SORTIE DU LIVRE « ALAIN CARIGNON EST UN HOMME LIBRE »

SORTIE DU LIVRE « ALAIN CARIGNON EST UN HOMME LIBRE »

C’est officiel, Alain CARIGNON sera la tête de liste de notre mouvement la société civile avec les citoyens.

Pour l’occasion, un livre, Alain CARIGNON est un homme libre, sort aujourd’hui.

Ce livre sous forme d’auto interview, répond avec sincérité à des questions simples et détaille le projet pour Grenoble.

Dans le Dauphiné du jour, sous la plume d’Eve Moulinier, le lancement du livre fait office d’officialisation de candidature.

ALAIN CARIGNON SERA SUR FR3 Alpes ce soir à 19h.

Retrouver ci dessous l’article du jour.

Livre « Alain CARIGNON est un homme libre »

Éditions : Grenoble 2020

Prix 5€, disponible au local de l’alternance au 15 rue de la république et sur internet.

 

 

ARTICLE DE FRANCE BLEU ISERE PAR GÉRARD FOURGEAUD : LE PROJET BASTILLE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AVEC LES CITOYENS.

Un parc de la biodiversité à la Bastille : projet du candidat Alain Carignon

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Par France Bleu Isère
 

Les ruines de la Bastille sont deux bâtiments en friche, depuis 15 ans, en plein centre de Grenoble. L’équipe d’Alain Carignon veut les raser et y construire une ferme écologique.

Les ruines de la Bastille Grenoble, France

Actuellement, les bâtiments appartiennent à un promoteur qui les a laissés, encore plus, à l’abandon. Ce sont les deux bâtiments de l’ancien Institut de Géographie Alpine (IGA) abandonnés depuis 2002 (l’IGA est depuis transféré au Village olympique). Ces bâtiments ont été mis en service en 1907.

Depuis 2002, ils sont en friche, avec des gravas et du verre cassé partout, dangereux pour les passants. Ni la municipalité Destot (jusqu’en 2014), ni la municipalité Piolle (depuis 2014) n’ont résolu la question. Une question qui est aussi l’image de la ville car la ruine se voit du centre ville.

Les ruines se voient du centre ville - Radio France

C’est un groupe d’architectes qui propose de redonner vie aux ruines de la Bastille. Alain Carignon (maire de 1983 à 1995) propose une solution par les architectes qui l’accompagnent dans le collectif “société civile”. Un groupe pluridisciplinaire d’architectes, enseignants, urbanistes doit piloter le projet : Patrick Adomo (architecte), Brigitte Boer (enseignante),  Karim Jenahni (architecte), Gersende Vandevanter (architecte), Céline Jullien (directrice de l’appropriation sociétale de Inno Energy Europe).

Ce groupe est animé par Sharah Bentaleb, architecte à Grenoble. Pour elle, “la Bastille est aujourd’hui le lien emblématique de la défiguration de la ville“. Le destin de la Bastille serait donc une affaire de mobilisation des ressources et compétences de Grenoble mais aussi un projet d’envergure nationale comme laboratoire de la construction de la biodiversité.

A ce titre, il pourrait même atteindre un statut international faisant de Grenoble une sorte de “Montagne Magique” –clin d’œil à Thomas Mann– de sa renaissance écologique, économique, touristique, éducative  et culturelle.

Une sorte de “Montagne Magique”

Dans sa présentation, sur le site de la Bastille, Sharah Bentaleb relève “Les échecs en matière de négociation du réchauffement climatique au niveau Onusien, ou encore au niveau Européen, placent les villes dans un devoir de responsabilité jusqu’ici jamais égalé. Seules les villes et agglomérations par leurs ressources, leurs compétences de terrain, et la connaissance des ses citoyens peuvent aujourd’hui porter le débat et trouver les solutions de l’adaptation au changement climatique. On peut citer à cet égard le rôle majeur joué par l’Etat de Californie et la ville de Los Angeles.

Les membres du groupe - Radio France

Sur cette ruine, Ils proposent de créer le parc de la biodiversité, consacré à la nature, l’environnement  et les sciences. Une ferme à la Bastille et un parc de la biodiversité, en plein centre de Grenoble. L’équipe d’Alain Carignon marche allègrement sur le terrain des écologistes. Si cette équipe remporte les élections municipales en mars 2020, il lui faudra trouver les financements.

