LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ : “Redonnons un Destin à Grenoble”

LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ : “Redonnons un Destin à Grenoble”

Redonnons un Destin à Grenoble

Alain Carignon et le groupe “Société civile” ont organisé un forum pour interpeller les habitants sur les municipales de 2020. Pour la journaliste Eve Moulinier, pas de doute ni de contestation sur le Forum du Square Léon Martin organisé le 8 septembre: ” ce qu’on peut dire quand même c’est qu’il y avait vraiment du monde , que les stands – ou il était possible d’échanger sur la sécurité, la propreté , les transports – étaient très animés ” 

 

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Street Art, dégradations et pollution visuelle urbaine

Street Art, dégradations et pollution visuelle urbaine

Ce document constitue une base de travail articulée autour d’un constat empirique et pragmatique des faits évoqués, les tenants et aboutissants des problèmes soulevées ainsi que des interrogations suscitées par ces observations, et enfin et surtout des propositions répondant à ces questions. Ce travail a vocation à être enrichi lors des échanges  pour correspondre du mieux possible à une réflexion de groupe reflétant d’une manière optimale les opinions de chacun et les solutions.

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D.SETBOUNE (QUARTIERS SUD) : « IL Y A UNE NOSTALGIE DES ANNÉES CARIGNON »

Denis Setboune travaille dans les quartiers Sud de la ville, à la Régie de quartier Villeneuve et Village Olympique et connait bien ce secteur de notre ville. Dans une vidéo d’une minute  il explique :  » je me souviens des années Carignon, c’étaient des années magiques pour Grenoble. Parce que je travaille dans les quartiers sud je ressens une nostalgie Carignon, une envie de retrouver Carignon ».

Jugeant que  « son projet de ville est le plus dynamique pour la sécurité et l’emploi »

Beaucoup d’acteurs importants du quartier se sont déjà engagés pour le changement à Grenoble et de la liste de la société civile comprend certains d’entre eux.

L’équipe de la société civile pour l’alternance ira d’ailleurs à la rencontre des habitants de Villeneuve ce samedi 3 novembre entre 13 h et 17 h place des Géants afin d’échanger sur l’avenir de la ville et recueillir les préoccupations des grenoblois du quartier.

LES ENSEIGNEMENTS DE “NUIT DEBOUT ” à GRENOBLE

LES ENSEIGNEMENTS DE “NUIT DEBOUT ” à GRENOBLE

L’appel du 31 mars créant l’initiative de ‘’Nuit Debout’’ a été lancé par le collectif Convergence des luttes, né le 23 février 2016, à l’issue d’une réunion publique organisée par le journal Fakir autour du film « Merci patron », réalisé par le créateur du journal,François Ruffin, Député de la France Insoumise .

Le collectif regroupait à l’origine quelques 300 personnes dont 50 très actives. Sur leur site, ils se définissent comme «syndicalistes, intellectuels, zadistes, ouvriers, mal-logés, étudiants, précaires ». Le journal d’extrême-gauche Fakir a organisé une soirée intitulé « Leur faire peur ». L’objectif était de faire converger des luttes dispersées, qu’il s’agisse de celle contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes,de celle des ouvriers de Goodyear, de celle des professeurs contre la réforme des collèges, etc… L’idée est de profiter du prochain mouvement social et/ou syndical pour embrayer sur une manifestation pacifique, une occupation des lieux et une mise en place d’une démocratie directe. La loi travail leur a offert un prétexte idéal. Nuit debout est né le 31 mars 2016 à Paris Place de la République, s’est étendu à toute la France puis aux pays d’Europe frontaliers de la France.

