Street Art, dégradations et pollution visuelle urbaine

Street Art, dégradations et pollution visuelle urbaine

Ce document constitue une base de travail articulée autour d’un constat empirique et pragmatique des faits évoqués, les tenants et aboutissants des problèmes soulevées ainsi que des interrogations suscitées par ces observations, et enfin et surtout des propositions répondant à ces questions. Ce travail a vocation à être enrichi lors des échanges  pour correspondre du mieux possible à une réflexion de groupe reflétant d’une manière optimale les opinions de chacun et les solutions.

Dans une ville déjà tirée vers le bas par une municipalité laxiste et irresponsable, la pollution visuelle et les dégradations créent un contexte repoussant, avec pour conséquence directe une baisse de l’activité commerciale, de la fréquentation des bars et restaurants ainsi que des établissements hôteliers et des jardins publics, qui sont d’autant plus de freins supplémentaires au développement de la ville et de facteurs de mal-être pour les habitants.

Il est donc essentiel d’être ‘’une force de proposition’’ pour être en mesure de répondre au mieux aux attentes des habitants et pour que Grenoble retrouve un cadre de vie sain. Ce qui permettrait également de relancer l’activité commerciale ainsi que l’investissement dont elle a tant besoin pour rayonner à nouveau.

1- Street Art et pollution visuelle

1.1. Cadre général et éléments juridiques

L’art urbain (Street Art) est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d’art réalisé dans la rue ou dans des endroits publics, et englobe diverses techniques telles que le graffiti, la réclame, le pochoir, la mosaïque, le sticker, l’affichage…

A partir de 1960, les artistes commencent à prendre en compte l’environnement urbain comme support de création. Cette nouvelle forme d’art a pris son essor dans les grandes villes européennes, particulièrement en Allemagne, en France, en Belgique, ainsi qu’en Europe de l’Est.

Il est à noter que la ville de Grenoble a été pionnière en France en la matière avec l’organisation en 1968 d’un congrès international de sculpture qui a conduit à la créations de dizaines d’œuvres en trois dimensions dans toute la ville, ainsi qu’un peu plus tard à la conception du volume de la galerie de l’Arlequin dans le nouveau quartier de la Villeneuve.

Initialement, ces pratiques consistaient en la création d’œuvres matérielles bien spécifiques et en nombre réduit, dont l’aspect visuel peut parfois être subjectivement contestable et contesté. Mais avec le temps, cette nouvelle forme d’art est devenue davantage une pratique individuelle que réservée aux artistes, et a commencé à se répandre réellement en tant que tel avec les évènements de Mai 1968. Depuis lors, le ‘’Street Art’’ se manifeste davantage par des productions sur des surfaces planes du mobilier urbain à l’aide de bombes de peinture (type “peinture murale”) que par des objets en 3 dimensions.

Cette démocratisation a donné lieu à diverses dérives et controverses. Aussi un statut juridique particulier est apparu. Ce statut est complexe à établir, en particulier pour deux raisons. D’abord l’auteur des œuvres De plus la réalisation de ce type d’œuvre se faisant désormais en majorité sur du mobilier urbain, est donc par nature illégale et peut avoir été réalisé sans l’accord du propriétaire du support, ce qui tend malheureusement à devenir monnaie courante aujourd’hui. Par souci de simplification et de focalisation sur l’angle d’approche du sujet, seront ici évoquées les caractéristiques de la répression prévue par le droit dans le cadre d’une absence d’accord entre le créateur et le propriétaire du support de la création. Il est utile et nécessaire de préciser les peines encourues dans les différents cas pour pouvoir mieux aborder le cas grenoblois par la suite. En l’absence d’accord bilatéral, la création constitue par définition un acte de vandalisme, susceptible d’entraîner une peine pénale pour l’auteur. Les dispositions prévues le cas échéant par le code pénal sont les suivantes (Article L 322-1):« La destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende, sauf s’il n’en est résulté qu’un dommage léger.

Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3750 euros d’amende et d’une peine de travail d’intérêt général lorsqu’il n’en est résulté qu’un dommage léger. »

Si l’œuvre est illégale, la jurisprudence souligne que le créateur est privé de son droit d’auteur. Les éventuels caractères xénophobes ou incitations à la haine (surtout dans le cas des graffitis) peuvent constituer des circonstances aggravantes.