Les Ruines vue du centre ville - Radio France

L'esquisse du projet - Aucun(e)

 

ARTICLE ET PHOTOS : Par Gérard FOURGEAUD.

lien vers le site internet de FRANCE BLEU ISERE

https://www.francebleu.fr/infos/politique/un-parc-de-la-bio-diversite-a-la-bastille-projet-du-candidat-alain-carignon-1560953671.

 

FRANCE 3 AUVERGNE RHONE-ALPES : L’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry annonce son soutien à Alain Carignon

FRANCE 3 AUVERGNE RHONE-ALPES : L’ancien ministre de l’éducation Luc Ferry annonce son soutien à Alain Carignon

France 3 Auvergne Rhône Alpes, revient sur le soutien de Luc FERRY  à la candidature d’Alain CARIGNON pour la prochaine élection municipale.

Pour nous, la Société Civile de Grenoble, ce soutien est vraiment apprécié et démontre à quel point Alain CARIGNON est légitime et nécessaire pour la ville.
Alain CARIGNON est passionné par les questions de développement scientifique de la ville, le projet qu’il porte sur ce sujet est ambitieux, réalisable et financé.

Ci-dessous l’article de FR3 Rhône Alpes Auvergne.

L’ancien ministre Luc Ferry a annoncé ce mercredi 12 décembre, dans une vidéo, son soutien lors des prochaines élections municipales à la candidature de l’ancien maire de Grenoble Alain Carignon.
Le candidat LR a commencé à faire campagne dans la cité alpine.

“Je voudrais dire très simplement pourquoi j’apporte mon soutien à mon ami Alain Carignon, ancien maire et j’espère futur maire de Grenoble”, a souligné l’ancien ministre des gouvernements Raffarin (2002-2004) dans une vidéo mise en ligne par le Dauphiné Libéré.
“Nous avons eu de longues conversations, depuis longtemps, sur la question de l’impact que peut avoir le développement de la recherche techno-scientifique dans une ville. C’est extraordinairement important”, explique le philosophe.
“Alain Carignon a une vraie passion pour ces questions. Il a une stratégie […] et pour Grenoble, c’est un développement qui compte probablement plus que tous les autres aujourd’hui”, a-t-il justifié.

Mi-novembre, deux comités de circonscription de la fédération iséroise LR ont également apporté leur soutien à la liste de l’ancien édile, qui fut ministre RPR des gouvernements Chirac (1986-88) et Balladur (1993-94), mais l’appui de l’ensemble de la famille LR ne lui est pas encore acquis.

Alain Carignon a commencé à faire campagne en Septembre dernier, épaulé par une équipe d’anonymes de la Société Civile.

Condamné en 1996 pour corruption et emprisonné durant vingt-neuf mois, Alain Carignon est revenu à la vie politique en 2003, à l’occasion de son élection contestée à la tête de la fédération UMP de l’Isère.

En 2014, Alain Carignon avait été rétrogradé à la 9ème place de la liste porté par Matthieu Chamussy, son principal opposant local à droite, qui avait alors été choisi comme tête de liste par l’UMP pour les dernières municipales grenobloises.

Par TD avec AFP

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/municipales-grenoble-ancien-ministre-education-luc-ferry-annonce-son-soutien-alain-carignon-1591229.html

LUC FERRY SOUTIENT ALAIN CARIGNON EN VIDÉO.

LUC FERRY SOUTIENT ALAIN CARIGNON EN VIDÉO.

Luc FERRY nous livre une interview sans équivoque et soutien la candidature d’Alain CARIGNON, à l’élection municipale de Grenoble.

Luc FERRY revient sur le fait que Alain CARIGNON est un vrai passionné des questions scientifique et pourra faire ou refaire de Grenoble une ville à la pointe de la technologie.

Les questions d’ordre scientifiques et techno-scientifiques sont prioritaires à Grenoble et font parties intégrantes du développement de la ville dans le futur.

On rappelle également que Alain CARIGNON est à l’origine à l’époque de la venue du Synchrotron sur la ville.