Outre François Ruffin, le mouvement revendique plusieurs personnalités en tant que modèle, comme l’économiste Frédéric Lordon, ou encore le sociologue sEdgar Morin souvent invité comme conférencier à l’hôtel de ville de Grenoble, , qui appellent tous à une organisation différente de la société. Ce dernier défend le nationalisme économique et insiste sur le rôle central de l’Etat bourgeois qu’il entend renforcer. Il est pour un retour à une politique protectionniste, la sortie de la monnaie unique, la prise de contrôle des banques en faillite par la puissance publique et la régulation des échanges avec l’étranger. Ce type de politique ne peut être appliqué que par des mesures dictatoriales. Ces positions le rapprochent du souverainiste Jacques Sapir, qui avait en août dernier proposé une alliance entre « la gauche souverainiste » (entre autres Mélenchon et le Front de Gauche) et le FN. Ce n’est pas un hasard si on observe à Nuit debout la présence d’éléments et même de banderoles de l’extrême droite.

Qui est François Ruffin ?
Le réalisateur du documentaire Merci Patron qui a été proche pendant longtemps du Front de gauche est devenu, en quelques mois, le fer de lance d’une jeunesse contestataire.

  • 1999 : Après une maîtrise de lettres, François Ruffin fonde le journal Fakir à Amiens.
  • 2000 : A 25 ans il entre au Centre de formation des journalistes (CFJ), à Paris.
  • 2003 : Il publie son premier livre : « Les petits soldats du journalisme », une critique acerbe de la formation dispensée au Centre de formation des journalistes.
  • 2007 : François Ruffin réalise son premier reportage sur Bernard Arnault et LVMH, pour l’émission « Là-bas si j’y suis », diffusé sur France Inter, au sujet de la délocalisation d’une grande partie de ses activités textiles.
  • 2010 : Le journal Fakir devient national et paraît désormais tous les deux à trois mois.
  • 2016 : Le film Merci Patron ! sort en salle le 24 février. Il est ensuite élu Député (FI) d’Amiens.

Peut-on parler d’un mouvement spontané ?
Le collectif défend un rassemblement spontané, affilié à aucun parti politique, à aucune association ou syndicat en particulier. Néanmoins, la demande réalisée à la Préfecture concernant l’occupation de la place de la République du 31 mars a été réalisée par l’organisation altermondialiste ATTAC, l’association Droit au Logement ainsi que le syndicat SUD PTT.

Ferait-on face à l’émergence d’un nouveau type de mobilisation en France ? C’est en tout cas ce que veulent croire et affirment les participants du mouvement Nuit Debout. L’initiative se répand par ailleurs dans de nombreuses villes de province.

Depuis la journée de mobilisation nationale du 31 mars contre la loi travail et l’appel à « rester après la manifestation », ce mouvement que les organisateurs présentent comme spontané continue de réunir chaque nuit plusieurs milliers de personnes.

François Ruffin déclare: « Ce n’est pas un mouvement spontané, il a fallu l’organiser ». 

S’agit-il d’une opération politique ?
On peut s’interroger si ce collectif n’est pas une opération politique d’une certaine gauche alliée aux syndicats destinée à canaliser la colère des jeunes qui entrent en lutte contre la loi El Khomri, et les récupérer autant que possible dans des organisations qui tournent autour du PS depuis des décennies. Ainsi, le PS pourrait espérer bloquer le développement de tout mouvement d’opposition politique des jeunes et des travailleurs au gouvernement Hollande et à sa politique d’austérité. Pour le gouvernement Hollande, il est clair non seulement qu’aucun danger ne vient de ‘’Nuit Debout’’ mais encore qu’il lui est utile car il crée un enthousiasme dans les médias susceptibles d’influencer des couches de la jeunesse.

Dès le 14 avril Hollande disait: « Je trouve légitime que la jeunesse, aujourd’hui par rapport au monde tel qu’il est, même par rapport à la politique telle qu’elle est, veuille s’exprimer, veuille dire son mot… je ne vais pas me plaindre qu’une partie de la jeunesse veuille inventer le monde de demain…»

Il faut d’admettre que derrière une façade d’innocence politique, de refus de leaders et des partis, s’activent en fait une foule d’activistes du NPA, du Front de gauche, des syndicats et des Verts, tous liés de longue date au PS. Les directions de ces partis ont tous salué la création de ‘’Nuit debout’’.

