VÉLO:  RÉGLER LES CONFLITS D’USAGE DE L’ESPACE PUBLIC

VÉLO: RÉGLER LES CONFLITS D’USAGE DE L’ESPACE PUBLIC

Le piéton doit être mieux protégé et ses itinéraires mieux balisés. Il est aujourd’hui la principale victime des plans de déplacements : cheminements très compliqués, conflits avec les sens de circulation différents entre les transports collectifs et les véhicules individuels, conflits avec les vélos, suppression des feux de protection aux croisements, insécurité et malpropreté. De maltraité il doit devenir privilégié car ce mode de déplacement intra-muros est le plus écologique” écrivait notre collectif de la société civile dans notre contribution  sur les modes de déplacements.

LA MARCHE DOIT ÊTRE CONSIDÉRÉE COMME “LA CELLULE-SOUCHE” DE LA MOBILITÉ
Le collectif  Grenoblois  “le vélo qui marche”  vient de publier la même analyse sur le site qu’il vient de créer. Rappelant qu’à “Bordeaux, la Charte des Mobilités dit que « La marche doit être considérée comme la ”cellule-souche” de la mobilité urbaine, les autres modes de transport ne constituant qu’une pause dans le cheminement du piéton. »

Précisons que Bordeaux est n°6 au classement mondial des villes les plus « bicycle friendly » et que son plan d’investissement dans le vélo atteint des records : 70 M€ pour la période 2017-2020 ! ” précise le collectif.

En effet c’est autour de la marche que s’articule les autres modes déplacements (transports collectifs, vélo, voiture..). Qui doit évidemment intégrer les mobilités réduites , les accès aux logements des familles et le droit au travail pour toutes les professions qui ont besoin de se déplacer en voiture à un moment ou un autre.

LA MARCHE EST UN MODE DE DÉPLACEMENT UNIVERSEL et GRATUIT
Officiellement la Métro a le même objectif comme le rappelle le collectif en la citant : « bien concevoir les espaces accessibles aux piétons, c’est favoriser la marche, rendre attractif les lieux, favoriser l’animation urbaine et le commerce, rendre la ville accessible à tous ». Puis que « la marche est un mode de déplacement universel et gratuit, bénéfique pour la qualité de vie, le lien social, la santé, le climat et l’environnement. »

LES COUPURES URBAINES SONT UN FREIN A LA MARCHE
Sauf qu’en analysant finement la réalité le collectif “le vélo qui marche” rejoint toutes les remarques que nous avons accumulé lors des différents forums d’échanges citoyens et ce quel que soit le quartier, même si les problèmes sont plus aigus au centre ville.

Ainsi  “faisant le constat que « LE CHEMINEMENT DOIT ÊTRE CONTINU : LES COUPURES URBAINES SONT DES FREINS A LA MARCHE » les services techniques de la Métro recommandent de « réduire les coupures physiques (linéaires et surfaciques) comme […] les ruptures d’accessibilité (trottoirs non abaissés…). »

LE PROJET CHRONOVÉLO VIOLE DOUBLEMENT LES RECOMMANDATIONS
Or  “le projet Chronovélo viole doublement ces recommandations sur les cours Lafontaine et Berriat : d’abord en créant la coupure urbaine de la piste bidirectionnelle « chrono » à fort trafic, ensuite en ajoutant une rupture d’accessibilité supplémentaire au milieu de la rue. Il s’agit pourtant de voies limitées à 30 km/h où le piéton a le droit de traverser « librement » la voirie « apaisée ». “
Le collectif poursuit: “Pour Gérer les conflits piétons/cycles, la Métro fait le constat évident que ”la différence de vitesse entre les piétons et les vélos peut poser problème, surtout lorsque les vélos vont vite.”

EVITER LA COHABITATION PIETONS/CYCLISTES DANS LES ZONES PIÉTONNES TRÉS FRÉQUENTÉES
C’est donc très logiquement qu’elle propose « d’éviter la cohabitation piétons/cyclistes dans les zones très fréquentées par les piétons » pour « atténuer la frustration du cycliste qui doit ralentir et l’inquiétude du piéton qui se sent agressé ».
“Les passages prévus de Chronovélo sur le cours Lafontaine (lycée Champollion, 1900 élèves !) et sur le cours Berriat(très forte densité de population et de commerces) violent complètement ce que la Métro a elle-même édicté !”.
Pour eux , “vraiment on peut le dire : ça déraille (grave).”

UN CONFLIT D’USAGE S’EST DÉVELOPPÉ DANS TOUTE LA VILLE 
En réalité ce conflit d’usage s’est développe dans toute la ville  même quand la densité piéton est moindre. Aux Eaux-Claires lors de notre forum de samedi des parents avec poussettes et enfants ont exprimé les risques vécus sur le trottoir du bd Joseph Vallier à l’angle de la rue Rhin et Danube ou les vélos déboulant sur les trottoirs ,croisent des piétons.