Retrouver ci-après la vidéo de Luc FERRY et l’article de Ève MOULINIER paru dans le Dauphiné Libéré ce jour.

Romain BRANCHE.

 

 

L’ancien ministre Luc Ferry apporte son soutien à Alain Carignon, qui mène actuellement une pré-campagne active à Grenoble pour les élections municipales de 2020.

L’ancien maire Alain Carignon (LR) devrait être, sauf grosse surprise, candidat aux municipales de 2020 à Grenoble.

Très avance sur ses concurrents et faisant fi de ses adversaires qui ne manquent pas de lui rappeler sa condamnation en 1995, il mène actuellement une campagne très active à Grenoble, avec son groupe  baptisé “La société civile avec les citoyens”.

Des affiches fleurissent dans toute la ville, des forums de discussions sont organisés dans les quartiers, et voilà le temps pour lui des premiers soutiens “people”.

Il a en effet fait appel à un de ses proches amis, l’ancien ministre et philosophe Luc Ferry, qui s’est fendu d’une petite vidéo où il exprime les raisons pour lesquelles il soutient Alain Carignon…

Contacté, il a confirmé ce soutien et dit que “tout le monde avait droit à une deuxième chance”.

Du coup, on se peut se demander quelle sera la prochaine étape? Sachant qu’Alain Carignon compte aussi parmi ses amis, un certain… Nicolas Sarkozy.

Ève MOULINIER

“LE DAUPHINE LIBERE”: LA MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE NE FAIT QUE COMMENCER

“LE DAUPHINE LIBERE”: LA MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE NE FAIT QUE COMMENCER

Le fort mouvement engendré par notre collectif ne peut pas échapper aux observateurs attentifs. Après la presse nationale qui a traité de ce phénomène inédit de la mobilisation de citoyens en faveur de l’alternance dans leur ville, le ” Dauphiné” dans son édition nationale du 7 décembre, l’analyse sous la plume d’Eve Moulinier.

Les engagements dans la liste de la société civile avec les citoyens s’accumulent. Nous débattons dans tous les quartiers sans exception à la rencontre des habitants pour que toutes les couches et toutes les catégories se retrouvent dans ce collectif. Il est en train d’ébranler les partisans de l’immobilisme. La journaliste reconnait la ” ténacité ” d’Alain Carignon tandis que sa sincérité et son authenticité apparaissent entre les lignes.

Chaque jour qui passe installe ” le match” Carignon/Piolle” dont la finale aura lieu dans 15 mois maintenant.
D’ici là il nous reste à continuer à faire partager notre projet innovant à une large majorité de Grenoblois et surtout de le construire avec eux.

Romain Branche

Retrouvez ci dessous l’article paru le 7 /12/ 2018

PAR ÈVE MOULINIER
Ce n’est pas un retour, parce que l’ancien maire de la capitale des Alpes n’est jamais vraiment parti depuis sa condamnation en 1996.
Mais aujourd’hui, les choses se précisent : Alain Carignon devrait être, sauf grosse surprise, candidat aux municipales de 2020 à Grenoble.
Il fut un temps, pas si lointain, où certains élus grenoblois refusaient de prononcer son nom. Il était « l’ancien maire condamné », « celui qui avait amené la honte sur la ville » en étant reconnu coupable de corruption en 1996… Et c’est tout ! Ses nombreuses réalisations durant son “règne” (1983-1995) ou sa carrière de ministre RPR des gouvernements Chirac et Balladur ? Il n’était pas question d’en faire la moindre évocation. Sous peine d’être frappé par la foudre…
Oui, il fut un temps où le nom d’Alain Carignon à Grenoble n’était qu’un vilain gros mot.

