CONFÉRENCE DE PRESSE DE ALAIN CARIGNON : POUR UN MAIRE RESPONSABLE

CONFÉRENCE DE PRESSE DE ALAIN CARIGNON : POUR UN MAIRE RESPONSABLE


Je suis tout d’abord soulagé qu’il n’y ait aucune victime dans l’incendie. Je remercie la cinquantaine de sapeurs-pompiers qui sont intervenus.
Il semblerait être aujourd’hui confirmé que cet incendie soit d’origine involontaire.
A noter que le Procureur de la République a décidé d’ouvrir une enquête le 30/09 à 18h50. Il s’interroge en effet de savoir si le bâtiment aurait brûlé de cette manière s’il avait été aux normes de sécurité incendie.

Un contexte aggravant.

11 janvier 2007 Avis défavorable de la commission départementale de sécurité incendie :

Non-respect de plusieurs principes de sécurité des immeubles de grande hauteur. Les dispositions constructives ne permettent pas d’éviter le passage d’un feu d’un compartiment à un autre et la limitation du potentiel calorifique, facteur prépondérant dans le développement d’un sinistre, n’est pas respectée. La dangerosité des locaux d’archives, au rez-de-chaussée, est soulignée.

Avis reconduit en 2012.

12 janvier 2017
Avis défavorable de la sous-commission départementale de sécurité

présidée par le Directeur Départemental des Services de Secours et d’Incendie et de Secours sur la poursuite du fonctionnement de l’établissement de l’Hôtel de Ville de Grenoble, suite à une visite du 20/12/2016.
La Commission indique que « les façades présentent une absence totale de résistance au feu ». Elle note que « le niveau RC 1 accueille des locaux techniques, ainsi que les principaux locaux d’archivage, et il est à noter qu’ils ne sont ni traités en locaux à fort potentiel, ni protégés par de l’extinction automatique ; de plus, tous ces locaux ne sont pas isolés entre eux. Absence d’isolement des locaux à fort potentiel calorifique et des locaux à risques ».
« Le monte document ne présente aucune trappe coupe-feu de degré 2 heures, quel que soit le niveau. Les conduits aérauliques ne sont pas équipés de clapets coupe-feu de degré 2 heures au franchissement de la dalle haute du RC 1. Les batteries d’ascenseurs ne sont pas isolées des locaux et circulations par des dispositifs coupe- feu de degré 2 heures. Présence de gaines techniques non recoupées mettant en communication l’ensemble des niveaux ».
« Les escaliers ne sont pas protégés réglementairement. Absence totale de désenfumage de toutes les circulations horizontales communes et des sas situés devant les escaliers et les ascenseurs. Le hall d’accueil au RC 2 en communication avec le R+1, ainsi que le hall d’honneur en communication avec le R+1, devraient être désenfumés ».

«L’absence d’étanchéité entre compartiments, liée à l’absence de désenfumage (circulation horizontales et sas), pourrait conduire à la dispersion des fumées dans les compartiments supérieurs, et nuire par la même à l’évacuation de ses occupants ».

« En conséquence, le groupe de visite a proposé à l’unanimité un avis défavorable à la poursuite du fonctionnement de l’établissement ».

Confirmation de cet avis en Mars 2017

Avis défavorable du Préfet qui précise que « les risques liés au fort potentiel calorifique des locaux d’archives situés en sous-sol et le risque de propagation d’un incendie aux étages supérieurs dans cet établissement pouvant accueillir près de 1500 personnes sur plus de dix niveaux me conduisent à vous demander la plus grande vigilance concernant cet établissement ».