DES PROBLÉMES PARTOUT 
Un peu plus haut vers la rue des Eaux Claires, toujours sur le bld Joseph Vallier, ce sont les voitures qui veulent éviter le bouchon du feu tricolore qui empruntent la contre-allée à vive allure sans ménagement pour les piétons non plus.
A Villeneuve ce sont aussi les voitures et les vélos empruntent les espaces piétons sans vergogne et de nombreuses personnes à mobilité réduite nous ont fait part de leur craintes dans leurs déplacements lors de notre Forum de la place des Géants.
Rue Casimir Brenier le boyau réservé aux voitures est devenu un bouchon créateur de pollution et d’encombrements au sortir de la gare.

ÉVITER LES PISTES BI-DIRECTIONNELLES EN VILLE 
Le collectif ” le vélo qui marche ” rappelle des données fondamentale qui doivent être retenues dans les projets de développement de ce mode de transport .
D’abord que selon la Charte Cyclable de la FFvélo (125 000 adhérents, anciennement FFCT)  :« II est généralement préférable d’éviter les pistes bidirectionnelles en ville, leur raccordement aux carrefours est compliqué, et chaque traversée engendre des conflits avec les voitures. En revanche, la piste bidirectionnelle est intéressante pour les itinéraires de moyenne distance (= ou > à 500 m) où les intersections sont peu fréquentes, par exemple le long d’un fleuve ou d’une rocade. La largeur recommandée est de 3 mètres (2,5 m minimum). »

LA LARGEUR RECOMANDÉE EST DE 3 METRES 
La fiche vélo du CERTU (Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions publiques, intégré au CEREMA en 2014) dit que :« Les pistes bidirectionnelles sont un aménagement d’insertion délicate en milieu urbain dense. La largeur recommandée est de 3,00 m. »

LES PISTES BIDIRECTIONNELLES A RÉSERVER AUX TRONCONS LONGS
Le Guide pour la conception des aménagements cyclables de la direction de la voirie du Grand Lyon dit que : « Les bandes cyclables […] sont bien adaptées aux axes avec des carrefours fréquents. A l’inverse, les pistes, notamment bidirectionnelles sont à réserver aux longs tronçons sans intersection. » (page 23). Plus loin (page 46) : la piste bidirectionnelle est « difficile à traiter en carrefours mais s’intègre parfaitement sur les axes avec peu d’intersections : voies longeant un cours d’eau, un parc, une voie ferrée, etc. ».

LES PISTES BI-DIRECTIONNELLES ONT ETE CRÉÉES DANS LES ANNÉES 80 OU IL FALLAIT
Les pistes bidirectionnelles  existent déjà à Grenoble, là où les experts préconisent de les mettre. Par exemples : le long de l’Isère depuis les années 80 , créées par la municipalité Carignon,  ou parallèlement à l’avenue Clémenceau en bordure du parc Paul Mistral.
Le “vélo qui marche” note que “Chronovélo prévoit de créer une piste bidirectionnelle le long de la voie ferrée, sur la rue Général Mangin. C’est effectivement un emplacement adapté, conforme aux recommandations des experts.”

DANS LA ZONE ULTRA DENSE C’EST A L’OPPOSÉ DE CE QUE PRÉCONISENT LES EXPERTS
Par contre  “dans la zone urbaine ultra dense des cours Lafontaine et Berriat, (lycée Champollion, habitat, commerces, croisements), Chronovélo prévoit là aussi une piste bidirectionnelle !
C’est totalement à l’opposé de ce que préconisent les experts. C’est aussi à l’inverse de ce que font les villes de référence pour le développement du vélo, Strasbourg et Bordeaux, respectivement n°4 et n°6 au classement mondial de Copenhagenize”.
C’est d’autant plus aberrant que la largeur prévue est celle des autoroutes à vélos (4 mètres), ce qui a vocation à accueillir majoritairement du trafic de transit ou à permettre de rouler à vitesse soutenue. Le vélo diffus a toute sa place en ville centre, mais est-ce le lieu pour le passage d’un fort trafic de transit ou pour rouler « chrono » ? Non, bien évidemment non.
Enfin, il se pose en ville centre le problème des livreurs obligés de traverser la piste pour accéder aux commerces ou aux habitations”.