Celui qui avait des “méthodes”…
Et ses différentes velléités de retour sur la scène politique locale (les législatives de 2007 notamment), qui ont à chaque fois été couronnées d’insuccès et ont divisé la droite iséroise au point que la fédération de l’UMP 38 fut placée sous tutelle en 2010, n’ont pas arrangé sa réputation. Il restait “celui qui fait perdre son camp”, celui qui avait des “méthodes tordues”, celui qui symbolisait à lui seul une époque politique, celle des “tous pourris”… Mais comme le temps est parfois oublieux, et comme l’homme est tenace, il n’a jamais renoncé. Et voilà que, vingt ans après les menottes et la prison, son nom est à nouveau prononçable et prononcé. Même s’il n’a pas encore tout à fait officialisé sa candidature pour les prochaines municipales, celle ci semble en bonne voie. À moins d’une énorme surprise, Alain Carignon devrait être en lice en 2020. Et hasard (ou pas) de l’histoire, il fera face à l’actuel maire écologiste Éric Piolle, “descendant direct” de ceux qui l’ont fait chuter en 1994-1995 en révélant différentes malversations.

Une revanche sur les Verts ?
« Il est pratiquement certain qu’Alain Carignon a une revanche à prendre sur les Verts, nous confie un observateur extérieur. Son ennemi de toujours, celui qui a provoqué sa mise en examen, Raymond Avrillier, est aussi un des artisans de la victoire de Piolle en 2014. Et si son premier but est de laver son honneur en se faisant réélire, on peut légitimement penser que l’idée de battre un écolo est un challenge qui le galvanise… ». Un argument réfuté par l’intéressé : « Je ne suis motivé que par la réussite de ma ville » et par le groupe qui l’entoure. Car l’homme n’est pas seul. Et ne l’a jamais vraiment été. Autour de lui, en effet, gravitent en cercle rapproché de vrais “fans” : des “anciens” de l’époque qui lui donnent soit du “Alain” soit du “monsieur le ministre”, mais aussi des nouveaux qui n’ont pas peur de le décrire comme “un homme d’avenir et un visionnaire”, malgré ses 69 ans. « Il a une intelligence rare et il a appris de ses erreurs », nous glissent certains de ses proches, toujours prompts à dégainer la liste des derniers soutiens engrangés. Le groupe initial a en effet fini par s’élargir avec le lancement de son mouvement baptisé “La Société Civile avec les Citoyens” et avec une précampagne très active. Les affiches fleurissent dans toute la ville et des forums d’expression (avec collation et goodies offerts à la population) sont organisés au cœur même des quartiers les plus difficiles.

Ses adversaires en grincent d’ailleurs des dents : « Putain, mais il le trouve où ce pognon ? ». À ces interrogations, l’intéressé rétorque presque innocemment : « Mais cela ne coûte presque rien de poser quelques affiches de nos jours, voyons ! »

Pareil quand on lui parle du coût des sites internet, notamment “Grenoble, le changement” dont la façon d’emmailloter les news rappelle le style “Breitbart” de Steve Bannon : « Il s’agit d’une oeuvre collective et bénévole ». Il répète aussi que ceci n’est que le début d’une mobilisation de la Société Civile Grenobloise « qui n’en peut plus de constater à quel point Éric Piolle et l’extrême gauche continuent de dégrader la ville, de la livrer aux délinquants… ».

« Je suis passé par tous les scanners de la justice »
Et pour fédérer les habitants autour de son projet – « qui promet de rendre son attractivité à Grenoble » – il ne s’arrête pas là. Il marche. Il marche beaucoup. Dans toute la cité. Il serre également des mains. Des milliers de mains. « Il va voir les familles, les jeunes sur les terrains de foot. » Personne n’échappe à son attention, voire à sa compassion. Un restaurateur se fait braquer ? C’est chez lui qu’aura lieu sa prochaine réunion publique… Un riverain se plaint de la prochaine autoroute à vélo de la municipalité ? Il aura son soutien appuyé… « Alain Carignon a un sens incroyable du contact. Et comme il est brillant et malin, les gens aiment parler avec lui », nous explique (en secret) un opposant…

Pour autant, son crédo “Société Civile” ne l’empêche pas de rechercher très activement le soutien de sa famille politique, Les Républicains, à laquelle cet ami de Nicolas Sarkozy a toujours été fidèle… Sauf que pour l’instant, rien ne bouge officiellement du côté de la direction du parti, vu que d’autres candidats pourraient peut-être s’avancer…
Du coup ? Au sein de son mouvement, on assure que l’aventure ira jusqu’au bout et on lance sans ambages que « les planètes n’ont jamais été autant alignées, avec un ”Piolle décrédibilisé et détesté”, ”une République en Marche déjà à bout de souffle”, des ”outsiders que personne ne connaît” »…