D’une manière générale, il convient de préciser que les condamnations dans les dégradations de mobilier urbain ou de propriétés privées restent très rares du fait de la probabilité quasi nulle de retrouver les auteurs.

1.2. Le Street Art et la pollution visuelle à Grenoble

Seront détaillés ici les spécificités du Street Art à Grenoble, ses dérives, ainsi que les dégradations parallèles qui contribuent à l’enlaidissement généralisé de la ville.

Même si le phénomène n’est pas nouveau, depuis un certain nombre d’années, force est de constater une recrudescence et une aggravation de diverses pollutions visuelles sur les murs de Grenoble. Cela va bien sûr de pair avec le laxisme ambiant qui ne fait qu’aggraver la situation.

Or il est légitime pour chaque citoyen d’aspirer à un cadre de vie sain et propice au bon déroulement des activités quotidiennes.

Il est nécessaire de porter ces sujets au débat afin que Grenoble redevienne une ville à l’environnement agréable et non plus agressif visuellement à chaque coin de rue.

La pollution visuelle s’exprime de plusieurs manières, parmi lesquelles les tags/graffitis (majoritaires), affiches politiques ou de manifestations culturelles spécifiques, autocollants, ainsi que les déchets non ramassés, poubelles renversées…

En ce qui concerne les graffitis, sous la municipalité Destot, les tags étaient déjà existants, mais un nouvel engouement est apparu avec l’arrivée au pouvoir de l’équipe municipale écologiste, qui laisse ouvertement proliférer les dégradations, et ce dans tous les quartiers.

En effet, les élus Verts ont à plusieurs reprises exprimé leur attachement au “Street Art”, manière selon eux pour des artistes en herbe de s’exprimer et de développer leur créativité. Il est légitime de considérer que les fresques urbaines comme celles que l’on peut trouver sous le pont de l’Estacade ou encore à l’école Saint Bruno (voir illustrations ci-jointes) ont toute leur place dans le paysage urbain, et relèvent d’un véritable travail d’art. Mais cela n’excuse pas d’accepter toutes les dérives possibles et imaginables bien connues de tout promeneur à l’œil un tant soit peu observateur, dérives qui se manifestent bien souvent davantage par des slogans divers et variés, à l’improviste, que par des dessins ou fresques travaillées et agréables à l’œil.

Fig. 1 à 3: Fresques urbaines de l’Estacade et de l’école Saint Bruno

Aujourd’hui à Grenoble, aucune rue n’est épargnée par les graffitis, comme en témoigne le site Grenoble Street Pourrie (www.grenoblestreetpourrie.blogspot.fr) qui recense par quartier et même par rue des milliers de clichés de ces trop nombreuses dégradations. Les rideaux de fer des commerçants et les volets d’immeubles sont les supports les plus touchés par les graffitis.

Pragmatiquement, il est parfaitement judicieux de considérer que ces tags n’ont rien du ‘’Street’’ Art que la municipalité s’applique à défendre corps et âme à coup d’arguments tous plus fumeux les uns que les autres, prétextant l’expression culturelle et artistique à outrance comme à leur habitude.

En agissant de la sorte, les élus se rendent ouvertement complices des dégradations qui sont pénalement répréhensibles comme expliqué précédemment.

Petit aperçu de ce que la municipalité Piolle considère comme de l’art:

Fig. 4 à 6: Devanture, store, et mur vandalisés

Parmi les constituants de la pollution visuelle, on trouve également l’affichage sauvage à outrance, comme en témoignent les clichés ci-dessous. D’une manière générale cela concerne les affiches des partis situés à l’extrême gauche de l’échiquier politique, ainsi que des affiches pour des manifestations culturelles de salles telles que l’Ampérage ou La Belle Electrique. Le répertoire musical de ces évènements est très souvent axé sur des genres tels que la trance, le reggae, ou encore la musique électronique. Ce sont exactement ces mêmes genres de musiques qui sont diffusés dans des festivals tel que le festival européen “Hadra Trance”, qui se déroulait jusqu’à 2014 à Lans en Vercors mais qui a été interdit par la nouvelle municipalité. Cette manifestation se déroulait au bas des pistes de ski, et d’après de nombreux échos de riverains et habitants, le site était méconnaissable après le passage du festival. Et pour cause, les nettoyeurs retrouvaient en masse seringues, déchets, et autres polluants, et des commerçants de plaignaient de déjections humaines en pleine voie publique, ce qui contrastait avec les revendications et aspirations écologistes de nombreux participants.