DES PROBLÉMES DE SÉCURITÉ
La Charte Cyclable de la FFvélo dit que : « L’idée de la séparation des vélos avec le trafic motorisé paraît séduisante, mais elle comporte de graves inconvénients de cohabitation avec les piétons, des problèmes de sécurité lors du raccordement au niveau des carrefours et enfin des problèmes liés au nettoyage (accès des balayeuses). »
De leur côté, les techniciens de la Métro disent avec un bon sens évident que la ville piétonne demande d’éviter les ”coupures urbaines” et les ”ruptures d’accessibilité”.
Le collectif analyse très bien la contradiction : « où sommes-nous sur les cours Lafontaine et Berriat, ou au marché de l’Estacade ? Le long d’une route ? Sur un boulevard à fort trafic automobile ? Non, sur de simples rues commerçantes et très fortement piétonnes de la ville centre, avec une seule voie de circulation automobile, qui plus est limitée à 30 km/h. Dans ce contexte, la séparation en milieu de chaussée crée un obstacle supplémentaire pour les piétons, les poussettes, les personnes à mobilité réduite (PMR). Et cela alors que le concept de voirie ”apaisée” leur donne le droit de traverser ”librement”. Cette gêne voire ce danger s’ajoute au fait que des feux de traversée ont été enlevés, par exemple au croisement du cours Berriat avec la rue Thiers ».

LA BORDURE EN DUR : UN DANGER POUR LES CYCLISTES EUX-MÊMES
Soulignant encore les inconvénients pour les cyclistes eux-mêmes :  “Enfin, en ville centre, la bordure en dur représente un danger pour les cyclistes eux-mêmes, s’ils ont un instant de distraction ou quelque chose d’inattendu à éviter, ou encore lorsque le trafic des vélos devient trop important.
“Elle les empêche aussi de rejoindre la piste à certains croisements, par exemple celui de la rue Paul Bert et du cours Lafontaine, ce qui les aiguille vers les trottoirs.” 

LE COLLECTIF SOCIÉTÉ CIVILE : LA MARCHE CELLULE -SOUCHE 
En réalité l’axiome de base que nous préconisions est celui choisi par Bordeaux : « La marche doit être considérée comme la ”cellule-souche” de la mobilité urbaine, les autres modes de transport ne constituant qu’une pause dans le cheminement du piéton. »

UNE POLITIQUE FORTE ET RAISONNEE DU DEVELOPPEMENT DU VELO
Autour de ce fondamental une politique forte et raisonnée de développement de la pratique du vélo – notamment – doit être soutenue. Les questions de la largeur des “autoroutes à vélo”, celle des pistes bi-directionnelles dans certaines voiries se posent avec acuité après l’expérience grenobloise.

DES SOLUTIONS PERMETTANT DE VIVRE TOUTES LES MOBILITES DANS UN ESPACE APAISE
Ici aussi le collectif de la société civile avec les citoyens entend conduire une réflexion qui tienne compte des expériences des villes qui ont réussi, des conflits d’usage de la chaussée vécus par les grenoblois quels que soient leur mode de déplacement. Afin de dégager des solutions reposant sur le pragmatisme et permettant de vivre toutes les mobilités dans un espace public vraiment apaisé , sauvegardant la mixité de la ville, des professions et de son attractivité.

 

LES COLLECTIFS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AU TRAVAIL

LES COLLECTIFS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AU TRAVAIL

Echanges sur les propositions, débats sur le projet, les sous-groupes se forment par thème afin d’approfondir tous les dossiers qui concernent les Grenoblois.
L’année 2019 sera entièrement tournée sur les solutions proposées aux grenoblois. 3 Forums d’échanges avec les Grenoblois sont déjà programmés dans les quartiers Abbaye-Jouhaux, Malherbe et Hoche en début d’année 2019.

Entre temps les groupes de travail thématiques sont en route, ouverts et pluridisciplinaires : la demande est très forte et lors de la dernière réunion d’un groupe, programmée dans un café du cours de la Libération, des Grenoblois ayant appris que le collectif se réunissait sont spontanément venus se joindre et demander des informations.

L’appétit de participation citoyenne est donc prégnant dans la cité, dopé par le désir et l’attente d’alternance. Le collectif de “la Société Civile avec les Citoyens” est une structure suffisamment ouverte et en mouvement pour répondre à ces aspirations.

POLLUTION: LES LARMES DE CROCODILE DE LA MUNICIPALITÉ

POLLUTION: LES LARMES DE CROCODILE DE LA MUNICIPALITÉ

Le “Dauphiné Libéré” d’aujourd’hui traite sur une page du rapport des Commissaires enquêteurs sur l’élargissement de A 480. Certains termes inquiétants de ce rapport semblent mettre en cause le GIEC mais surtout le réchauffement climatique. Figure également un calcul totalement erroné sur un rapport entre les Kms d’autoroute aménagés par rapport au nombre de Kms d’autoroute en France.
Des bévues qui permettent de faire haro sur le rapport des commissaires enquêteurs. Une vigilance à leur égard qui ne s’exerce jamais quand les rapports vont dans le sens souhaité des élus.