On balaie aussi d’un revers de la main le passé judiciaire du futur candidat : « Il a purgé sa peine, a été réhabilité et en est ressorti plus fort », lance un de ses soutiens. Alain Carignon, lui, dit : « Je sais que mes adversaires vont essayer de me disqualifier, en ressassant mon passé, histoire de faire oublier qu’ils ont tout raté à Grenoble. Mais
j’ai payé plus que n’importe qui et je n’ai plus rien à cacher. Je suis passé par tous les scanners de la justice. D’autres, en revanche, n’ont jamais rendu de comptes… Ou pas encore. Je n’ai que faire de leur leçon de morale. »

En 1983, son slogan était “Alain  Carignon un homme de dialogue”.
Quel sera celui du printemps 2020 ?

EVE MOULINIER. DL du 07.12.2018

L’OBS : « Le “dernier combat” politique d’Alain Carignon, lancé vers les municipales»

L’OBS : « Le “dernier combat” politique d’Alain Carignon, lancé vers les municipales»

Grenoble (AFP) – Il n’a pas encore officialisé sa candidature, mais son retour dans le débat public ne laisse aucun doute: Alain Carignon briguera un nouveau mandat à Grenoble lors des prochaines élections municipales, son “dernier combat” politique.

Voici deux mois que l’ex-ministre RPR des gouvernements Chirac (1986-88) et Balladur (1993-94), condamné en 1996 pour corruption et emprisonné durant vingt-neuf mois, a commencé à faire campagne, épaulé par une équipe d’anonymes de la société civile.

Une campagne d’affichage ciblant le bilan du maire écologiste Éric Piolle a fleuri dans les rues à l’initiative de son mouvement, baptisé “La société civile avec les citoyens”.

À 69 ans, Alain Carignon explique à l’AFP n’avoir “plus rien à perdre” après avoir “tout connu” depuis 1983, date de sa victoire inattendue à Grenoble – qu’il dirigea jusqu’en 1995 – aux dépens de l’emblématique maire socialiste Hubert Dubedout.

Un succès qui a propulsé ce “gaulliste d’une droite ouverte” sur la voie royale d’un destin national. Mais qui l’a également mené du côté obscur du pouvoir, où il a goûté au pire des châtiments infligés à un homme politique: l’inéligibilité.

“Ma force, c’est que je n’ai plus à préparer mon avenir, mais à m’investir avec une idée de transmission. Cette élection sera mon dernier combat”,

confie ce proche de Nicolas Sarkozy, qui lui a manifesté son soutien en 2002 à la fin de sa traversée du désert.

“J’ai cherché quelqu’un pour reprendre le flambeau, en vain. Je (…) possède le réseau nécessaire pour endosser la fonction. J’ai passé les derniers mois à mûrir mon projet”,

détaille-t-il.

– “Montrer patte blanche” –

Dans les rues de Grenoble, personne n’a oublié les péripéties judiciaires de celui qui dirigea également le conseil départemental de l’Isère (1985-97), tout en endossant successivement le costume de député européen (1984-86) et de député de l’Isère (1986-93).

À commencer par ses opposants historiques, qui s’appliquent à rappeler aux Grenoblois ses démêlées avec la justice ou les “dégâts profonds” causés par les deux mandats de ce “papy corrompu”, comme ils le surnomment.

Mais cela ne déstabilise pas l’intéressé, qui “assume” quand ses soutiens n’hésitent pas à présenter cette période trouble comme un “atout”.

“Il a purgé sa peine, a été réhabilité et a appris de cet épisode. Il en a fait une force. Il est en train de regagner sa crédibilité”, estime Frédéric Tosques, un responsable de sécurité informatique qui a rallié son mouvement lancé en juin.

“À ces tartuffes de la morale qui n’ont que ma condamnation à la bouche, je réponds que j’ai conscience d’avoir commis des fautes et qu’il était mon devoir d’en tirer des conséquences: celles d’être plus rigoureux et de m’entourer de gens rigoureux”,

abonde Alain Carignon.