Les salles grenobloises citées ci dessus accueillent le même type de personnes.

On retrouve également bon nombre d’autocollants sur les panneaux de circulation, les bornes électriques, potelets en métal, arrêts de tramway…

Ces autocollants sont pour la majorité politique, avec des syndicats type BNT, Solidaires, CGT, Antifa Grenoble…

Le but de ces constats est de prouver que les modes d’expression peu conventionnels et visuellement agressifs que sont les graffitis, l’affichage sauvage, et les autocollants, sont l’œuvre de groupes spécifiques, composés d’une sociologie particulière dont il convient d’approfondir les motivations pour pouvoir mieux combattre ces agissements.

1.3. Le coût d’e nettoyage généré par ces dégradations

Bien évidemment toutes ces dégradations ont un coût car à un certain seuil de submersion par les tags, le nettoyage devient indispensable. Les frais de nettoyage sont assumés par les habitants ou bien par leurs copropriétés, et les commerçants qui voient régulièrement leurs devantures taguées.

La municipalité se déresponsabilise totalement de ces méfaits, comme elle le fait lorsqu’elle explique aux habitants de Saint-Bruno que c’est à eux d’occuper le terrain pour dissuader les trafiquants en tous genres, ou encore lors du nouveau projet fumeux “Belle Saison” qui demande ni plus ni moins aux riverains de nettoyer eux-mêmes les rues de la ville (alors que la taxe sur les ordures ménagères a augmenté de 19%) !

A titre de comparaison, le coût total d’effacement des tags en 2015 à Paris a été chiffré à près de 4.5 millions d’euros. Il doit être du million d’Euros pour Grenoble, somme non négligeable qui pourrait servir à des investissements nécessaires.

1.4. Les choix dérisoires de la municipalité

Il est également à noter que suite à la suppression des colonnes publicitaires de JC Decaux, la mairie a mis en place des ‘’totems’’ hideux pour promouvoir sa propre publicité idéologique. Aujourd’hui on constate qu’ils servent chaque jour de plus en plus de supports pour la dégradation et la pollution visuelle tant décriée par le maire et ses acolytes, notamment les affiches de concerts et d’associations extrémistes citées ci-dessus.

Cette décision de supprimer la publicité (qui n’est pas de leur choix) n’est qu’une manifestation supplémentaire de l’idéologie des Verts/Rouges qui croit par là contribuer à la lutte contre la pollution visuelle, à laquelle il serait légitime de rajouter la “lutte finale” contre le capitalisme et les patrons. En réalité le paysage urbain se retrouve beaucoup plus pollué qu’avant par ces colonnes en bois et plastique qui chutent au moindre coup de vent. Certaines servent même de pissotières sauvages aux SDF/zadistes qui occupent illégalement les lieux publics.

2- Analyse des caractéristiques et origines des dégradations

Les caractéristiques et motivations des auteurs des graffitis et autres dégradations contribuant à la pollution visuelle ont évolué chronologiquement.

Au départ, comme vu précédemment, la prolifération des graffitis considérés comme de l’art urbain étaient principalement l’œuvre des manifestants de Mai 68, y voyant une forme d’expression de leurs revendications.

Au cours des années 70-80, cela s’est plus porté sur les jeunes de banlieue, qui s’accaparaient des murs pour y peindre des visages ou des groupes de lettres dont eux seuls connaissaient la signification. C’est par exemple typiquement ce qui est observable sur les murs anti bruit de la rocade grenobloise.

Puis à partir de la fin des années 90, ce mode opératoire s’essouffle et est remplacé depuis par des tags aux revendications politiques, sociales, etc…

A Grenoble, c’est ce qui s’observe depuis une quinzaine d’années. Aujourd’hui, les messages tagués sont récurrents et il est possible à force de les voir se développer de les mettre en relation avec des auteurs spécifiques.

Les tags “ACAB” (All Cops Are Bastards) ou encore “Nik la Bac” se sont récemment répandus dans tout le centre ville. Ces inscriptions sont connues pour être l’œuvre des groupuscules d’extrême gauche ou anarchistes tels que les mouvances antifascistes (Grenoble Antifa, Siamo Tutti Antifascisti), le groupe CNT, ou bien parfois le NPA.