Dans un communiqué adressé aujourd’hui à la presse, Alain Carignon et le collectif de la Société Civile avec les Citoyens remettent le dossier dans sa véritable histoire et sa dimension.

QUI A BLOQUÉ LES CONTOURNEMENTS DEPUIS 20 ANS ? 
“Les élus grenoblois se saisissent d’éventuelles faiblesses du rapport des commissaires enquêteurs concernant l’élargissement de A480 pour verser des larmes de crocodile sur la pollution. Ils entendent ainsi effacer leur écrasante responsabilité dans ce domaine. Les embouteillages du contournement de l’agglomération sur la rocade Sud et A480 (5e et 7e bouchons français !) représentent la première source des émissions de polluants automobiles de notre territoire. De plus, comme le souligne Atmo, “les habitants à proximité de ces infrastructures comptent par­mi les plus exposés”. Or qui a bloqué depuis 20 ans toute amélioration de la fluidité et de la vitesse de circulation qui auraient réduit la pollution ? Qui a urbanisé massivement en bordure de ces axes (Portes de l’Ouest, Bouchayer-Viallet…) en contradiction flagrante avec les recommandations des organismes de contrôle de la pollution ? 

LE DOS AU MUR ACCORD POUR UNE AUGMENTATION DES PÉAGES ET DE LA DURÉE DE CONCESSION
“Au lieu d’avouer leurs fautes et leurs conséquences qui font de nombreuses victimes, ils détournent le débat sur des questions de forme. Les pourfendeurs des profits financiers sensibles au pouvoir d’achat ont pourtant validé par délibération, le dos au mur, une convention avec AREA pour l’élargissement de A480 en contrepartie d’une augmentation du prix des péages et d’un allongement de la concession des autoroutes. Alors que les élus grenoblois avaient  pris “l’engagement n° 54 de: mettre fin au projet d’élargissement de A480″. Faut-il que leur impéritie et leur démagogie aient été grandes pour présenter un tel bilan : une godille entre des positions contradictoires, une source de pollution aggravée par les embouteillages, une population exposée et une attractivité en panne pour l’agglomération. Ce n’est pas le rapport des commissaires enquêteurs qui le fera oublier.”

La carte de la pollution publiée par “Atmo” démontre que la première cause de la pollution automobile dans l’agglomération sont les deux bouchons de A 480 et de la rocade Sud créés par l’immobilisme des élus locaux depuis 23 ans !

FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AUX EAUX CLAIRES

FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AUX EAUX CLAIRES

Même le soleil était de la partie alors que la journée avait été annoncée pluvieuse. Le collectif de la Société Civile avec les Citoyens a installé ses tentes en bordure du parc de la Savane, à côté de “Savane Pétanque” samedi 24 novembre de 13 hr à 17 hr.

Des dizaines d’habitants du quartier sont venus dialoguer avec les membres du collectif, interroger sur les projets et surtout apporter leur contribution. Les différentes vidéos extrêmement pédagogiques rappelant les grandes lignes ont été particulièrement appréciées.

Aux Eaux Claires, comme ailleurs, les problèmes récurrents de la ville sont soulignés : insécurité, propreté, bétonisation, paupérisation … Alain Carignon et les membres du collectif se sont tenus à la disposition des habitants pour écouter, comprendre et proposer.

Les nombreux membres du collectif habitant les Eaux-Claires étaient présents à ces échanges.

Ainsi notre collectif ne se contente pas du site ouvrant le débat sur ses projets, il entend le poursuivre et l’approfondir dans tous les quartiers de la ville. En 2019 plusieurs Forums d’échanges avec les citoyens sont programmés.

SOCIÉTÉ CIVILE : SUCCES DE L’OUVERTURE DU DÉBAT SUR SON PROJET

SOCIÉTÉ CIVILE : SUCCES DE L’OUVERTURE DU DÉBAT SUR SON PROJET

Autour de Romain Branche jeune cadre, des membres de la liste de la Société Civile pour l’Alternance ont lancé le nouvel instrument de dialogue avec les Grenoblois qui s’ajoute aux Forums de quartier.

Le site de “La Société Civile avec les Citoyens” est en effet dédié au projet d’Alternance et il appelle la participation des Grenoblois à sa définition.

Romain Branche a expliqué : “Par cet intermédiaire, chaque jour nous allons pouvoir faire connaître notre projet, recueillir les avis, suggestions, propositions afin de construire ensemble un autre destin pour notre ville. Avec la création de ce site nous passons à la seconde étape : de l’opposition à la proposition. Une fois le diagnostic partagé sur la situation de la ville, le moment sera en effet venu pour les grenoblois de retrouver la confiance, de savoir que notre cité peut trouver les chemins de sortie de la crise”.