“Je suis passé au scanner complet de la justice et ne peux davantage montrer patte blanche. Je sais que je vais être plus attaqué et surveillé qu’un autre. J’ai décidé d’être authentique. La meilleure façon de me protéger, c’est de suivre mes convictions”.

Autre poids à supporter pour le futur candidat: l’échec de ses précédentes tentatives pour revenir sur le devant de la scène, depuis son élection contestée à la tête de la fédération UMP de l’Isère, en 2003.

En 2007, il est battu au second tour des élections législatives par la future ministre de François Hollande Geneviève Fioraso. Sept ans plus tard, c’est Matthieu Chamussy, son principal opposant local à droite, qui est choisi comme tête de liste par l’UMP pour les municipales, tandis qu’il est rétrogradé à la 9e place.

À seize mois du scrutin, Alain Carignon assure qu’il a une carte à jouer dans cette campagne qu’il prédit “difficile”. Reste à savoir s’il la mènera avec le soutien des Républicains, sa famille politique en qui il a une “confiance totale”. En coulisses, il se murmure que le patron du parti Laurent Wauquiez lui préfèrerait le sénateur Michel Savin.

Mi-novembre, deux comités de circonscriptions de la fédération iséroise LR ont apporté leur soutien à la liste de l’ancien édile. “Si je ne devais pas être investi, je tracerai mon chemin seul, sans esprit de revanche”, balaye Alain Carignon.

Source : Nouvelobs.com

Lien de l’article original

LES AFFICHES : «Je suis plus surveillé qu’un autre»

LES AFFICHES : «Je suis plus surveillé qu’un autre»

Plus personne n’en doute aujourd’hui : Alain Carignon prépare sa candidature aux élections municipales de Grenoble. Malgré le poids des années, malgré sa condamnation et malgré les tiraillements que suscite encore son nom dans sa propre famille politique, l’ancien maire de Grenoble rêve toujours d’un retour.

Article : Pierre Guerry

Source : Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

L’ESSOR : « La Délinquance à pris le pouvoir à Grenoble»

L’ESSOR : « La Délinquance à pris le pouvoir à Grenoble»

Dans une interview à “L’Essor” Alain Carignon développe une partie des solutions qu’il propose avec la société civile. Des propos clairs et vigoureux qui tranchent avec le ronronnement local. A le lire on comprend pourquoi une grande partie de la classe politique locale s’affole et le combat : ses propositions sont en rupture avec les politiques conduites jusque-là souvent sans opposition réelle et même parfois un assentiment des élus assez large.

Ayant échoué, il est difficile aux protagonistes de l’admettre et d’adhérer à un programme de rupture permettant d’engager Grenoble sur une autre voie.

Décidément le débat municipal devient passionnant : d’un côté la société civile avec Alain Carignon qui veut redresser Grenoble en énonçant des moyens différents, de l’autre peu ou prou tout le reste qui barbotent dans le verbiage habituel et les demi-mesures jamais appliquées. Seule la mobilisation des grenoblois peut renverser la table et faire fi des conservatismes, des tactiques et des combinaisons politiciennes.

Q. L’une de vos premières annonces, si vous êtes élu, est de déménager les services publics, comme la mairie, à la Villeneuve. Comment voyez-vous ce déménagement ?

Oui, il y a des HLM vides et il y a besoin de rééquilibrer, en remettant de l’activité. En gros, il faudrait un tiers de logement social, un tiers d’activité et un tiers de copropriété. Mais comme personne ne veut s’installer, il faut commencer par les services publics. Petit à petit, les employés viennent travailler, donnent envie de travailler, consomment sur place. Il faut requalifier ce quartier (mais aussi celui de l’Alma ou Mistral… ), car la politique de la ville a totalement échoué : le quartier Villeneuve figure parmi les 10 les plus problématiques de France.

Nous allons nous fixer des objectifs de sortie de la pauvreté. Il ne s’agit pas de gérer la pauvreté ou de la ghettoïser, mais de donner des chances à chacun de s’en sortir. Enfin, par cette méthode, nous allons donner plus de pouvoir d’achat aux malheureux qui ont acquis des logements dans ce secteur, pour éviter qu’ils soient spoliés comme aujourd’hui. Un grenoblois qui veut quitter la Bruyère ou la place des Géants a vu la valeur de son bien chuter de 50 % de son prix d’achat. Il est prisonnier. C’est cette politique de gauche qui a produit ces effets désastreux.