En effet, ces groupuscules sont anti police (mais étaient les premiers à les embrasser le 11 janvier) et ne s’en cachent pas. Leurs idéologies sont des thèses extrapolées d’extrême gauche. Ils considèrent que les policiers sont les soldats du pouvoir totalitaire pour faire taire les revendications populaires, sont contre tout ce qui représente une autorité, se définissent comme de la “chair à patron” et veulent leur disparition.

D’une manière générale, ils ont extrapolé et poussé leur combat contre l’extrême droite dans ses retranchements pour au final arriver à des combats et positions complètement irrationnels au point de ne plus se rendre compte qu’eux mêmes étaient devenus entièrement sectaires, dogmatiques, au point de vouloir condamner tous ceux qui ne sont pas en accord avec leurs postulats.

Une phrase très intéressante de Churchill résume assez bien l’idée: “Les fascistes de demain s’appelleront eux mêmes antifascistes”.

Ces individus sont les mêmes qui ont lancé le mouvement ‘’Nuit Debout’’ dans toute la France, qui s’approprient l’espace public car se considérant comme “citoyens du monde” et ayant la conviction que tout appartient à tout le monde. Ils oublient bien vite que “ce qui appartient à tout le monde n’appartient par définition à personne, puisque personne ne peut se revendiquer propriétaire d’une zone et donc y exercer ses propres volontés, y appliquer ses propres règles.

Ce sont également en partie les mêmes qui caillassent les forces de l’ordre et qui saccagent mobilier urbain, commerces, banques etc… lors des manifestations organisées par les syndicats type CGT.

Les mouvements de protestation autoproclamés “Zones à Défendre” (ZAD), par des mouvances marginales et écologistes (qui n’ont d’écologiste que le nom) sont également composées des mêmes énergumènes.

Une recrudescence élevée des actes de vandalisme et diverses dégradations publiques est observable lors des manifestations comme celles du 31 mars dernier ou plus récemment du 28 avril. C’est pour les mouvances extrémistes et anarchistes l’occasion de se mêler aux manifestants pour créer le chaos auquel ils aspirent.

Au final, si quelqu’un se prêtait à une modeste tentative d’analyse des idéologies dominantes qui motivent ces gens, il pourrait en quelques sortes s’agir d’un nihilisme extrapolé et poussé à l’extrême. Dans un monde où rien n’a de sens, tout ce qui n’a aucun sens devient alors plus ou moins légitime, ce qui selon leur logique expliquerait pourquoi ils aspirent à vivre dans la saleté, ainsi qu’un environnement type post apocalyptique où il n’y aurait ni état ni autorité et où la vie se résumerait à tout détruire ce qui reste de “beau” pour tout rendre vide de sens afin de coller avec les thèses énoncées ci dessus.

Ci après quelques preuves explicatives des éléments énoncés dans cette seconde partie.

Fig. 7: Le nihilisme et la haine de l’autorité, considérée  comme liberticide.

Fig.8: Vitrine caillassée. La haine de la finance et de l’état,  avec en prime une affiche pour un évènement de “psytrance” pour dreadlocks.

Fig.9: La “convergence des luttes”, preuve supplémentaire de la sociologie semblable des auteurs des ACAB et des Nuit Debout

Fig.10: La sécurité une nouvelle fois considérée comme privative de liberté. A noter que la municipalité tient le même discours…

Fig.11: entrée d’un bâtiment de l’Université Grenoble Alpes

Le but de cette analyse était de montrer que les dégradations du mobilier urbain, qu’elles se matérialisent par des tags, autocollants, ou autres, étaient majoritairement l’œuvre de groupes extrémistes et qu’il convient de mieux comprendre leurs motivations pour mieux lutter contre le phénomène.

3- Propositions pour un cadre de vie sain

C’est un phénomène malheureusement bien connu, la dégradation appelle la dégradation. Aussi les dégradations doivent être sanctionnées sans retenue pour empêcher, sinon limiter la récidive et ne pas laisser se développer un phénomène d’expansion maladive comme c’est le cas aujourd’hui à Grenoble. L’amélioration de la situation passe essentiellement par 2 canaux : prévention et répression.

