CONFÉRENCE DE PRESSE DE ALAIN CARIGNON : POUR UN MAIRE RESPONSABLE

CONFÉRENCE DE PRESSE DE ALAIN CARIGNON : POUR UN MAIRE RESPONSABLE


Je suis tout d’abord soulagé qu’il n’y ait aucune victime dans l’incendie. Je remercie la cinquantaine de sapeurs-pompiers qui sont intervenus.
Il semblerait être aujourd’hui confirmé que cet incendie soit d’origine involontaire.
A noter que le Procureur de la République a décidé d’ouvrir une enquête le 30/09 à 18h50. Il s’interroge en effet de savoir si le bâtiment aurait brûlé de cette manière s’il avait été aux normes de sécurité incendie.

Un contexte aggravant.

11 janvier 2007 Avis défavorable de la commission départementale de sécurité incendie :

Non-respect de plusieurs principes de sécurité des immeubles de grande hauteur. Les dispositions constructives ne permettent pas d’éviter le passage d’un feu d’un compartiment à un autre et la limitation du potentiel calorifique, facteur prépondérant dans le développement d’un sinistre, n’est pas respectée. La dangerosité des locaux d’archives, au rez-de-chaussée, est soulignée.

Avis reconduit en 2012.

12 janvier 2017
Avis défavorable de la sous-commission départementale de sécurité

présidée par le Directeur Départemental des Services de Secours et d’Incendie et de Secours sur la poursuite du fonctionnement de l’établissement de l’Hôtel de Ville de Grenoble, suite à une visite du 20/12/2016.
La Commission indique que « les façades présentent une absence totale de résistance au feu ». Elle note que « le niveau RC 1 accueille des locaux techniques, ainsi que les principaux locaux d’archivage, et il est à noter qu’ils ne sont ni traités en locaux à fort potentiel, ni protégés par de l’extinction automatique ; de plus, tous ces locaux ne sont pas isolés entre eux. Absence d’isolement des locaux à fort potentiel calorifique et des locaux à risques ».
« Le monte document ne présente aucune trappe coupe-feu de degré 2 heures, quel que soit le niveau. Les conduits aérauliques ne sont pas équipés de clapets coupe-feu de degré 2 heures au franchissement de la dalle haute du RC 1. Les batteries d’ascenseurs ne sont pas isolées des locaux et circulations par des dispositifs coupe- feu de degré 2 heures. Présence de gaines techniques non recoupées mettant en communication l’ensemble des niveaux ».
« Les escaliers ne sont pas protégés réglementairement. Absence totale de désenfumage de toutes les circulations horizontales communes et des sas situés devant les escaliers et les ascenseurs. Le hall d’accueil au RC 2 en communication avec le R+1, ainsi que le hall d’honneur en communication avec le R+1, devraient être désenfumés ».

«L’absence d’étanchéité entre compartiments, liée à l’absence de désenfumage (circulation horizontales et sas), pourrait conduire à la dispersion des fumées dans les compartiments supérieurs, et nuire par la même à l’évacuation de ses occupants ».

« En conséquence, le groupe de visite a proposé à l’unanimité un avis défavorable à la poursuite du fonctionnement de l’établissement ».

Confirmation de cet avis en Mars 2017

Avis défavorable du Préfet qui précise que « les risques liés au fort potentiel calorifique des locaux d’archives situés en sous-sol et le risque de propagation d’un incendie aux étages supérieurs dans cet établissement pouvant accueillir près de 1500 personnes sur plus de dix niveaux me conduisent à vous demander la plus grande vigilance concernant cet établissement ».

Septembre 2018

Rapport d’observations de la Chambre Régionale des Comptes sur la situation particulière de l’Hôtel de Ville (p. 84).
« Le suivi des avis des 3 commissions départementales de sécurité est insuffisant puisque seulement quelques-unes ont été mises en œuvre. De tels avis, s’ils étaient émis à l’égard d’un bâtiment ayant un autre propriétaire, auraient certainement mené à des mises en demeure d’exécuter les travaux et éventuellement à une sanction ».
Art. L. 123-4 du code de la construction et de l’habitat : « Sans préjudice de l’exercice par les autorités de police de leurs pouvoirs généraux et dans le cadre de leurs compétences respectives, le maire ou le représentant de l’Etat dans le département peuvent par arrêté, pris après avis de la commission de sécurité compétente, ordonner la fermeture des établissements recevant du public en infraction avec les règles de sécurité propres à ce type d’établissement, jusqu’à la réalisation des travaux de mise en conformité ».
« L’ordonnateur actuel (Eric Piolle) a indiqué lors de l’instruction, concernant les six observations impliquant des travaux légers, que des études devaient être engagées et qu’une programmation pluriannuelle devait être effectuée avant fin 2017. S’agissant des neuf observations impliquant des travaux lourds (gros œuvre, clos et couvert), il a indiqué que les interventions seraient nécessairement « complexes » et nécessiteraient des « investissements très conséquents ». Il confirme qu’une étude visant à définir une programmation des opérations est à engager. Le déménagement des archives devrait intervenir au plus tôt à la moitié de l’année 2020 selon l’ordonnateur. »
La CRC conclue : « Si des travaux de mise en sécurité ont été réalisés entre 2012 et 2017 (pour 1,5 M€), ni l’ancien, ni le nouvel ordonnateur n’ont véritablement pris la pleine mesure des risques, en s’abstenant d’engager des études et une programmation afin de sécuriser l’usage du bâtiment pour le personnel et le public.
En conclusion, des risques importants, rappelés à plusieurs reprises par les autorités compétentes, n’ont toujours pas été pris en compte. Il revient à l’ordonnateur de faire réaliser rapidement des études sur les investissements nécessaires et leurs coûts, comme il s’y est engagé, et de faire procéder aux travaux prioritaires de mise en sécurité ».