Ajoutant selon le Dauphiné : « On appelle tout le monde à s’impliquer. Nous ne sommes fermés à personne. Nous avons des idées pour notre projet. Maintenant aux Greno­blois de les enrichir, de les amender. On ne fait pas de propositions en l’air, on tra­vaille dur. La co­-construc­tion c’est maintenant à quatorze mois des élections si on veut vraiment qu’elle soit efficace. Greno­ble a des atouts pour re­monter la pente. »
Et aussi : « On répondra à tout le monde, on écoutera toutes les propositions. »

La Société Civile avec les Citoyens : Gratuité des transports pour les policiers

La Société Civile avec les Citoyens : Gratuité des transports pour les policiers


Le 23 novembre 2018

 Gratuité des transports pour les policiers

A l’occasion de l’arrêt du réseau pour protester contre l’insécurité, nous exprimons notre soutien à tout le personnel de la Semitag, victime, menacé ou tout simplement angoissé au travail par la dégradation de la situation dans l’agglomération.

Nous réclamons que les Présidents du SMTC et de la SEMITAG rétablissent la publication des données dans ce domaine, qui ont été supprimées depuis fin 2015 : casser le thermomètre n’a jamais fait baisser la température et les Grenoblois ont le droit de connaitre la réalité. L’accroissement des agressions à des effets délétères sur les transports en commun puisque des familles ne souhaitent plus que leurs enfants les empruntent. Il ne faudrait pas qu’ils soient réservés seulement aux captifs alors que la vocation de notre réseau est d’élargir sa fréquentation.

On le sait, l’insécurité dans les transports n’est qu’un aspect de l’insécurité dans notre ville qui est devenue la première de France pour les agressions violentes et les vols à la tire pour 1000 habitants. La panoplie de mesures à prendre est connue, notamment le renforcement de la police municipale, son armement, avec brigades canines renforcées, police montée dans les parcs et jardins, caméras de vidéo protection reliées à un PC opérationnel 7 jours sur 7 et 24 h sur 24, captant les numéros minéralogiques des voitures volées. Parmi elles, nous avons aussi proposé la gratuité des transports collectifs pour les policiers nationaux, municipaux, les CRS et militaires afin d’accroître la présence d’autorités dans les transports.

Forum de la  Société Civile à Villeneuve

Forum de la Société Civile à Villeneuve

Vous avez encore été très nombreux à participer au dernier forum d’échange organisé à la Villeneuve
MERCI

Après-midi d’échanges et de dialogue à Villeneuve, Place des Géants pour Alain Carignon et la Société Civile avec les Citoyens pour l’Alternance. Les habitants du quartier membres du collectif étaient présents.

L’attente de changement est très forte, la déception face à la municipalité Piolle considérable. Au passage d’Alain Carignon place des Géants on a entendu « Carignon Maire » avec des habitants qui faisaient le « V » de la victoire.

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L’OBS : « Le “dernier combat” politique d’Alain Carignon, lancé vers les municipales»

L’OBS : « Le “dernier combat” politique d’Alain Carignon, lancé vers les municipales»

Grenoble (AFP) – Il n’a pas encore officialisé sa candidature, mais son retour dans le débat public ne laisse aucun doute: Alain Carignon briguera un nouveau mandat à Grenoble lors des prochaines élections municipales, son “dernier combat” politique.

Voici deux mois que l’ex-ministre RPR des gouvernements Chirac (1986-88) et Balladur (1993-94), condamné en 1996 pour corruption et emprisonné durant vingt-neuf mois, a commencé à faire campagne, épaulé par une équipe d’anonymes de la société civile.

Une campagne d’affichage ciblant le bilan du maire écologiste Éric Piolle a fleuri dans les rues à l’initiative de son mouvement, baptisé “La société civile avec les citoyens”.

À 69 ans, Alain Carignon explique à l’AFP n’avoir “plus rien à perdre” après avoir “tout connu” depuis 1983, date de sa victoire inattendue à Grenoble – qu’il dirigea jusqu’en 1995 – aux dépens de l’emblématique maire socialiste Hubert Dubedout.

Un succès qui a propulsé ce “gaulliste d’une droite ouverte” sur la voie royale d’un destin national. Mais qui l’a également mené du côté obscur du pouvoir, où il a goûté au pire des châtiments infligés à un homme politique: l’inéligibilité.

“Ma force, c’est que je n’ai plus à préparer mon avenir, mais à m’investir avec une idée de transmission. Cette élection sera mon dernier combat”,

confie ce proche de Nicolas Sarkozy, qui lui a manifesté son soutien en 2002 à la fin de sa traversée du désert.