1. Prévention

Proposition n° 1: Prévention auprès des plus jeunes

L’éducation est un outil formidable à disposition d’une société pour donner les outils d’un esprit critique à ses futurs citoyens pour pourvoir vivre en collectivité dans les meilleures conditions possibles. Malheureusement des dérives utopiques peuvent conduire à des dégâts considérables. Il serait envisageable de sensibiliser les élèves de collège au caractère agressif de la pollution visuelle, particulièrement des tags, en diffusant des courts films analogues à ceux diffusés au lycée pour la sensibilisation sur la consommation de stupéfiants.

Proposition n° 2: Mise en place d’un numéro d’appel pour signalement

Il serait judicieux de penser un centre d’appel pour les signalements de délits mineurs d’une manière générale, y compris les tags. Cela permettrait aux citoyens de signaler de manière instantanée un agissement, ce qui faciliterait le travail des policiers pour le traçage des auteurs, de la cartographie des lieux les plus touchés, etc…

Proposition n° 3: Campagnes d’affichage public

Après avoir supprimé les panneaux publicitaires dans toute la ville par idéologie, les colonnes en carton de la municipalité Piolle servent aujourd’hui comme outil de sa propagande fumeuse mensongère, et démagogique. En envisageant un retour des panneaux publicitaires en nombre raisonnable, à l’instar des campagnes anti tabac, il pourrait être envisagé de diffuser de courtes affiches imagées aux slogans réduits mais percutants en insistant sur le caractère laborieux du nettoyage des tags par des agents municipaux qui pourraient s’atteler à d’autres tâches plus utiles à la collectivité s’ils n’avaient pas à faire disparaître les dégradations gratuites de certains.

Proposition n° 4: Surveillance/Interdiction des groupuscules extrémistes lors des manifestations

Comme vu précédemment et comme l’actualité le prouve une fois de plus, les groupuscules d’extrême gauche s’en donnent à cœur joie lors des manifestations organisées par les syndicats de gauche pour dégrader le mobilier urbain (cassage de vitrines, caillassage des forces de l’ordre, tags sur les murs et les arrêts de tramway…). Les forces de l’ordre sont parfaitement conscientes à l’avance des motivations de ces individus mais n’ont pas les outils législatifs pour les aider à y mettre une entrave. Leur seule marge de manœuvre consiste à conseiller un jour avant les commerçants de garder leur rideau fermé pendant le passage de la manifestation. On retrouve une position intolérable des commerçants qui sont condamnés à subir et à payer les dégradations, alors que leur activité est déjà fragilisée par la politique de la municipalité. Il conviendrait donc de donner aux policiers les moyens d’intervenir avec un effectif adapté en direct lors des agissements des groupuscules, ou tout simplement d’interdire via un arrêté municipal par exemple toute dérive ou changement de parcours qui ne serait pas prévue par le groupe organisateur dans les caractéristiques signalées en préfecture.

2. Répression et dissuasion

Proposition n° 5: Création d’une brigade anti-tag

Plusieurs villes de France ont testé la démarche (Reims, Marseille entre autres), avec des résultats encourageants. Il s’agit d’une section spécifique de la Police Municipale qui veillerait à traquer les tagueurs, et les arrêter en flagrant délit. Les auteurs sont d’ailleurs bien moins nombreux qu’on ne le croit, ils sont effectivement très souvent en nombre réduit (une dizaine) mais sévissent dans toute la ville et de manière récurrente.

Proposition n° 6: Mise en place de Travaux d’Intérêt Général (TIG)

L’auteur des dégradations est responsable de ses actes et doit par conséquent les assumer le cas échéant. Ce n’est pas aux habitants de subir la double peine de la dégradation et de leur nettoyage. L’auteur doit être sanctionné, et des travaux d’intérêt général sont généralement efficaces pour le dissuader de recommencer. Ces travaux pourraient prendre la forme de nettoyage de dégradations, d’espaces publics, et pourraient être appliqués à d’autres formes de délits mineurs.

Proposition n° 7: Elaboration de moyens de répression à l’échelle municipale

Afin que les auteurs soient dissuadés le plus rapidement et le plus efficacement possible, des moyens de répressions définis par arrêté municipal permettraient de répondre de manière plus directe que le processus judiciaire, souvent long.

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