Septembre 2018

Rapport d’observations de la Chambre Régionale des Comptes sur la situation particulière de l’Hôtel de Ville (p. 84).
« Le suivi des avis des 3 commissions départementales de sécurité est insuffisant puisque seulement quelques-unes ont été mises en œuvre. De tels avis, s’ils étaient émis à l’égard d’un bâtiment ayant un autre propriétaire, auraient certainement mené à des mises en demeure d’exécuter les travaux et éventuellement à une sanction ».
Art. L. 123-4 du code de la construction et de l’habitat : « Sans préjudice de l’exercice par les autorités de police de leurs pouvoirs généraux et dans le cadre de leurs compétences respectives, le maire ou le représentant de l’Etat dans le département peuvent par arrêté, pris après avis de la commission de sécurité compétente, ordonner la fermeture des établissements recevant du public en infraction avec les règles de sécurité propres à ce type d’établissement, jusqu’à la réalisation des travaux de mise en conformité ».
« L’ordonnateur actuel (Eric Piolle) a indiqué lors de l’instruction, concernant les six observations impliquant des travaux légers, que des études devaient être engagées et qu’une programmation pluriannuelle devait être effectuée avant fin 2017. S’agissant des neuf observations impliquant des travaux lourds (gros œuvre, clos et couvert), il a indiqué que les interventions seraient nécessairement « complexes » et nécessiteraient des « investissements très conséquents ». Il confirme qu’une étude visant à définir une programmation des opérations est à engager. Le déménagement des archives devrait intervenir au plus tôt à la moitié de l’année 2020 selon l’ordonnateur. »
La CRC conclue : « Si des travaux de mise en sécurité ont été réalisés entre 2012 et 2017 (pour 1,5 M€), ni l’ancien, ni le nouvel ordonnateur n’ont véritablement pris la pleine mesure des risques, en s’abstenant d’engager des études et une programmation afin de sécuriser l’usage du bâtiment pour le personnel et le public.
En conclusion, des risques importants, rappelés à plusieurs reprises par les autorités compétentes, n’ont toujours pas été pris en compte. Il revient à l’ordonnateur de faire réaliser rapidement des études sur les investissements nécessaires et leurs coûts, comme il s’y est engagé, et de faire procéder aux travaux prioritaires de mise en sécurité ».

30 août 2018
Seule réponse d’Eric PIOLLE à la CRC :

« La Ville est pleinement consciente des travaux de remise aux normes nécessaires de ce bâtiment construit en 1968 ».
« Des actions régulières vers les utilisateurs sont réalisées (contrôles réguliers par le responsable de la sécurité, informations et exercices inopinés…). Par ailleurs, pour prévenir et limiter les risques, la Ville de Grenoble a renforcé le service central de sécurité incendie, au-delà des obligations réglementaires fixées, en associant un deuxième agent au chef d’équipe Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes, titulaire d’une qualification SSIAP ».

 

SORTIE DU LIVRE « ALAIN CARIGNON EST UN HOMME LIBRE »

SORTIE DU LIVRE « ALAIN CARIGNON EST UN HOMME LIBRE »

C’est officiel, Alain CARIGNON sera la tête de liste de notre mouvement la société civile avec les citoyens.

Pour l’occasion, un livre, Alain CARIGNON est un homme libre, sort aujourd’hui.

Ce livre sous forme d’auto interview, répond avec sincérité à des questions simples et détaille le projet pour Grenoble.

Dans le Dauphiné du jour, sous la plume d’Eve Moulinier, le lancement du livre fait office d’officialisation de candidature.

ALAIN CARIGNON SERA SUR FR3 Alpes ce soir à 19h.

Retrouver ci dessous l’article du jour.

Livre « Alain CARIGNON est un homme libre »

Éditions : Grenoble 2020

Prix 5€, disponible au local de l’alternance au 15 rue de la république et sur internet.

 

 

ARTICLE DE FRANCE BLEU ISERE PAR GÉRARD FOURGEAUD : LE PROJET BASTILLE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AVEC LES CITOYENS.

Un parc de la biodiversité à la Bastille : projet du candidat Alain Carignon

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Par France Bleu Isère
 

Les ruines de la Bastille sont deux bâtiments en friche, depuis 15 ans, en plein centre de Grenoble. L’équipe d’Alain Carignon veut les raser et y construire une ferme écologique.

Les ruines de la Bastille Grenoble, France

Actuellement, les bâtiments appartiennent à un promoteur qui les a laissés, encore plus, à l’abandon. Ce sont les deux bâtiments de l’ancien Institut de Géographie Alpine (IGA) abandonnés depuis 2002 (l’IGA est depuis transféré au Village olympique). Ces bâtiments ont été mis en service en 1907.