“J’ai cherché quelqu’un pour reprendre le flambeau, en vain. Je (…) possède le réseau nécessaire pour endosser la fonction. J’ai passé les derniers mois à mûrir mon projet”,

détaille-t-il.

– “Montrer patte blanche” –

Dans les rues de Grenoble, personne n’a oublié les péripéties judiciaires de celui qui dirigea également le conseil départemental de l’Isère (1985-97), tout en endossant successivement le costume de député européen (1984-86) et de député de l’Isère (1986-93).

À commencer par ses opposants historiques, qui s’appliquent à rappeler aux Grenoblois ses démêlées avec la justice ou les “dégâts profonds” causés par les deux mandats de ce “papy corrompu”, comme ils le surnomment.

Mais cela ne déstabilise pas l’intéressé, qui “assume” quand ses soutiens n’hésitent pas à présenter cette période trouble comme un “atout”.

“Il a purgé sa peine, a été réhabilité et a appris de cet épisode. Il en a fait une force. Il est en train de regagner sa crédibilité”, estime Frédéric Tosques, un responsable de sécurité informatique qui a rallié son mouvement lancé en juin.

“À ces tartuffes de la morale qui n’ont que ma condamnation à la bouche, je réponds que j’ai conscience d’avoir commis des fautes et qu’il était mon devoir d’en tirer des conséquences: celles d’être plus rigoureux et de m’entourer de gens rigoureux”,

abonde Alain Carignon.

“Je suis passé au scanner complet de la justice et ne peux davantage montrer patte blanche. Je sais que je vais être plus attaqué et surveillé qu’un autre. J’ai décidé d’être authentique. La meilleure façon de me protéger, c’est de suivre mes convictions”.

Autre poids à supporter pour le futur candidat: l’échec de ses précédentes tentatives pour revenir sur le devant de la scène, depuis son élection contestée à la tête de la fédération UMP de l’Isère, en 2003.

En 2007, il est battu au second tour des élections législatives par la future ministre de François Hollande Geneviève Fioraso. Sept ans plus tard, c’est Matthieu Chamussy, son principal opposant local à droite, qui est choisi comme tête de liste par l’UMP pour les municipales, tandis qu’il est rétrogradé à la 9e place.

À seize mois du scrutin, Alain Carignon assure qu’il a une carte à jouer dans cette campagne qu’il prédit “difficile”. Reste à savoir s’il la mènera avec le soutien des Républicains, sa famille politique en qui il a une “confiance totale”. En coulisses, il se murmure que le patron du parti Laurent Wauquiez lui préfèrerait le sénateur Michel Savin.

Mi-novembre, deux comités de circonscriptions de la fédération iséroise LR ont apporté leur soutien à la liste de l’ancien édile. “Si je ne devais pas être investi, je tracerai mon chemin seul, sans esprit de revanche”, balaye Alain Carignon.

Source : Nouvelobs.com

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LES AFFICHES : «Je suis plus surveillé qu’un autre»

LES AFFICHES : «Je suis plus surveillé qu’un autre»

Plus personne n’en doute aujourd’hui : Alain Carignon prépare sa candidature aux élections municipales de Grenoble. Malgré le poids des années, malgré sa condamnation et malgré les tiraillements que suscite encore son nom dans sa propre famille politique, l’ancien maire de Grenoble rêve toujours d’un retour.

Article : Pierre Guerry

Source : Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

L’ESSOR : « La Délinquance à pris le pouvoir à Grenoble»

L’ESSOR : « La Délinquance à pris le pouvoir à Grenoble»

Dans une interview à “L’Essor” Alain Carignon développe une partie des solutions qu’il propose avec la société civile. Des propos clairs et vigoureux qui tranchent avec le ronronnement local. A le lire on comprend pourquoi une grande partie de la classe politique locale s’affole et le combat : ses propositions sont en rupture avec les politiques conduites jusque-là souvent sans opposition réelle et même parfois un assentiment des élus assez large.

Ayant échoué, il est difficile aux protagonistes de l’admettre et d’adhérer à un programme de rupture permettant d’engager Grenoble sur une autre voie.

Décidément le débat municipal devient passionnant : d’un côté la société civile avec Alain Carignon qui veut redresser Grenoble en énonçant des moyens différents, de l’autre peu ou prou tout le reste qui barbotent dans le verbiage habituel et les demi-mesures jamais appliquées. Seule la mobilisation des grenoblois peut renverser la table et faire fi des conservatismes, des tactiques et des combinaisons politiciennes.

Q. L’une de vos premières annonces, si vous êtes élu, est de déménager les services publics, comme la mairie, à la Villeneuve. Comment voyez-vous ce déménagement ?