Quelles sont leurs revendications ?
Le mouvement est parti de l’élan de la mobilisation nationale contre la loi travail mais ses revendications vont au-delà. D’après les organisateurs, si la loi avait été retirée, le mouvement, lui, n’aurait pas pour autant été annulé. On observe l’absence de revendications concrètes et sérieuses. Elles tournent autour d’une nébuleuse qui englobe des principes tels que démocraties directes, débat citoyens, appels à « changer de système ». Ce collectif fait référence aux indignés espagnols ainsi qu’au mouvement ‘’Occupy Wall Street’’. Il reste difficile de déterminer pour (ou contre) quoi luttent ces noctambules debout. Les slogans utilisés sont divers comme: ‘’Lutte des classes”, “Rêve générale”, “Désobéis aux lois injustes”, “Les dérives sécuritaires”, “Les violences policières”, etc… D’autres encore insistent sur le combat pour « le Droit au logement ». Quelques-uns demandent tout de même la fin de la loi Travail.

Les membres font semblant d’appliquer une démocratie complète mais refusent ceux qui ne sont pas en accord avec eux en allant jusqu’à les chasser physiquement, les traitant de “fascistes”(cf. Finkielkraut qui s’est fait littéralement jeter du mouvement lors d’une simple visite).

L’idéologie dominante qui motive ces gens est une sorte de nihilisme extrapolé et poussé à l’extrême. Ils ne donnent et ne trouvent aucun sens aux valeurs et principes qui structurent une société. Cette logique expliquerait pourquoi ils aspirent à vivre dans la saleté́, ainsi qu’un environnement type post apocalyptique où il n’y aurait ni état ni autorité́ et où la vie se résumerait à tout détruire ce qui reste de “beau” pour tout rendre vide de sens. Toute autorité est considérée comme liberticide selon eux, et mérite donc d’être anéantie.

Comment les politiques traditionnels réagissent-ils ?
Le collectif ‘’Nuit debout’’ se veut autogéré, sans leaders définis ni appareil organisationnel. Néanmoins, on trouve pèle mêle dans cette structure des militants des Verts  et du Front de gauche, des syndicalistes, des militants associatifs, des étudiants. Il faut souligner qu’en l’absence de porte-paroles officiels, ce collectif disparate et mystérieux s’appuie pourtant sur une communication bien rodée et largement reprise par l’ensemble des médias. Le collectif communique notamment par un compte Twitter, derrière lequel on retrouve Edwy Plenel, patron de ‘’Médiapart ” toujours disponible pour attaquer l’Etat.

Le Parti Socialiste veut voire dans ce mouvement une tentative de « repolitisation » tout en relativisant son impact.

Enfin, il y a ceux qui auraient bien aimé faire partie du mouvement comme Olivier Besancenot, qui a été vu déambuler le 31 mars place de la République, ou encore Jean-Luc Mélenchon qui déclare: « Je ne veux pas récupérer le mouvement et je serai très fier que le mouvement me récupère ».

Regroupant au départ des opposants à la loi travail, ce collectif a très vite était noyauté par les groupuscules d’extrême gauche et les syndicats qui ont récupéré le mouvement pour justifier leurs actions violentes.

‘’Nuit Debout’’ est un conglomérat de groupuscules gauchistes/anarchistes/post 68-ards (antifas, NPA, etc…) qui ont extrapolé leur combat contre le capitalisme en le transformant en “combat contre tout”. Il faut enfin souligner que les casseurs utilisent ce mouvement comme prétexte pour caillasser les forces de l’ordre, saccager le mobilier urbain, les commerces, les banques etc…

« Nuit debout » vu de Grenoble 

1- Deux messages forts lors de la campagne municipale.
Dès sa campagne en vue des élections municipales, Eric Piolle affiche ses idées extrémistes par deux actes forts qui ont marqué les citoyens:

  • Renommer et inaugurer publiquement une rue de Grenoble « rue BNP Paribas » à Jean Macé. Cet acte était destiné à « dénoncer l’emprise des banques ». Il est utile de préciser que le pourfendeur des banques est actionnaire d’une société à Singapour depuis 2013 qui vend ses logiciels aux banques, y compris dans les paradis fiscaux et que la filiale française (dont le siège social est sis à Grenoble) est en déficit permanent depuis 12 ans (profits réalisés hors de France pour échapper à l’impôt !).