Vous qui avez été maire dans les années 1980, vous constatez que la violence a augmenté à Grenoble ?

Si vous lisez les chiffres, Grenoble est la première ville de France en termes de délinquance, devant Marseille. On totalise plus d’agressions violentes que Marseille, pour 1 000 habitants. Plus de vol à la tire aussi. Sur les items les plus graves, nous sommes les premiers. Et sur la baisse de la valeur des biens, on arrive à un recul global de 6,4 % de la valeur. (Grenoble est la première ville de France pour la baisse de la valeur des biens note de GCL) Cela va être dur pour la municipalité actuelle de présenter ce bilan. Quand vous faites la liste, c’est un bilan qui mérite à minima d’être discuté !

“Dans notre projet, les partis politiques sont ultra-minoritaires”

Alors comment régleriez-vous les problèmes de sécurité que vous évoquez ?

Cela passe par la police municipale armée et la vidéo-surveillance, mais cela n’a rien d’original. Cela passe par les brigades canines, par un PC opérationnel d’intervention (24h sur 24) des amendes pour les dealers logés chez les bailleurs sociaux, par des procédures d’expulsion pour ceux qui organisent la délinquance, mais aussi par le signalement des grosses cylindrés dans les quartiers aux services fiscaux. C’est un ensemble complet dont nous avons besoin pour faire reculer les mafias, qui ont terriblement progressé notamment dans l’économie tout court. Et cela devient dangereux pour la ville.

Vos deux derniers essais pour atteindre le poste de maire se sont soldés par des échecs, notamment à cause de tension interne au LR. Les choses sont apaisées aujourd’hui ?

Pour l’instant, les embrouilles sont à gauche. Qu’est ce que l’extrême gauche fera avec Eric Piolle ? Il y a la situation du parti socialiste aussi… en ce qui me concerne, il ne s’agit pas d’élire un parti politique à la mairie. La situation de la ville est très tendue et je ne serais pas là si la société civile grenobloise, les présidents d’union de quartier, des unions commerciales et les personnes de la vie associative n’avaient pas dit : « il faut que nous requalifiions et que nous reconstruisions ensemble cette ville.» La société civile, qui veut reconstruire Grenoble, ne serait pas là pour installer un parti politique. Son objectif n’est pas de remplacer le dogme de M. Piolle par un autre.

Dans notre projet, les partis politiques sont ultra-minoritaires et la société civile m’a choisi du fait de mon expérience, de mon énergie et de ma capacité à être opérationnel rapidement pour faire face au sujet. En premier lieu la lutte contre la délinquance qui a pris le pouvoir à Grenoble. Cela va demander beaucoup de courage pour lutter contre. Pour ces raisons, on m’a demandé d’animer cette équipe. Nous nous préparons et travaillions, nous voyons et associons les Grenoblois aux démarches. Tout le reste n’a aucun intérêt.

 

Renieriez-vous votre attachement aux LR dans ce cas ?

Je suis gaulliste depuis 1968, et je n’ai pas changé, comme mes opinions et mon engagement politique. Les Grenoblois savent de quoi je parle. Moi, quand j’ai été élu RPR, ce n’était pas la mode. J’avais déjà fait la même analyse et dans ma liste, j’avais déjà ce que l’on appelait pas encore la « société civile ». Les Grenoblois n’ont pas à élire Mélenchon ou Wauquiez à la Mairie. Ce ne sera pas le critère.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi vos erreurs passées, cette expérience de la prison, vous ont été bénéfiques et vous aiderait à gérer la ville ?

C’est une passion pour Grenoble. Si la ville se portait bien, et si la société civile ne se mobilisait pas, je ne serais pas là. C’est aux Grenoblois de décider. Ils connaissent mon itinéraire qui est fait de forces, de faiblesses, de fautes et d’aspects positifs. C’est l’itinéraire d’un homme, d’une vie longue, et cela a produit une expérience. Je juge que mon énergie et mon expérience peuvent être utiles, car elles sont opérationnelles dans les difficultés de Grenoble. Si j’étais seul à le penser, cela n’aurait aucun intérêt.