Oui, il y a des HLM vides et il y a besoin de rééquilibrer, en remettant de l’activité. En gros, il faudrait un tiers de logement social, un tiers d’activité et un tiers de copropriété. Mais comme personne ne veut s’installer, il faut commencer par les services publics. Petit à petit, les employés viennent travailler, donnent envie de travailler, consomment sur place. Il faut requalifier ce quartier (mais aussi celui de l’Alma ou Mistral… ), car la politique de la ville a totalement échoué : le quartier Villeneuve figure parmi les 10 les plus problématiques de France.

Nous allons nous fixer des objectifs de sortie de la pauvreté. Il ne s’agit pas de gérer la pauvreté ou de la ghettoïser, mais de donner des chances à chacun de s’en sortir. Enfin, par cette méthode, nous allons donner plus de pouvoir d’achat aux malheureux qui ont acquis des logements dans ce secteur, pour éviter qu’ils soient spoliés comme aujourd’hui. Un grenoblois qui veut quitter la Bruyère ou la place des Géants a vu la valeur de son bien chuter de 50 % de son prix d’achat. Il est prisonnier. C’est cette politique de gauche qui a produit ces effets désastreux.

Vous qui avez été maire dans les années 1980, vous constatez que la violence a augmenté à Grenoble ?

Si vous lisez les chiffres, Grenoble est la première ville de France en termes de délinquance, devant Marseille. On totalise plus d’agressions violentes que Marseille, pour 1 000 habitants. Plus de vol à la tire aussi. Sur les items les plus graves, nous sommes les premiers. Et sur la baisse de la valeur des biens, on arrive à un recul global de 6,4 % de la valeur. (Grenoble est la première ville de France pour la baisse de la valeur des biens note de GCL) Cela va être dur pour la municipalité actuelle de présenter ce bilan. Quand vous faites la liste, c’est un bilan qui mérite à minima d’être discuté !

“Dans notre projet, les partis politiques sont ultra-minoritaires”

Alors comment régleriez-vous les problèmes de sécurité que vous évoquez ?

Cela passe par la police municipale armée et la vidéo-surveillance, mais cela n’a rien d’original. Cela passe par les brigades canines, par un PC opérationnel d’intervention (24h sur 24) des amendes pour les dealers logés chez les bailleurs sociaux, par des procédures d’expulsion pour ceux qui organisent la délinquance, mais aussi par le signalement des grosses cylindrés dans les quartiers aux services fiscaux. C’est un ensemble complet dont nous avons besoin pour faire reculer les mafias, qui ont terriblement progressé notamment dans l’économie tout court. Et cela devient dangereux pour la ville.

Vos deux derniers essais pour atteindre le poste de maire se sont soldés par des échecs, notamment à cause de tension interne au LR. Les choses sont apaisées aujourd’hui ?

Pour l’instant, les embrouilles sont à gauche. Qu’est ce que l’extrême gauche fera avec Eric Piolle ? Il y a la situation du parti socialiste aussi… en ce qui me concerne, il ne s’agit pas d’élire un parti politique à la mairie. La situation de la ville est très tendue et je ne serais pas là si la société civile grenobloise, les présidents d’union de quartier, des unions commerciales et les personnes de la vie associative n’avaient pas dit : « il faut que nous requalifiions et que nous reconstruisions ensemble cette ville.» La société civile, qui veut reconstruire Grenoble, ne serait pas là pour installer un parti politique. Son objectif n’est pas de remplacer le dogme de M. Piolle par un autre.

Dans notre projet, les partis politiques sont ultra-minoritaires et la société civile m’a choisi du fait de mon expérience, de mon énergie et de ma capacité à être opérationnel rapidement pour faire face au sujet. En premier lieu la lutte contre la délinquance qui a pris le pouvoir à Grenoble. Cela va demander beaucoup de courage pour lutter contre. Pour ces raisons, on m’a demandé d’animer cette équipe. Nous nous préparons et travaillions, nous voyons et associons les Grenoblois aux démarches. Tout le reste n’a aucun intérêt.

 

Renieriez-vous votre attachement aux LR dans ce cas ?

Je suis gaulliste depuis 1968, et je n’ai pas changé, comme mes opinions et mon engagement politique. Les Grenoblois savent de quoi je parle. Moi, quand j’ai été élu RPR, ce n’était pas la mode. J’avais déjà fait la même analyse et dans ma liste, j’avais déjà ce que l’on appelait pas encore la « société civile ». Les Grenoblois n’ont pas à élire Mélenchon ou Wauquiez à la Mairie. Ce ne sera pas le critère.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi vos erreurs passées, cette expérience de la prison, vous ont été bénéfiques et vous aiderait à gérer la ville ?