  • Laver la vitrine d’une agence bancaire pour « nettoyer la finance ». Les collectifs  comme  ‘’Attac, Nuit debout ou Action Non Violente’’  ont reproduit l’opération menée par Yann Mongaburu et Eric Piolle qui avaient lavé la vitrine d’une agence bancaire pour ” nettoyer la finance” .  Ils se sont rassemblés récemment devant la Société Générale sur la place Victor-Hugo (DL 21/4/16). Il s’agissait de pointer la banque privée après les révélations  de «Panama papers ». Depuis lors la municipalité Piolle a acquis le … siège d’une banque dans des conditions financières trop avantageuses pour la banque et considérées comme illégales par la Chambre Régionale des Comptes.

Ces deux actions symboliques avaient vocation à attiser la haine. Des signes aux extrémistes en totale contradiction avec le comportement personnel d’Eric Piolle 

2- Le refus de l’état d’urgence et le discours de la honte d’Eric Piolle.

‘’Médiapart’’ et les groupuscules qui s’opposent à l’état d’urgence ont pu organiser un meeting durant toute une journée au palais des sports mis gratuitement à disposition, mais aux frais du contribuable.

Cette opération ‘’Médiapart’’avec Edwy Plenel  consistait à contester l’état d’urgence  au nom de la défense des libertés individuelles. Eric Piolle, dans un discours honteux, a déclaré « que les islamistes de Daech ne menacent rien ni personne ». C’est un nouveau signe fort partagé avec les terroristes et la délinquance en général. Eric Piolle oublie qu’il n’existe pas de liberté individuelle ou collective sans sécurité. La liberté et la sécurité ne sont pas antinomiques mais interdépendantes.

Cette opération était conjointement une opération commerciale en proposant un coût d’abonnement au rabais. Cette mascarade s’est déroulée sans aucun complexe ni respect après les attentats du 13 novembre du Bataclan et ses 129 victimes.

Cette même municipalité s’était préalablement opposée à l’état d’urgence en soutenant une manifestation interdite. Cette posture a mobilisé des forces de l’ordre pourtant fort utile à prévenir les risques de terrorisme. C’est encore un échelon supplémentaire de franchi en matière de position doctrinaire et méprisante. Après avoir méprisé les Grenoblois, les commerçants, Éric Piolle méprise la plus haute autorité du département: le Préfet. Il défie cette instance en imposant son idéologie qui nécessitera la concentration des forces de l’ordre alors que ces dernières pourraient être mises à disposition pour sécuriser la ville et effectuer de la prévention. L’idéologie de cette équipe municipale est prioritaire sur la sécurité des personnes, alors que nous sommes en état d’urgence et que tous rassemblement est interdit.

3- Le refus de l’état d’urgence et Cécile Duflot à Grenoble.

Une posture dogmatique et soutenue par Eric Piolle de la part de Cécile Duflot qui avait a peu prés expliqué que la lutte  contre Daech ressemble à celle des collaborateurs sous Vichy.

Pour accueillir Cécile Duflot , la municipalité d’Eric Piolle avait mis le jardin de ville à disposition avec l’installation d’un chapiteau chauffé et branchement sur le réseau de la ville. Toutes ces opérations se déroulent dans la plus grande opacité financière et aux frais  du contribuable.

4- Le soutien public d’Eric Piolle et de sa majorité à ‘’Nuit Debout’’.

Le maire de Grenoble est co-responsable des violences et des dégradations en participant personnellement et publiquement avec des membres de sa majorité municipale au mouvement ‘’Nuit debout’’. Eric Piolle soutient notamment en personne ce collectif au lendemain du 31 mars après la manifestation contre la loi travail qui a dégénérée et occasionné de nombreuses dégradations (mobilier urbain, vitrines de commerce, etc…).