Depuis 2002, ils sont en friche, avec des gravas et du verre cassé partout, dangereux pour les passants. Ni la municipalité Destot (jusqu’en 2014), ni la municipalité Piolle (depuis 2014) n’ont résolu la question. Une question qui est aussi l’image de la ville car la ruine se voit du centre ville.

Les ruines se voient du centre ville - Radio France

C’est un groupe d’architectes qui propose de redonner vie aux ruines de la Bastille. Alain Carignon (maire de 1983 à 1995) propose une solution par les architectes qui l’accompagnent dans le collectif “société civile”. Un groupe pluridisciplinaire d’architectes, enseignants, urbanistes doit piloter le projet : Patrick Adomo (architecte), Brigitte Boer (enseignante),  Karim Jenahni (architecte), Gersende Vandevanter (architecte), Céline Jullien (directrice de l’appropriation sociétale de Inno Energy Europe).

Ce groupe est animé par Sharah Bentaleb, architecte à Grenoble. Pour elle, “la Bastille est aujourd’hui le lien emblématique de la défiguration de la ville“. Le destin de la Bastille serait donc une affaire de mobilisation des ressources et compétences de Grenoble mais aussi un projet d’envergure nationale comme laboratoire de la construction de la biodiversité.

A ce titre, il pourrait même atteindre un statut international faisant de Grenoble une sorte de “Montagne Magique” –clin d’œil à Thomas Mann– de sa renaissance écologique, économique, touristique, éducative  et culturelle.

Une sorte de “Montagne Magique”

Dans sa présentation, sur le site de la Bastille, Sharah Bentaleb relève “Les échecs en matière de négociation du réchauffement climatique au niveau Onusien, ou encore au niveau Européen, placent les villes dans un devoir de responsabilité jusqu’ici jamais égalé. Seules les villes et agglomérations par leurs ressources, leurs compétences de terrain, et la connaissance des ses citoyens peuvent aujourd’hui porter le débat et trouver les solutions de l’adaptation au changement climatique. On peut citer à cet égard le rôle majeur joué par l’Etat de Californie et la ville de Los Angeles.

Les membres du groupe - Radio France

Sur cette ruine, Ils proposent de créer le parc de la biodiversité, consacré à la nature, l’environnement  et les sciences. Une ferme à la Bastille et un parc de la biodiversité, en plein centre de Grenoble. L’équipe d’Alain Carignon marche allègrement sur le terrain des écologistes. Si cette équipe remporte les élections municipales en mars 2020, il lui faudra trouver les financements.

Les Ruines vue du centre ville - Radio France

L'esquisse du projet - Aucun(e)

 

ARTICLE ET PHOTOS : Par Gérard FOURGEAUD.

lien vers le site internet de FRANCE BLEU ISERE

https://www.francebleu.fr/infos/politique/un-parc-de-la-bio-diversite-a-la-bastille-projet-du-candidat-alain-carignon-1560953671.

 

credit photo : France bleu Gerard FOURGEAUD.

 

FRANCE 3 AUVERGNE RHONE-ALPES : L’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry annonce son soutien à Alain Carignon

FRANCE 3 AUVERGNE RHONE-ALPES : L’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry annonce son soutien à Alain Carignon

France 3 Auvergne Rhône Alpes, revient sur le soutien de Luc FERRY  à la candidature d’Alain CARIGNON pour la prochaine élection municipale.

Pour nous, la Société Civile de Grenoble, ce soutien est vraiment apprécié et démontre à quel point Alain CARIGNON est légitime et nécessaire pour la ville.
Alain CARIGNON est passionné par les questions de développement scientifique de la ville, le projet qu’il porte sur ce sujet est ambitieux, réalisable et financé.

Ci-dessous l’article de FR3 Rhône Alpes Auvergne.

L’ancien ministre Luc Ferry a annoncé ce mercredi 12 décembre, dans une vidéo, son soutien lors des prochaines élections municipales à la candidature de l’ancien maire de Grenoble Alain Carignon.
Le candidat LR a commencé à faire campagne dans la cité alpine.

