trafic des vélos devient trop important.
“Elle les empêche aussi de rejoindre la piste à certains croisements, par exemple celui de la rue Paul Bert et du cours Lafontaine, ce qui les aiguille vers les trottoirs.” 

LE COLLECTIF SOCIÉTÉ CIVILE : LA MARCHE CELLULE -SOUCHE 
En réalité l’axiome de base que nous préconisions est celui choisi par Bordeaux : « La marche doit être considérée comme la ”cellule-souche” de la mobilité urbaine, les autres modes de transport ne constituant qu’une pause dans le cheminement du piéton. »

UNE POLITIQUE FORTE ET RAISONNEE DU DEVELOPPEMENT DU VELO
Autour de ce fondamental une politique forte et raisonnée de développement de la pratique du vélo – notamment – doit être soutenue. Les questions de la largeur des “autoroutes à vélo”, celle des pistes bi-directionnelles dans certaines voiries se posent avec acuité après l’expérience grenobloise.

DES SOLUTIONS PERMETTANT DE VIVRE TOUTES LES MOBILITES DANS UN ESPACE APAISE
Ici aussi le collectif de la société civile avec les citoyens entend conduire une réflexion qui tienne compte des expériences des villes qui ont réussi, des conflits d’usage de la chaussée vécus par les grenoblois quels que soient leur mode de déplacement. Afin de dégager des solutions reposant sur le pragmatisme et permettant de vivre toutes les mobilités dans un espace public vraiment apaisé , sauvegardant la mixité de la ville, des professions et de son attractivité.