La majorité grenobloise a proposé une structure au collectif ‘’Nuit debout’’ en mettant à disposition gratuitement l’eau, l’électricité et le ramassage des ordures sur le parvis de la MC2. Il a donné les moyens à ses amis de s’organiser en installant le collectif nuit debout aux frais du contribuable. Il s’agit d’un délit de favoritisme à l’égard de son électorat aggravé par les désagréments provoqués par ce campement sauvage, bruyant, sale et sans retenue. Il faut souligner l’implication très active de la municipalité grenoblois.

L’hypocrisie de la municipalité atteint son sommet lorsque le maire accompagné d’Elisa Martin (en charge de la tranquillité publique) demande à « Nuit debout », sous pression de la population exaspérée, de quitter le parvis de la MC2 tout en les assurant de leur soutien, leur écoute et leur aide. Ce qui reste du collectif décide désormais de camper Place Victor Hugo alors que les beaux jours arrivent et que les Grenoblois voudraient pouvoir flâner au centre-ville de Grenoble sans être inquiétés ou menacés. Au lieu de mettre un terme à cette débandade, la municipalité est prête à négocier et trouver des solutions alternatives au détriment de l’économie de la ville déjà en grande souffrance. La municipalité devrait pour une fois prendre ses responsabilités et se désolidariser publiquement du mouvement “Nuit Debout”.

Eric Piolle et Elisa Martin en discussion avec ‘’Nuit debout’’ à la MC2    &  ‘’Nuit debout’’ envahit la place Victor Hugo

5- Un double langage insupportable et irresponsable.
Le double langage de la municipalité qui exprime sa solidarité avec les commerçants tout en encourageant les manifestations trouve de moins en moins d’écho auprès des Grenoblois. Ce double langage n’est qu’un effet de communication construit sur le mensonge. Cette succession de manifestations et d’actes de violences qui freinent la vie économique et tuent le commerce ne peut que satisfaire le grand défenseur de la décroissance qu’est Eric Piolle. La municipalité entretien depuis plus de deux ans des postures extrémistes qui se traduisent par de véritables incitations aux violences urbaines et dégradations gratuites. Eric Piolle ment lorsqu’il déclare au Dauphiné Libéré: « Je condamne avec la plus grande fermeté ces atteintes aux personnes et ces dégradations inadmissibles qui nuisent au mouvement social ».

6- La seule proposition d’Éric Piolle pour assurer la sécurité des Grenoblois: la dépénalisation du cannabis.

Au lendemain de la fusillade qui a fait deux morts quartier Teisseire toutprès d’une école primaire, le maire de Grenoble et premier officier de police de la ville, demande qu’on mette sur la table le débat sur la dépénalisation du cannabis. Il pointe, sans jamais proposer une action concrète, l’échec des politiques en matière de santé publique et de sécurité. En donneur de leçons, il se lance dans un débat confus sur la consommation du cannabis et sa nocivité. « Il faut se poser les bonnes questions » répète-t-il inlassablement à son interlocuteur. « Mais quelles bonnes questions » insiste le journaliste. « Avoir un débat sur la légalisation du cannabis » ! Voilà la seule et unique piste évoquée par Eric Piolle pour assurer la sécurité des Grenoblois. Cette seule loi endiguera la violence et empêchera la multiplication des règlements de compte sur fond de drogue.

Lorsque le journaliste fait état du décalage entre le slogan « ville apaisée » et les violences meurtrières du quartier Teisseire, notre grand communicateur rappelle qu’il ne faut surtout pas polémiquer et que le slogan « ville apaisée » concerne uniquement la circulation. Lorsqu’une auditrice décrit en direct le vrai visage de Grenoble, elle n’obtiendra aucune réponse ni proposition. Son interview est à l’image de la politique menée depuis deux années. Les postures idéologiques l’emportent sur la raison et le bien être des Grenoblois. Les Grenoblois ne pourront bientôt plus circuler en voiture dans Grenoble mais ils conserveront le droit de se faire agresser ou de prendre une balle perdue lors d’un règlement de compte. Eric Piolle continue à envoyer des messages de laxisme. Il veut assurer la sécurité des Grenoblois en démantelant le dispositif de vidéo-protection, en refusant d’armer la Police Municipale et en légalisant la consommation de cannabis.