“Je voudrais dire très simplement pourquoi j’apporte mon soutien à mon ami Alain Carignon, ancien maire et j’espère futur maire de Grenoble”, a souligné l’ancien ministre des gouvernements Raffarin (2002-2004) dans une vidéo mise en ligne par le Dauphiné Libéré.
“Nous avons eu de longues conversations, depuis longtemps, sur la question de l’impact que peut avoir le développement de la recherche techno-scientifique dans une ville. C’est extraordinairement important”, explique le philosophe.
“Alain Carignon a une vraie passion pour ces questions. Il a une stratégie […] et pour Grenoble, c’est un développement qui compte probablement plus que tous les autres aujourd’hui”, a-t-il justifié.

Mi-novembre, deux comités de circonscription de la fédération iséroise LR ont également apporté leur soutien à la liste de l’ancien édile, qui fut ministre RPR des gouvernements Chirac (1986-88) et Balladur (1993-94), mais l’appui de l’ensemble de la famille LR ne lui est pas encore acquis.

Alain Carignon a commencé à faire campagne en Septembre dernier, épaulé par une équipe d’anonymes de la Société Civile.

Condamné en 1996 pour corruption et emprisonné durant vingt-neuf mois, Alain Carignon est revenu à la vie politique en 2003, à l’occasion de son élection contestée à la tête de la fédération UMP de l’Isère.

En 2014, Alain Carignon avait été rétrogradé à la 9ème place de la liste porté par Matthieu Chamussy, son principal opposant local à droite, qui avait alors été choisi comme tête de liste par l’UMP pour les dernières municipales grenobloises.

Par TD avec AFP

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/municipales-grenoble-ancien-ministre-education-luc-ferry-annonce-son-soutien-alain-carignon-1591229.html

LUC FERRY SOUTIENT ALAIN CARIGNON EN VIDÉO.

LUC FERRY SOUTIENT ALAIN CARIGNON EN VIDÉO.

Luc FERRY nous livre une interview sans équivoque et soutien la candidature d’Alain CARIGNON, à l’élection municipale de Grenoble.

Luc FERRY revient sur le fait que Alain CARIGNON est un vrai passionné des questions scientifique et pourra faire ou refaire de Grenoble une ville à la pointe de la technologie.

Les questions d’ordre scientifiques et techno-scientifiques sont prioritaires à Grenoble et font parties intégrantes du développement de la ville dans le futur.

On rappelle également que Alain CARIGNON est à l’origine à l’époque de la venue du Synchrotron sur la ville.

Retrouver ci-après la vidéo de Luc FERRY et l’article de Ève MOULINIER paru dans le Dauphiné Libéré ce jour.

Romain BRANCHE.

 

 

L’ancien ministre Luc Ferry apporte son soutien à Alain Carignon, qui mène actuellement une pré-campagne active à Grenoble pour les élections municipales de 2020.

L’ancien maire Alain Carignon (LR) devrait être, sauf grosse surprise, candidat aux municipales de 2020 à Grenoble.

Très avance sur ses concurrents et faisant fi de ses adversaires qui ne manquent pas de lui rappeler sa condamnation en 1995, il mène actuellement une campagne très active à Grenoble, avec son groupe  baptisé “La société civile avec les citoyens”.

Des affiches fleurissent dans toute la ville, des forums de discussions sont organisés dans les quartiers, et voilà le temps pour lui des premiers soutiens “people”.

Il a en effet fait appel à un de ses proches amis, l’ancien ministre et philosophe Luc Ferry, qui s’est fendu d’une petite vidéo où il exprime les raisons pour lesquelles il soutient Alain Carignon…

Contacté, il a confirmé ce soutien et dit que “tout le monde avait droit à une deuxième chance”.

Du coup, on se peut se demander quelle sera la prochaine étape? Sachant qu’Alain Carignon compte aussi parmi ses amis, un certain… Nicolas Sarkozy.