Pourtant, certains élus en place expliquent que la dette de la Ville s’est particulièrement alourdie lors de votre passage à la mairie de Grenoble…

Pour la hausse de la dette en 1995, il y a deux facteurs. Nous avons fait des emprunts pour faire des investissements, mais nous n’avons jamais augmenté les impôts, car nous avons maîtrisé les dépenses de fonctionnement. La gauche ne l’a jamais fait. Le rapport de la Cour des comptes explique que la dette de la Ville est de 1 700 € par habitant. Moi, je l’ai laissé à 30 ou 40 % de moins. Mais pourquoi cette dette de 1995 a-t-elle augmenté ? Pourquoi l’équipe en place n’a-t-elle pas augmenté les impôts pour y faire face ? Il a fallu attendre 2009 pour que les impôts augmentent et depuis, nous sommes la première ville sur impôt sur les ménages. Et nous le sommes restés. La gestion dénoncée par la Cour des comptes n’est pas la mienne, c’est le bilan de la gauche et des Verts, alliés d’Eric Piolle, qui ont gouverné pendant 13 ans avec Michel Destot.

« L’écologie de M. Piolle est de la fausse écologie »

Vous dites vouloir faire de l’écologie tout en ménageant l’économie. Comme pensez-vous parvenir à ce résultat ?

Tout d’abord, l’écologie de M. Piolle est de la fausse écologie. Le bilan est catastrophique, la pollution a augmenté de 15 % d’après les chiffres de Air Rhône Alpes (devenu Air Atmo, NDLR). Il a réalisé des reports de circulation qui créent des embouteillages. Ensuite, il y a des autoroutes à vélo qui sont disproportionnées et qui créent des embouteillages et de la pollution, comme dans la rue Casimir-Brenier, par exemple. Lorsque j’étais au Conseil départemental, j’ai créé les pistes cyclables départementales, j’ai veillé aussi que le pont d’Oxford soit muni de pistes pour vélos. Mais aujourd’hui, on est arrivé à 4 % de la part modal des déplacements en vélo, alors que l’objectif était de 10 % en 2020. C’est donc un échec. Le pragmatisme implique de prendre en compte cela.

Surtout, il n’y a pas d’organisation et de prise en compte de la mixité des déplacements, sans prise en compte des familles, des professions libérales, ou des artisans. Ceux qui travaillent et qui ont parfois besoin d’une voiture. On peut être en vélo, piéton, emprunter les transports en commun et être utilisateur de la voiture, tout cela dans la même journée. Je suis pour que la ville soit mixte et accessible. Sinon, on exclut des populations, et on la ghettoïse avec des types de populations.

Quant à l’élargissement de l’A 480, dont les travaux se profilent à l’horizon, quelle est votre position ?

Si l’on regarde la carte d’Air Rhône-Alpes, la première source de pollution, ce sont les deux bouchons de la rocade sud et de l’A480, créés par la gauche et les Verts, qui n’ont rien fait depuis 20 ans. Ce sont eux qui polluent la population. S’ils avaient répondu aux besoins et élargi l’autoroute, nous aurions moins de pollution. Alors Eric Piolle est contre l’élargissement de l’A480 dans ses engagements (ce que contredit l’intéressé dans son engagement 55 NDLR). Mais, de façon pitoyable, il finit par voter l’élargissement de l’A480. C’est Area qui va financer les travaux en augmentant les péages. C’est glorieux ? Maintenant qu’il est pris à la gorge, que des centaines de milliers de voitures arrivent dans cet entonnoir, les travaux engagés devraient se terminer en 2022, alors qu’ils auraient du être achevés en 2002. Et puis, les élus ont urbanisé Bouchayer-Viallet, et ailleurs alors qu’il est interdit de construire en bordure des axes pollués.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Auduc

https://www.lessor38.fr/alain-carignon-la-delinquance-a-pris-le-pouvoir-a-grenoble-23061.html?fbclid=IwAR2ivK6ucw_Q8QHBLFiwrAmvMKkL-tyTKLJk9o8Cw4xoUq4T8iV_zmf4Q9I