7- Suppression de la vidéo-protection : un signe fort à l’égard de la délinquance.

Dès sa prise de fonction, Eric Piolle annonce qu’il va vendre les caméras . Depuis lors il rame pour expliquer qu’il n’a jamais dit cela , que c’était une blague de 1 er avril. Les délinquants n’ont pas reçu ce message au second degré et ont bien compris qu’ils avenir quartier libre. On peut, au milieu de tant d’autres faits,  citer le guet-apens tendu à la police à la cité Mistral: des policiers appelés par des loubards ont été violemment agressés dès leur arrivée à la cité. Ces loubards voulaient « casser du flic » !

8- Une stratégie construite sur de la propagande et de la provocation.

Le 31 mars 2017 Elisa Martin (PG) 1èreadjointe en charge de la tranquillité publique se réjouissait dans la manifestation au lieu d’être aux côtés des forces de police municipale dont elle est responsable et d’organiser en partenariat avec la Police Nationale et la Gendarmerie Nationale la sécurité des personnes et des biens.

Eric Piolle se défausse systématiquement sur la République Française et demande « le droit fondamental de manifester dans le calme ». Il oublie qu’il est le premier magistrat de la ville et qu’il doit en collaboration avec le Préfet (représentant de l’Etat) assurer la sécurité des Grenoblois. Son idéologie lui interdit d’interdire et gomme ainsi toutes les possibilités de maitriser les nombreuses dérives en mettant en œuvre un plan d’actions visant la sécurité des personnes et des biens. Son laxisme est interprété par la délinquance comme une tolérance et une faiblesse ouvrant la porte à tous les débordements. Pris à son propre piège, il lui est impossible de poser des actes face à la mouvance « Nuits debout » qu’il soutient.

Dans le même état d’esprit, la municipalité Piolle joue la provocation en se demandant si ce n’est pas la droite ou l’extrême droite qui est derrière un certain nombre de dégradations tels que les panneaux municipaux tombéspar terre dans le jardin de Victor Hugo.

9- Grenoble:une ville trop tolérante.

Le Préfet de l’Isère dénonce cet excès de tolérance et demande des explications à Eric Piolle sur la sécurité en général et plus particulièrement sur ‘’Nuit debout’’. Le Préfet Jean Pierre Bonnetain essaie de mettre Eric Piolle face à ses responsabilités en lui expliquant « que certaines personnes ont peut-être la perception que Grenoble est une ville où les choses sont possibles (autorisées !): les campements illicites, les squats, les déambulations, la consommation d’alcool et l’ivresse sur la voie publique, l’occupation des espaces publics…. Le Préfet de l’Isère pointe avec insistance le laxisme municipal en déclarant: « Il y a trop de gens à Grenoble qui croient qu’on peut s’autoriser un certain nombre de choses ». 

10- Une inertie irresponsable face au nombreux Tags.

La municipalité prend un plaisir non dissimulé à laisser des tags agressifs et provocateurs à l’égard de la force publique et des missions régaliennes de l’Etat. Cette complicité est irresponsable et entretien la haine envers les autorités policières.

11- Des conséquences irréversibles sur l’économie, le commerce, le tourisme, les investisseurs et l’image de Grenoble.

L’économie de la ville est affectée par le climat de violence et les dégradations. Ces dégradations et ces dégâts se chiffrent à des milliers d’euros. Les préjudices collatéraux sur l’économie et plus particulièrement le commerce sont difficiles à chiffrer mais se traduiront très rapidement par la fermeture de commerces et le licenciement de nombreux salariés. Les équipements publics ne sont pas épargnés. Le mécontentement grandit dans Grenoble du fait de la collusion de la municipalité de Grenoble avec ‘’Nuit debout’’ et les groupuscules gauchistes. C’est d’autant plus grave que du fait de son niveau de sinistralité la ville n’est plus assurable.