Ève MOULINIER

“LE DAUPHINE LIBERE”: LA MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE NE FAIT QUE COMMENCER

“LE DAUPHINE LIBERE”: LA MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE NE FAIT QUE COMMENCER

Le fort mouvement engendré par notre collectif ne peut pas échapper aux observateurs attentifs. Après la presse nationale qui a traité de ce phénomène inédit de la mobilisation de citoyens en faveur de l’alternance dans leur ville, le ” Dauphiné” dans son édition nationale du 7 décembre, l’analyse sous la plume d’Eve Moulinier.

Les engagements dans la liste de la société civile avec les citoyens s’accumulent. Nous débattons dans tous les quartiers sans exception à la rencontre des habitants pour que toutes les couches et toutes les catégories se retrouvent dans ce collectif. Il est en train d’ébranler les partisans de l’immobilisme. La journaliste reconnait la ” ténacité ” d’Alain Carignon tandis que sa sincérité et son authenticité apparaissent entre les lignes.

Chaque jour qui passe installe ” le match” Carignon/Piolle” dont la finale aura lieu dans 15 mois maintenant.
D’ici là il nous reste à continuer à faire partager notre projet innovant à une large majorité de Grenoblois et surtout de le construire avec eux.

Romain Branche

Retrouvez ci dessous l’article paru le 7 /12/ 2018

PAR ÈVE MOULINIER
Ce n’est pas un retour, parce que l’ancien maire de la capitale des Alpes n’est jamais vraiment parti depuis sa condamnation en 1996.
Mais aujourd’hui, les choses se précisent : Alain Carignon devrait être, sauf grosse surprise, candidat aux municipales de 2020 à Grenoble.
Il fut un temps, pas si lointain, où certains élus grenoblois refusaient de prononcer son nom. Il était « l’ancien maire condamné », « celui qui avait amené la honte sur la ville » en étant reconnu coupable de corruption en 1996… Et c’est tout ! Ses nombreuses réalisations durant son “règne” (1983-1995) ou sa carrière de ministre RPR des gouvernements Chirac et Balladur ? Il n’était pas question d’en faire la moindre évocation. Sous peine d’être frappé par la foudre…
Oui, il fut un temps où le nom d’Alain Carignon à Grenoble n’était qu’un vilain gros mot.

Celui qui avait des “méthodes”…
Et ses différentes velléités de retour sur la scène politique locale (les législatives de 2007 notamment), qui ont à chaque fois été couronnées d’insuccès et ont divisé la droite iséroise au point que la fédération de l’UMP 38 fut placée sous tutelle en 2010, n’ont pas arrangé sa réputation. Il restait “celui qui fait perdre son camp”, celui qui avait des “méthodes tordues”, celui qui symbolisait à lui seul une époque politique, celle des “tous pourris”… Mais comme le temps est parfois oublieux, et comme l’homme est tenace, il n’a jamais renoncé. Et voilà que, vingt ans après les menottes et la prison, son nom est à nouveau prononçable et prononcé. Même s’il n’a pas encore tout à fait officialisé sa candidature pour les prochaines municipales, celle ci semble en bonne voie. À moins d’une énorme surprise, Alain Carignon devrait être en lice en 2020. Et hasard (ou pas) de l’histoire, il fera face à l’actuel maire écologiste Éric Piolle, “descendant direct” de ceux qui l’ont fait chuter en 1994-1995 en révélant différentes malversations.

Une revanche sur les Verts ?
« Il est pratiquement certain qu’Alain Carignon a une revanche à prendre sur les Verts, nous confie un observateur extérieur. Son ennemi de toujours, celui qui a provoqué sa mise en examen, Raymond Avrillier, est aussi un des artisans de la victoire de Piolle en 2014. Et si son premier but est de laver son honneur en se faisant réélire, on peut légitimement penser que l’idée de battre un écolo est un challenge qui le galvanise… ». Un argument réfuté par l’intéressé : « Je ne suis motivé que par la réussite de ma ville » et par le groupe qui l’entoure. Car l’homme n’est pas seul. Et ne l’a jamais vraiment été. Autour de lui, en effet, gravitent en cercle rapproché de vrais “fans” : des “anciens” de l’époque qui lui donnent soit du “Alain” soit du “monsieur le ministre”, mais aussi des nouveaux qui n’ont pas peur de le décrire comme “un homme d’avenir et un visionnaire”, malgré ses 69 ans. « Il a une intelligence rare et il a appris de ses erreurs », nous glissent certains de ses proches, toujours prompts à dégainer la liste des derniers soutiens engrangés. Le groupe initial a en effet fini par s’élargir avec le lancement de son mouvement baptisé “La Société Civile avec les Citoyens” et avec une précampagne très active. Les affiches fleurissent dans toute la ville et des forums d’expression (avec collation et goodies offerts à la population) sont organisés au cœur même des quartiers les plus difficiles.