C’est une passion pour Grenoble. Si la ville se portait bien, et si la société civile ne se mobilisait pas, je ne serais pas là. C’est aux Grenoblois de décider. Ils connaissent mon itinéraire qui est fait de forces, de faiblesses, de fautes et d’aspects positifs. C’est l’itinéraire d’un homme, d’une vie longue, et cela a produit une expérience. Je juge que mon énergie et mon expérience peuvent être utiles, car elles sont opérationnelles dans les difficultés de Grenoble. Si j’étais seul à le penser, cela n’aurait aucun intérêt.

Pourtant, certains élus en place expliquent que la dette de la Ville s’est particulièrement alourdie lors de votre passage à la mairie de Grenoble…

Pour la hausse de la dette en 1995, il y a deux facteurs. Nous avons fait des emprunts pour faire des investissements, mais nous n’avons jamais augmenté les impôts, car nous avons maîtrisé les dépenses de fonctionnement. La gauche ne l’a jamais fait. Le rapport de la Cour des comptes explique que la dette de la Ville est de 1 700 € par habitant. Moi, je l’ai laissé à 30 ou 40 % de moins. Mais pourquoi cette dette de 1995 a-t-elle augmenté ? Pourquoi l’équipe en place n’a-t-elle pas augmenté les impôts pour y faire face ? Il a fallu attendre 2009 pour que les impôts augmentent et depuis, nous sommes la première ville sur impôt sur les ménages. Et nous le sommes restés. La gestion dénoncée par la Cour des comptes n’est pas la mienne, c’est le bilan de la gauche et des Verts, alliés d’Eric Piolle, qui ont gouverné pendant 13 ans avec Michel Destot.

« L’écologie de M. Piolle est de la fausse écologie »

Vous dites vouloir faire de l’écologie tout en ménageant l’économie. Comme pensez-vous parvenir à ce résultat ?

Tout d’abord, l’écologie de M. Piolle est de la fausse écologie. Le bilan est catastrophique, la pollution a augmenté de 15 % d’après les chiffres de Air Rhône Alpes (devenu Air Atmo, NDLR). Il a réalisé des reports de circulation qui créent des embouteillages. Ensuite, il y a des autoroutes à vélo qui sont disproportionnées et qui créent des embouteillages et de la pollution, comme dans la rue Casimir-Brenier, par exemple. Lorsque j’étais au Conseil départemental, j’ai créé les pistes cyclables départementales, j’ai veillé aussi que le pont d’Oxford soit muni de pistes pour vélos. Mais aujourd’hui, on est arrivé à 4 % de la part modal des déplacements en vélo, alors que l’objectif était de 10 % en 2020. C’est donc un échec. Le pragmatisme implique de prendre en compte cela.

Surtout, il n’y a pas d’organisation et de prise en compte de la mixité des déplacements, sans prise en compte des familles, des professions libérales, ou des artisans. Ceux qui travaillent et qui ont parfois besoin d’une voiture. On peut être en vélo, piéton, emprunter les transports en commun et être utilisateur de la voiture, tout cela dans la même journée. Je suis pour que la ville soit mixte et accessible. Sinon, on exclut des populations, et on la ghettoïse avec des types de populations.

Quant à l’élargissement de l’A 480, dont les travaux se profilent à l’horizon, quelle est votre position ?

Si l’on regarde la carte d’Air Rhône-Alpes, la première source de pollution, ce sont les deux bouchons de la rocade sud et de l’A480, créés par la gauche et les Verts, qui n’ont rien fait depuis 20 ans. Ce sont eux qui polluent la population. S’ils avaient répondu aux besoins et élargi l’autoroute, nous aurions moins de pollution. Alors Eric Piolle est contre l’élargissement de l’A480 dans ses engagements (ce que contredit l’intéressé dans son engagement 55 NDLR). Mais, de façon pitoyable, il finit par voter l’élargissement de l’A480. C’est Area qui va financer les travaux en augmentant les péages. C’est glorieux ? Maintenant qu’il est pris à la gorge, que des centaines de milliers de voitures arrivent dans cet entonnoir, les travaux engagés devraient se terminer en 2022, alors qu’ils auraient du être achevés en 2002. Et puis, les élus ont urbanisé Bouchayer-Viallet, et ailleurs alors qu’il est interdit de construire en bordure des axes pollués.

Propos recueillis par Jean-Baptiste Auduc

https://www.lessor38.fr/alain-carignon-la-delinquance-a-pris-le-pouvoir-a-grenoble-23061.html?fbclid=IwAR2ivK6ucw_Q8QHBLFiwrAmvMKkL-tyTKLJk9o8Cw4xoUq4T8iV_zmf4Q9I