Les Grenoblois ne supportent plus à juste titre la violence qui s’abat sur la ville et la triple peine qui s’abat sur eux :

  • Etre victime au quotidien de violence dont la gravité est exponentielle.
  • De payer les dégâts occasionnés directement ou indirectement par le biais d’un niveau d’imposition qui explose.
  • D’entretenir ceux qui commettent les exactions.

Nos propositions

Propositions n° 1: Déposer un recours en responsabilité contre la municipalité au sujet de « Nuits debout ».
Cette première proposition d’ordre juridique consiste à déposer un recours en responsabilité contre la municipalité concernant l’autorisation du maire de laisser les ‘’Nuit debout’’ occuper l’espace public et de leur fournir gratuitement un service payé par le contribuable (eau, électricité, nettoyage des lieux). Il s’agit de favoritisme à l’égard d’un électorat qui lui est favorable, d’où l’utilisation de l’argent public pour son propre profit. Eric Piolle et sa première adjointe sont notamment intervenus à titre personnel pour participer publiquement à un seating de ‘’Nuit debout’’.
Conjointement et comme le propose Alain Carignon « plutôt que d’accorder aux frais du contribuable l’eau, l’électricité et ramasser gratuitement les ordures ménagères de ‘’Nuit Debout’’ – alors que la taxe de ramassage sur les grenoblois qui travaillent augmente de 19% ! – la municipalité devrait porter plainte afin que les responsables de la manifestation non autorisée soient poursuivis et les remises en état ne soient plus supportées par les contribuables. C’est son devoir pour défendre l’intérêt général et rétablir l’autorité qui manque à la ville ».

Propositions n° 2: Bloquer l’ensemble des taxes dues par les commerçants à la ville sur un compte spécifique et réglementaire.

Les commerçants volontaires pourraient décider de déposer l’ensemble des taxes et redevances dues à la municipalité sur un compte bloqué afin de pallier à la baisse du chiffre d’affaire occasionnée par la mobilisation de ‘’Nuit debout’’ et les fréquentes manifestations qui freinent gravement l’activité des commerçants. Ce levier devrait permettre d’établir un échange avec la municipalité et d’obtenir des garanties et des actions fortes au sujet de la sécurité et plus globalement la tranquillité publique.

Propositions n° 3: Déposer un recours en responsabilité pour la perte du chiffre d’affaire occasionné par les manifestations et dégradations successives.

Dans le même ordre d’idée, une action en justice pourrait être structurée par les commerçants volontaires concernant la baisse de leur chiffre d’affaire durant les journées de grève et d’action en partie orchestrées par ‘’Nuits debout’’. Il faut souligner la difficulté à définir la perte du chiffre d’affaire liée aux nombreux mouvements sociaux. Il ne peut s’agir que d’une estimation.

Proposition n° 4: Eric Piolle doit mettre un terme à ses postures idéologiques et dogmatiques.
Il doit afficher une réelle volonté offensive à rétablir l’ordre. Il doit mettre en œuvre un dispositif moderne et adapté pour assurer la sécurité des citoyens. Hélas cela n’est pas l’objectif ni la volonté du maire actuel qui refuse d’être le « chérif » de la ville (cf. ses propos au DL). Pour cela, il doit être l’acteur majeur de la reconquête des quartiers et de l’espace public car après de tels événements « La municipalité Piolle n’est plus la solution, elle est le problème ».

Entre temps ” Nuit Debout” sera mort de sa belle mort, n’aura accouché d’aucune idée nouvelle, n’aura rien construit, et aura été d’une pauvreté intellectuelle affligeante et d’un sectarisme inquiétant. Eric Piolle et sa municipalité auront cautionné de bout en bout l’opération, s’affichant sur le parvis de MC2, acceptant l’humiliation d’un vote pour savoir s’il pouvait prendre la parole pour 2 mn, prouvant son manque d’autorité et de dignité et qu’il était prêt à tout pour ne pas manquer un train de la mode. Démontrant qu’il n’avait pas la capacité de distinguer ce qui fait sens des gargouillis adolescents.

Parce que la notion de l’intérêt général est totalement absente