Ses adversaires en grincent d’ailleurs des dents : « Putain, mais il le trouve où ce pognon ? ». À ces interrogations, l’intéressé rétorque presque innocemment : « Mais cela ne coûte presque rien de poser quelques affiches de nos jours, voyons ! »

Pareil quand on lui parle du coût des sites internet, notamment “Grenoble, le changement” dont la façon d’emmailloter les news rappelle le style “Breitbart” de Steve Bannon : « Il s’agit d’une oeuvre collective et bénévole ». Il répète aussi que ceci n’est que le début d’une mobilisation de la Société Civile Grenobloise « qui n’en peut plus de constater à quel point Éric Piolle et l’extrême gauche continuent de dégrader la ville, de la livrer aux délinquants… ».

« Je suis passé par tous les scanners de la justice »
Et pour fédérer les habitants autour de son projet – « qui promet de rendre son attractivité à Grenoble » – il ne s’arrête pas là. Il marche. Il marche beaucoup. Dans toute la cité. Il serre également des mains. Des milliers de mains. « Il va voir les familles, les jeunes sur les terrains de foot. » Personne n’échappe à son attention, voire à sa compassion. Un restaurateur se fait braquer ? C’est chez lui qu’aura lieu sa prochaine réunion publique… Un riverain se plaint de la prochaine autoroute à vélo de la municipalité ? Il aura son soutien appuyé… « Alain Carignon a un sens incroyable du contact. Et comme il est brillant et malin, les gens aiment parler avec lui », nous explique (en secret) un opposant…

Pour autant, son crédo “Société Civile” ne l’empêche pas de rechercher très activement le soutien de sa famille politique, Les Républicains, à laquelle cet ami de Nicolas Sarkozy a toujours été fidèle… Sauf que pour l’instant, rien ne bouge officiellement du côté de la direction du parti, vu que d’autres candidats pourraient peut-être s’avancer…
Du coup ? Au sein de son mouvement, on assure que l’aventure ira jusqu’au bout et on lance sans ambages que « les planètes n’ont jamais été autant alignées, avec un ”Piolle décrédibilisé et détesté”, ”une République en Marche déjà à bout de souffle”, des ”outsiders que personne ne connaît” »…

On balaie aussi d’un revers de la main le passé judiciaire du futur candidat : « Il a purgé sa peine, a été réhabilité et en est ressorti plus fort », lance un de ses soutiens. Alain Carignon, lui, dit : « Je sais que mes adversaires vont essayer de me disqualifier, en ressassant mon passé, histoire de faire oublier qu’ils ont tout raté à Grenoble. Mais
j’ai payé plus que n’importe qui et je n’ai plus rien à cacher. Je suis passé par tous les scanners de la justice. D’autres, en revanche, n’ont jamais rendu de comptes… Ou pas encore. Je n’ai que faire de leur leçon de morale. »

En 1983, son slogan était “Alain  Carignon un homme de dialogue”.
Quel sera celui du printemps 2020 ?

EVE MOULINIER. DL du 07.12.2018

L’OBS : « Le “dernier combat” politique d’Alain Carignon, lancé vers les municipales»

L’OBS : « Le “dernier combat” politique d’Alain Carignon, lancé vers les municipales»

Grenoble (AFP) – Il n’a pas encore officialisé sa candidature, mais son retour dans le débat public ne laisse aucun doute: Alain Carignon briguera un nouveau mandat à Grenoble lors des prochaines élections municipales, son “dernier combat” politique.