30 août 2018
Seule réponse d’Eric PIOLLE à la CRC :

« La Ville est pleinement consciente des travaux de remise aux normes nécessaires de ce bâtiment construit en 1968 ».
« Des actions régulières vers les utilisateurs sont réalisées (contrôles réguliers par le responsable de la sécurité, informations et exercices inopinés…). Par ailleurs, pour prévenir et limiter les risques, la Ville de Grenoble a renforcé le service central de sécurité incendie, au-delà des obligations réglementaires fixées, en associant un deuxième agent au chef d’équipe Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes, titulaire d’une qualification SSIAP ».

 

INCENDIE DE L’HÔTEL DE VILLE : ALAIN CARIGNON INTERPELLE ERIC PIOLLE

INCENDIE DE L’HÔTEL DE VILLE : ALAIN CARIGNON INTERPELLE ERIC PIOLLE

Communiqué d’Alain Carignon 
Candidat à la Mairie de Grenoble

le 30 septembre 2019

photo le DL/D M

L’incendie de l’hôtel de ville qui n’a heureusement pas fait de victimes révèle à nouveau l’irresponsabilité de la municipalité qui met en danger les personnes et sacrifie le patrimoine des Grenoblois.
En avril 2017 la commission de sécurité émettait « un avis défavorable à la poursuite du fonctionnement «  de la Mairie.
En septembre 2018 la Chambre régionale des comptes  faisait figurer dans ses recommandations de «  procéder à une étude chiffrant le coût de mise aux normes de l’hôtel de ville et établir sans délais la programmation des investissements correspondants ».

L’article L243-9 du code des juridictions financières fait obligation au Maire de rendre compte un an après de la mise en oeuvre des recommandations.

Je demande à Eric Piolle de communiquer aux Grenoblois les mesures qu’il a pris conformément à ses obligations.

L’esbrouffe de la communication municipale ne peut pas cacher la réalité de la situation financière catastrophique de la ville qui lui interdit d’assumer l’essentiel de ses tâches. Elle ne lui permet pas non plus de tenir dans une position de déni jusqu’en mars prochain. Plus que jamais notre projet de restructuration, de répartition des services et des élus dans les quartiers sont d’actualité. Il prévoit d’utiliser la salle des délibérations de la Métropole pour les séances du conseil municipal de Grenoble dans le cadre d’une économie de moyens.

L’actualité dramatique contraint les élus actuels de commencer à appliquer notre programme.

ALAIN CARIGNON ÉCHANGES« EN TOUTE VÉRITÉ»

ALAIN CARIGNON ÉCHANGES« EN TOUTE VÉRITÉ»

Heureux de répondre « en toute vérité « aux nombreux grenoblois qui m’interrogent au café « le Quartier Latin » cours de la Libération.


La transparence et la sincérité sont les maitres-mots de cette campagne pour l’alternance.

Toutes les générations sont curieuses , veulent tout savoir et le café-débat devient Forum pendant 2 heures qui passent comme une minute.
Je ressens cette vitalité de Grenoble, cette envie de changement , de se saisir d’un autre avenir.

Chaque débat me conforte dans l’idée que Grenoble mérite que nous lui donnions le meilleur.

CAFÉ DÉBAT MARDI 24 SEPTEMBRE AVEC ALAIN CARIGNON AUTOUR DU LIVRE « ALAIN CARIGNON EST UN HOMME LIBRE »

CAFÉ DÉBAT MARDI 24 SEPTEMBRE AVEC ALAIN CARIGNON AUTOUR DU LIVRE « ALAIN CARIGNON EST UN HOMME LIBRE »

Venez nombreux participer au café débat autour du livre salin CARIGNON est un homme libre mardi 24 septembre. Ce sera l’opportunité de continuer le débat installé par Alain CARIGNON.

Des livres seront disponibles sur place à la vente au prix de 5€ pour toutes celles et ceux qui n’auront pas encore leur exemplaire.

Pour le collectif : Romain BRANCHE.