Voici deux mois que l’ex-ministre RPR des gouvernements Chirac (1986-88) et Balladur (1993-94), condamné en 1996 pour corruption et emprisonné durant vingt-neuf mois, a commencé à faire campagne, épaulé par une équipe d’anonymes de la société civile.

Une campagne d’affichage ciblant le bilan du maire écologiste Éric Piolle a fleuri dans les rues à l’initiative de son mouvement, baptisé “La société civile avec les citoyens”.

À 69 ans, Alain Carignon explique à l’AFP n’avoir “plus rien à perdre” après avoir “tout connu” depuis 1983, date de sa victoire inattendue à Grenoble – qu’il dirigea jusqu’en 1995 – aux dépens de l’emblématique maire socialiste Hubert Dubedout.

Un succès qui a propulsé ce “gaulliste d’une droite ouverte” sur la voie royale d’un destin national. Mais qui l’a également mené du côté obscur du pouvoir, où il a goûté au pire des châtiments infligés à un homme politique: l’inéligibilité.

“Ma force, c’est que je n’ai plus à préparer mon avenir, mais à m’investir avec une idée de transmission. Cette élection sera mon dernier combat”,

confie ce proche de Nicolas Sarkozy, qui lui a manifesté son soutien en 2002 à la fin de sa traversée du désert.

“J’ai cherché quelqu’un pour reprendre le flambeau, en vain. Je (…) possède le réseau nécessaire pour endosser la fonction. J’ai passé les derniers mois à mûrir mon projet”,

détaille-t-il.

– “Montrer patte blanche” –

Dans les rues de Grenoble, personne n’a oublié les péripéties judiciaires de celui qui dirigea également le conseil départemental de l’Isère (1985-97), tout en endossant successivement le costume de député européen (1984-86) et de député de l’Isère (1986-93).

À commencer par ses opposants historiques, qui s’appliquent à rappeler aux Grenoblois ses démêlées avec la justice ou les “dégâts profonds” causés par les deux mandats de ce “papy corrompu”, comme ils le surnomment.

Mais cela ne déstabilise pas l’intéressé, qui “assume” quand ses soutiens n’hésitent pas à présenter cette période trouble comme un “atout”.

“Il a purgé sa peine, a été réhabilité et a appris de cet épisode. Il en a fait une force. Il est en train de regagner sa crédibilité”, estime Frédéric Tosques, un responsable de sécurité informatique qui a rallié son mouvement lancé en juin.

“À ces tartuffes de la morale qui n’ont que ma condamnation à la bouche, je réponds que j’ai conscience d’avoir commis des fautes et qu’il était mon devoir d’en tirer des conséquences: celles d’être plus rigoureux et de m’entourer de gens rigoureux”,

abonde Alain Carignon.

“Je suis passé au scanner complet de la justice et ne peux davantage montrer patte blanche. Je sais que je vais être plus attaqué et surveillé qu’un autre. J’ai décidé d’être authentique. La meilleure façon de me protéger, c’est de suivre mes convictions”.

Autre poids à supporter pour le futur candidat: l’échec de ses précédentes tentatives pour revenir sur le devant de la scène, depuis son élection contestée à la tête de la fédération UMP de l’Isère, en 2003.

En 2007, il est battu au second tour des élections législatives par la future ministre de François Hollande Geneviève Fioraso. Sept ans plus tard, c’est Matthieu Chamussy, son principal opposant local à droite, qui est choisi comme tête de liste par l’UMP pour les municipales, tandis qu’il est rétrogradé à la 9e place.

À seize mois du scrutin, Alain Carignon assure qu’il a une carte à jouer dans cette campagne qu’il prédit “difficile”. Reste à savoir s’il la mènera avec le soutien des Républicains, sa famille politique en qui il a une “confiance totale”. En coulisses, il se murmure que le patron du parti Laurent Wauquiez lui préfèrerait le sénateur Michel Savin.

Mi-novembre, deux comités de circonscriptions de la fédération iséroise LR ont apporté leur soutien à la liste de l’ancien édile. “Si je ne devais pas être investi, je tracerai mon chemin seul, sans esprit de revanche”, balaye Alain Carignon.

Source : Nouvelobs.com

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